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PREVIEW

Gamescom 2019 : première data avec Paper Beast

Frostis Advance par Frostis Advance,  email  @FrostisAdvance  
Développeur / Editeur : Pixel Reef
Supports : PS4 / Playstation VR
En développement depuis 2016, Paper Beast a fait parler de lui lors de son annonce en avril dernier. Tout ce qu'il y a de plus logique lorsque l'on sait qu'il s'agit du premier jeu du tout petit studio montpelliérain Pixel Reef, avec à sa tête un certain Eric Chahi.
Je ne vais pas vous faire l’affront de vous présenter cette légende du jeu vidéo, mais si je vous parle d'Another World, Heart of Darkness et From Dust, cela devrait tilter dans votre tête. Lui et son équipe d’une dizaine de personnes à peine, ont choisi de sortir leur titre en exclusivité sur PS4 et plus particulièrement sur PlayStation VR, du moins pour l’instant. Et le moins que je puisse dire, c’est que le résultat est à la hauteur de mes attentes.

Paper Beast est une expérience tout ce qu’il y a de plus calme. Ici, pas de violence. Pas de meurtres à la chaine et encore moins de combats. Et franchement, ça fait du bien ! Néanmoins, tout n’est pas rose. Nous prenons place dans un écosystème qu’il faudra appréhender petit à petit. Un environnement qui ressemble à ce que l’on peut connaitre dans notre monde, mais qui ici, a pris vie dans le Big Data. Comme si des données, des bouts de lignes de codes et autres algorithmes, s’étaient perdus dans un data center, pour finalement donner naissance à un autre monde.

Assis sur une chaise et casque vissé sur la tête, Eric m’a donc proposé un bout de son voyage imaginaire. Seulement un niveau, mais ce fût largement suffisant pour me rendre compte de la beauté graphique du jeu, de son ambiance, mais aussi de sa pureté dans ce qu’il souhaite proposer. Evidemment, il y a un scénario, un fil conducteur, mais pour tout le reste, il faudra faire avec l’immersion en réalité virtuelle et de l’exploration. Un peu de compréhension par soi-même aussi ! Petit exemple tout simple. Au cours de ce niveau (qui n'est pas le premier du jeu), il m’a été donné l’occasion de faire la connaissance d’une des créatures en papier de Paper Beast. Sans dire un mot, sans écrire une seule lettre ou me donner ne serait-ce que la moindre indication, j’ai compris qu’il fallait certainement la suivre. Et je ne me suis pas trompé. Les déplacements en « rebonds » comme dans de nombreux jeux VR se font facilement, mais Eric Chahi m’a tout de même confirmé qu’une option de déplacement libre sera proposée.

Bref, j’arrive près d’une petite marre d’eau, en suivant cette grande créature. Là, deux nouveaux spécimens débarquent, ressemblant de loin à la gestuelle d’une biche. Et il semble que celles-ci aiment boire et manger du papier tombant de ciel rempli de nuages en formes de lettres et de chiffres, comme pour rappeler que nous sommes bien dans de la big data. A première vue, elles me semblent aussi assez fragiles, alors je tente, juste pour voir. J’attrape une des jambes d’une des deux biches de papier, et je remarque une chose : elle se débat, elle tente de m’échapper et tire de toutes ses forces. Oui, tous les déplacements des créatures sont physiques et surtout, tous leurs mouvements sont procéduraux. Tout comme l’eau et tout ce qui est fluide. Mais pas les montagnes, parce que « cela pourrait donner des choses pas très belles », me précise Eric. Je continue mon chemin vers cette grande bestiole qui m’attend, l’air de dire « nan mais tu vas arrêter tes conneries et me suivre ? » C’est d’ailleurs ce genre d’interaction que j’ai trouvé totalement cool. Le fait que les créatures s’adaptent à mon comportement est assez fascinant. Tout comme cette autre créature, plutôt menaçante cette fois-ci, qui s’en est prise à l’une des biches de papier ! J’ai tenté de l’aider par tous les moyens (sans trop savoir pourquoi) tout en faisant de la place à la grande créature. Finalement, Pixel Reef a réussi tout ce qu’il faut pour donner vie à son écosystème, avec de simples bestioles en papier, une belle prouesse.

La suite ? Je pense qu’il faut y jouer, tout simplement. Paper Beast est ce type de jeu qui se place entre expérimentation et exploration (non, je ne citerai pas Journey). Mais ne vous attendez pas non plus à un petit jeu VR qui se boucle en 45 mins. Ici, il vaut mieux compter un grand minimum de 6h pour venir à bout de l’aventure et avoir les réponses à ces nombreuses questions que l’on se pose : où sommes-nous réellement ? Qui est le personnage que je contrôle ?

D’autant que la partie technique n’est pas en reste. Même si le PlayStation VR fait partie de l’entrée de gamme de la VR, le rendu est vraiment soigné. L’immersion est totale et la direction artistique choisie est assez maline pour ne pas tomber dans le photoréalisme, ni dans le trop cartoon. Et surtout, je n'ai pas ressenti un trop fort effet d'aliasing, contrairement à d'autres jeux PS VR. 

Paper Beast peut, en l'état, me faire craquer pour le PlayStation VR, juste pour jouer avec ses créatures en papier. C'est dire mon état en sortant de cette toute petite preview d'à peine 20 minutes... Vivement début 2020.

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