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PREVIEW

Enemy Territory : Quake Wars

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
 
Enemy Territory : Quake Wars s'est jeté l'année dernière dans la bataille des FPS multi PC. Plombé par une bêta puis une démo peu flatteuses et pas mal de bugs lors de sa sortie, assez éloigné graphiquement des captures montrées, le jeu a surtout du subir la concurrence du mode multi d'un autre shoot d'Activision : Call of Duty 4 : Modern Warfare. Néanmoins il se vend plutôt bien et a réussi à se faire une place au soleil dans le top 10 des FPS les plus joués grâce à son gameplay bien pensé. On était sans nouvelle des versions consoles jusqu'à ce qu'Activision nous invite à Londres pour les découvrir, enfin plutôt pour « la » découvrir vu que seule la version 360 était présente.
Rappelons rapidement le concept du jeu : c'est un FPS uniquement multi développé par Splash Damage dans lequel s'affrontent deux équipes : les Stroggs (des extra-terrestres) et le GDF (les humains). Dans chaque map, une des deux équipes doit effectuer une série d'objectifs (réparer un pont, protéger un véhicule qui avance, hacker un terminal…) tandis que l'autre doit l'en empêcher. Contrairement à un Battlefield où on peut prendre les drapeaux dans n'importe quel ordre, on effectue les objectifs d'ETQW un par un et toujours dans le même ordre ce qui concentre les combats en un point chaud. C'est aussi un jeu où les joueurs ont le choix entre plusieurs classes de personnages radicalement différentes et ayant chacune des capacités spéciales : le médecin peut ressusciter les autres joueurs, l'ingénieur peut réparer des véhicules, le field ops peut commander des tirs d'artilleries… Si on retrouve les mêmes classes dans les deux camps avec des noms différents, elles ne sont pas totalement identiques pour autant. Enfin, ETQW comporte de nombreux véhicules depuis les petits buggys GDF jusqu'aux jouissifs jets-packs Strogg en passant par le tank lourd GDF ou le gros mechwarrior Strogg.

Société Pour L'Atome au Service de l'Humanité



La version 360 est développée par Nerve Software. Ce sont eux qui avaient développé la partie multi de Return to Castle Wolfenstein qui a servi de base à Splash Damage pour faire Enemy Territory. La boucle est désormais bouclée. Ils ont aussi porté la majorité des titres d'id Software sur Xbox. Pour le portage d'ETQW, ils ont procédé à certains ajustements. Comme sur PC, un mode solo est présent et permet de jouer contre des bots. Nerve a eu la bonne idée d'ajouter un mode training où un bot guide le joueur pour lui faire découvrir les 12 cartes du jeu. Il est aussi possible d'ajouter des bots en multi pour remplir les serveurs. Les bots alliés se défendent bien (ils vous soignent, vous suivent…) mais sont vraiment crétins quand ils sont dans le camp ennemi. Le Limbo Menu (qui permet de changer de camp/classe) a été refait. Il a été épuré et a beaucoup perdu en clarté : il est impossible de savoir en clin d'œil combien de joueurs compte chaque camp et combien il y a de joueurs par classe de personnage dans son camp.

Dans ETQW, on ne compte pas en frags mais en XP. Tuer n'est pas la seule manière de faire des points, loin de là. Ressusciter un pote ou remporter un objectif fait gagner beaucoup d'XP. Ce système permet d'éviter que tout le monde joue Soldat (la classe de base) et ne passe son temps à faire du frag. Les XP permettent de monter en grade et de gagner des compétences. Ce système a été heureusement gardé sur 360. Le système de mini-missions qu'offrait la version PC a été modifié et est nettement moins clair. Ils ont viré les messages qui expliquaient par exemple au joueur que lors de sa dernière vie, il a tué trois personnes de plus que l'avant-dernière ou qu'il a fait bien plus de points de dégâts. Ce n'est pas trop grave au niveau gameplay mais c'était assez gratifiant. Le plus gros changement de gameplay concerne certaines capacités spéciales : il n'y a plus besoin de sélectionner les palettes pour que le médecin ressuscite ou la pince pour que l'ingénieur répare. Ces actions se font en maintenant le bouton X appuyé. C'est une bonne chose car cela simplifie les contrôles tout en conservant ces éléments de gameplay.

Grenade !



Le mapping de base des boutons est impeccable et le jeu se prend rapidement en main. Les armes et les outils (comme les medikits que file le médecin) se sélectionnent via des boutons différents ce qui permet de passer des unes aux autres en un clin d'œil. Console oblige, le feeling est plus mou que sur PC ce qui n'empêche pas les affrontements d'être bien bourrins. Par contre ils ont collé un auto-aim non désactivable crispant. A côté de cela, l'assistance à la visée des Halo fait figure de petite joueuse. Les véhicules sont moins maniables que sur PC et mis à part pour les jets-packs, on passe en version troisième personne pour les conduire. Ca ne change pas grand-chose mais c'est un peu dommage car Splash Damage avait vraiment assuré pour le design des postes de pilotage. A noter qu'on passe quand même à la première personne quand on choisit le poste de mitrailleur. Sacrilège : ils ont viré le boost du buggy.

La partie technique est mitigée. Le jeu est assez beau et tourne très bien mais le framerate chute parfois brusquement notamment quand on voit tout le champ de bataille à bord d'un hélico. On a rencontré un peu de lag (alors qu'on était en LAN), quelques déconnexions et des bugs de collision mais le jeu était en « early bêta ». Il reste de longs mois à Nerve pour peaufiner son titre qui n'a même pas encore de date de sortie. Espérons qu'ils ajoutent une option permettant de virer l'auto-aim et une autre pour ajuster la sensibilité. Il faudrait aussi améliorer les temps de chargement qui sont déjà longs sur PC et qui deviennent interminables sur 360. Les achievement whores seront ravis d'apprendre qu'il y a une multitude de points à se faire.

Strogg Strogg



Au final, les modifications de cette version 360 restent minimes. Le cœur du gameplay n'a pas bougé depuis la version PC. Le seul gros changement est qu'on passe de 32 joueurs max sur PC à 16 sur 360. 4 des 12 cartes que comporte le jeu (les mêmes que sur PC) étaient disponibles. Ceux qui connaissaient la version PC n'ont pas mis beaucoup de temps à s'adapter aux contrôles et ceux qui découvraient le jeu n'ont pas mis beaucoup de temps à le prendre en main. Tout le monde s'est bien marré en tout cas. Les combats à bord de véhicules sont toujours aussi rigolos, les cartes sont bien pensées, l'ambiance est très sympa et la sensation d'être au sein d'une bataille est excellente. C'est bien moins nerveux que sur PC mais ça n'empêche d'enchaîner les frags au shotgun. On peut s'amuser en rejoignant une partie à l'arrache et en cassant du Strogg mais il faut passer un peu de temps pour découvrir chaque classe pour saisir la substantifique moelle du jeu. Soyons clairs : le but de ce portage 360 n'est pas que les PCistes s'y mettent. Par contre, Enemy Territory : Quake Wars pourrait bien piquer des joueurs lassés d'Halo 3 avec son gameplay exigeant et son univers futuriste.

SCREENSHOTS

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