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PREVIEW

E3 2018 : Premiers spoilers dans State of Mind

Nicaulas par Nicaulas,  email  @nicaulasfactor
 
Il y a un an, à propos de la présentation de State of Mind, CBL écrivait "Faire une démo E3 n'est jamais simple mais montrer le prologue d'un jeu d'aventure est la garantie de rater sa démo. Il ne se passe rien, on n'apprend pas grand chose sur l'univers et on en ressort déçu au lieu de curieux." Quelqu'un chez Daedalic doit lire Factornews, parce que cette année la présentation en montrait beaucoup plus. Peut-être un peu trop d'ailleurs.
Il faut dire que State of Mind n'est pas un jeu particulièrement simple à vendre. Il dispose d'un argument évident, son style graphique, mais pour le reste il s'agit d'un jeu narratif avec un peu d'enquête, de réflexion et beaucoup de discours sur le transhumanisme. Et surtout, le jeu veut faire reposer son histoire sur des twists pour soutenir son propos. C'est un futur tendance cyberpunk, donc rien de tel pour questionner notre rapport à la réalité qu'un bon twist sur l'identité des personnages ou la nature des objets. Blade Runner all over my face. Vous comprendrez qu'on passe sous silence ceux révélés par la présentation.

Ceci étant, pour nous avoir présenté un peu de quoi il en retournait vraiment, les devs de Daedalic ne semblent pas avoir fait preuve de beaucoup de subtilité. Le premier personnage jouable (Richard, qui enquête sur la disparition de sa famille) est contre l'intrusion de la technologie dans la vie des gens mais comme il est obligé de faire avec il se montre désagréable avec tout le monde. A commencer par son robot-majordome qu'il engueule comme du poisson pourri, alors qu'il l'aide dans son enquête. Vous imaginez assez bien comment ça peut évoluer. Encore moins subtil : le grand méchant du jeu a la tronche de Steve Jobs. Ce n'est plus un coup de coude dans les côtes, c'est un coup de batte dans l'estomac.

Bref, l'histoire est la suivante : dans un futur relativement proche où la technologie est présente partout jusque dans le corps humain, Richard est journaliste à Berlin. Un jour, il se réveille amnésique à l'hôpital, sa femme et son fils ont disparu et il se met à enquêter sur tout ça. A partir de là, le jeu va s'étendre dans plusieurs directions autour d'un complot mondial et au total on incarnera 5 personnages, tous en relation avec la trame principale. L'occasion par exemple de plonger dans un univers virtuel paradisiaque, qui servira de contrepoint visuel à la Berlin poisseuse et pleine de néons. C'est une dimension du jeu qu'on est curieux de découvrir : Daedalic semble avoir fait l'effort de créer un univers complet plutôt que simplement foutre des néons et de la pluie. Malgré les twists à propos de 2 personnages complètement spoilés par le dev, l'histoire semble en avoir encore un peu sous le capot.

En revanche, la partie enquête et point'n click ne semble pas ébouriffante : prenant pour prétexte que tous les humains du futur disposent d'implants oculaires pour faciliter l'utilisation de la technologie et de l'informatique partout, le jeu affiche des infos en surbrillance ou des items avec de grosses flèches vertes. Résultat, on semble plutôt parti pour un gameplay léger rythmant une histoire plus ambitieuse.

Reste enfin le style graphique, inimitable. Tout est en low poly et flat shading. C'est déjà plutôt joli en screenshot, et en mouvement c'est également très sympa : vu de loin, les éléments de décors ou les personnages ont l'air détaillés et lisses, et plus on s'en rapproche et plus on les voit se découper et devenir saillants. "Le plus beau jeu de la PS1" aurait balancé un collègue, une punchline que les développeurs ont repris à leur compte. Dommage que la présentation se soit fini par un gros plan sur le visage d'un personnage féminin  dans une zone peu éclairée. Sans jeu de lumière pour redonner du relief aux polygones, l'effet devient un peu crado, façon Fargoth de Morrowind.

A noter qu'on a pu voir tourner un tout petit peu la version Switch, relativement propre mais pas non plus ultraconvaincante.
En en dévoilant un peu plus, State of Mind a aiguisé un peu notre curiosité. Le jeu semble souffrir d'un versant enquête un peu léger et prendre des gros sabots pour soutenir son propos. En revanche, il est toujours aussi racé visuellement et semble embarquer avec lui un univers assez dense et un scénario avec beaucoup d'embranchements.
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