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MadWorld

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
 
MadWorld, connu par beaucoup comme "le jeu qui fait que j'ai pas encore revendu ma Wii", s'est enfin laissé approcher et tâter par nos petites mains avides d'ultra-violence gratuite, après un aperçu à la Games Convention l'année dernière. Premières impressions après quelques dizaines de minutes de jeu, et à peu près autant d'hectolitres de sang versés.
MadWorld vous place dans les bottes de Jack ("Just Jack."), parachuté dans la ville de Varrigan City, transformée en terrain de jeu sanguinaire par une bande de terroristes organisateurs du show télévisé Death Watch, sorte de version "Free For All" du bon vieux Running Man de Stephen King : les participants sont là pour s'entretuer, et si possible avec la manière parce qu'il faut bien séduire le public et faire péter l'audience. Audience qui représentera ici le score, celui-ci atteignant des sommets pour peu que vous fassiez preuve d'inventivité pour faire passer de vis à trépas les gueux croisant votre route. À noter que ce score ne sera pas là uniquement pour savoir qui est le pire psychopathe, mais servira aussi à débloquer de nouveaux engins de mort et à vous faire progresser, puisque les boss de fin de niveaux ne pourront être rencontrés qu'une fois un certain nombre de points atteint.

Pour ce faire, vous aurez à disposition vos poings, qui serviront à distribuer des mandales ou à choper les affreux (pour leur filer des coups de boule ou les envoyer valser dans le décor) et une tronçonneuse fixée sur votre avant-bras droit. Celle-ci s'utilisera en pressant le bouton B et en secouant la Wiimote dans la direction dans laquelle vous voulez trancher le patibulaire individu. Elle sera également utilisée pour les finishing moves, disponibles une fois que vous avez distribué suffisamment de pains.

Mais si ces quelques attaques de base suffiront déjà à illuminer votre visage d'un petit sourire sadique, c'est bien de l'utilisation "détournée" des éléments du décor que proviendra tout le plaisir du jeu : crocs de boucher, piques, bennes à ordures, pales de ventilateur, panneaux de signalisation... On ne va pas vous faire de dessin, la plupart de ces objets laissent deviner à quoi ils peuvent bien servir. On notera toutefois deux catégories : les objets statiques, sur lesquels il faudra propulser la chair à pâté en devenir, et les objets à ramasser et à utiliser sur les vilains. Sachant que pour faire exploser le compteur de combos et donc le score, il faudra combiner tout ça : coller un pneu autour d'un ennemi, puis lui planter un panneau dans le crane, avant de l'attraper pour l'empaler par le fondement sur une pique qui passait par là - tous ces mouvements, et bien d'autres, s'accompagnant de grandes gesticulations à la Wiimote. Et ce n'est qu'une variante parmi les innombrables combinaisons possibles, toutes aussi cruelles et hilarantes. Car MadWorld a beau être un des jeux les plus violents jamais vus, il reste à des années-lumières du glauque très malsain et premier degré d'un Manhunt : grâce à son style graphique unique, bien évidemment, mais aussi grâce à cette exagération totale dans le gore qui se désamorce d'elle-même.

Visuellement, MadWorld ne ressemble à rien de connu - du moins dans le jeu vidéo, car il est évidemment impossible de ne pas penser aux BD de Frank Miller devant ce noir et blanc brut de décoffrage, illustré par moments de petites onomatopées. Malgré une palette de couleur réduite à sa plus simple expression, le jeu reste malgré tout parfaitement lisible, et les deux environnements traversés (des entrepôts et une sorte de Chinatown) parvenaient à se différencier parfaitement. Au rayon du son, une fois n'est pas coutume, on tirera notre chapeau à la VF (présente uniquement pour les deux commentateurs, les cut-scenes restant en VO), riche en vanne bien grasses et vulgaires, parfaitement dans le ton du jeu.

Pour ce qui est des petits défauts gâchant légèrement le plaisir, signalons les sous-titres blancs sur fond noir et blanc, qui donnera du fil à retordre aux gros bigleux comme moi. Monsieur Sega, il n'est pas encore trop tard pour les faire passer en jaune, ce qui donnera à votre jeu une petite touche "film d'Arte" tout à fait bienvenue. La caméra pose également quelques petits problèmes, celle-ci ayant bien du mal à suivre l'action, et obligeant sans cesse le joueur à la recaler à la mano pour savoir où taper.

Et bien sûr, même si on est ressorti de cette courte session de jeu avec un gros sourire idiot jusqu'aux oreilles, on ne peut s'empêcher de se demander si le jeu parviendra suffisamment à se renouveler dans ses environnements et ses moyens de faire passer de vie à trépas les vilains. Mais quand on voit le soucis du petit détail idiot qui va bien (un ennemi qui dégobille quand vous lui jetez un sac poubelle à la tronche, ou ses potes qui se marrent quand vous lui plantez un couvre-chef improvisé sur le crâne), on a envie d'y croire très fort. Verdict dans un mois, et d'ici là on croise tous les doigts qui trainent pour que MadWorld soit bien le Messie qui viendra apporter à la désespérante ludothèque de la Wii un peu de sang frais - par barils entiers.
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