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Guitar Hero World Tour

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
 
À un petit mois de la sortie du jeu, Activision nous a donné une nouvelle fois l'occasion de nous essayer à son Guitar Hero World Tour, quatrième épisode de la série qui a propulsé les jeux musicaux sur le devant de la scène.

Aujourd'hui, pas de chichis, de présentation théorique fastidieuse sur les divers à-côtés : on arrive dans un grand loft parisien, on pose sa veste, on attrape une guitare / la batterie / le micro (rayez les mentions inutiles), et c'est parti pour une bonne session de rock & roll à quatre devant une grosse télé.
La version qui tourne est la version finale, ce qui veut dire que l'intégralité de la playlist du jeu s'offre à nous : avec près de 90 morceaux de base, il y a largement de quoi trouver son bonheur - même si bien sûr, au final, on joue toujours les trois mêmes morceaux à cause du chanteur qui ne connait rien.

La playlist, on la connait, on ne va pas revenir dessus, mais il faut reconnaitre qu'il y a quand même du beau monde, et quelques artistes donneront l'occasion aux gratteux de se lancer dans des solos de folie, aux batteurs de cogner sur les fûts comme des sourds, et aux chanteurs de se coller les couilles dans un étau histoire de pouvoir atteindre la tessiture de Bon Jovi - au hasard.

Niveau matos, quitte à faire dans la redite, la qualité impose vraiment le respect : la batterie répond bien et ne produit pas le boucan de celle de la concurrence, et la guitare frôle la perfection, avec une strumbar qui ressemble un peu moins à un interrupteur que par le passé, qui tient bien entre les doigts, et surtout qui fait moins de bruit (sauf quand on la met entre les mains d'une grosse brute comme ma petite personne). Les frettes tactiles, utilisables pour jouer en tapping ou pour certains passages en slide, m'ont paru un poil larges pour vraiment faire preuve de rapidité dans ces passages où il suffit de faire glisser ses petits doigts agiles. Il faudra voir sur la durée, et surtout une fois que les morceaux auront été joués deux-trois fois, histoire de pouvoir se tenir prêt pour les passages en question : néanmoins, ces passages peuvent toujours être joués "à l'ancienne", pour ceux qui n'aiment pas les fioritures.

Pour le reste, c'est du déjà vu dans les épisodes précédents ou chez le concurrent d'en face : l'apparition de notes à vide pour la partie de basse, le Star Power déclenchable par n'importe qui à n'importe quel moment, les zones de freestyle pour le batteur et le chanteur... En revanche, ici, pas question de venir à la rescousse d'un ami dans la galère : si un joueur se plante, c'est tout le groupe qui se fait éjecter de la scène sous les huées du public. Côté réalisation, on conserve le style propre à la série, et autant dire que ça n'en met pas vraiment plein les yeux. Les animations sont en revanche plutôt sympa (sauf celles du batteur, complètement foirées) et le lipsynch du chanteur est toujours excellent.

Et côté plaisir de jeu ? De ce côté-là, à mon sens pas de soucis : après un troisième épisode en demie-teinte, Neversoft semble avoir trouvé ses marques pour ce qui est des partitions, qui semblent plus chiches en passages frôlant les diarrhées de notes, ce dont personne ne se plaindra. Et comme toujours : s'il devait exister un dictionnaire de la convivialité, Guitar Hero World Tour serait en couverture. Se retrouver à quatre potes à faire de la musique procure une fois de plus un plaisir incommensurable, que seuls les neuneus pseudo-intégristes qui n'ont jamais mis les mains sur le jeu arrivent à dénigrer. Une fois lancé, il est difficile de s'arrêter, parce qu'on veut toujours en faire une dernière et que les prétextes ne manquent pas : un morceau avec un solo sympa pour se chauffer les doigts ou Freak on a leach de KoRn pour s'essayer aux grognements de Jonathan Davis.

Amis musiciens virtuels, vous pouvez a priori commencer à économiser vos petits sous : ce Guitar Hero World Tour devrait être un bon crû. Disponible le 21 novembre chez nous, il coûtera tout de même la bagatelle de 200€ pour le pack complet (jeu + guitare + batterie + micro), ce qui reste certes plus accessible que la concurrence, mais qui représente quand même une addition plutôt salée.
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