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PREVIEW

Dead Space

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
 
EA nous a récemment conviés à découvrir quelques uns des jeux phares de son catalogues à venir pour la fin de l'année. Le premier d'entre eux est Dead Space, survival horror spatial plutôt ambitieux.
Dead Space se déroule dans un futur distant de quelques siècles, au demeurant fort peu joyeux : l'humanité est en voie d'extinction, les ressources naturelles terrestres commençant à manquer dangereusement. De gros vaisseaux sont alors envoyés aux quatre coins de l'espace, dans le but de trouver des planètes riches de ces ressources si chères à la survie de l'humanité. Un jour, l'un de ces vaisseaux ne donne plus signe de vie, et un technicien est envoyé sur place pour réparer le système de communication défaillant.

Flying toaster



Ce technicien, c'est vous, le fameux anti-héros improbable à tronche de grille-pain. Une fois sur place, vous allez vite vous rendre compte que le jeu ne se limitera pas à vous faire changer les piles d'un talkie-walkie : l'équipage est décimé, les murs sont maculés de sang, et vous ferez bien vite la rencontre avec les nouveaux occupants du vaisseau, des monstres constitués (entre autres) des restes des membres de l'équipage.

Selon le développeur de chez EA qui nous présentait le jeu avec un débit qui ferait passer Yahtzee Croshaw de Zero Ponctuation pour un suisse sous morphine, les ennemis de Dead Space devraient être bien moins cons que ceux du shooter de base : ils adapteront leurs attaques en fonction des bouts que vous leur aurez arrachés (un headshot ne tue pas les ennemis sur le coup), et trop blessés, ils n'hésiteront pas à fuir par la première bouche d'aération venue pour vous retomber sur le coin de la gueule quand vous vous y attendrez le moins. En pratique, on a plutôt vu des aliens crétins qui nous foncent dessus en ligne droite, qui apparaissent toujours là où le script a prévu de les voir apparaître, et qui ne meurent vraiment qu'une fois achevés d'un bon coup de talon : rien de particulièrement ébouriffant.

Big Fucking Agrafeuse 3000



Pour ce qui est des pétoires qui vous permettront de faire le ménage, le héros n'étant pas un Space Marine, il va vous falloir utiliser ses outils reconvertis pour le coup en engins de mort. Le premier d'entre eux, utilisé à la base pour découper la roche, balance une sorte de faisceau (horizontalement ou verticalement, selon votre bon vouloir) qui tranchera sans forcer les vilains monstres tentaculaires qui auront la mauvaise idée de vous barrer le passage. Vient ensuite le Gravity Gun local, qui vous permettra de choper n'importe quel objet qui vous passe sous la main, qu'il soit utilisé pour résoudre un puzzle (par exemple, rebrancher une batterie pour pouvoir ouvrir une porte) ou plutôt pour être balancé dans la tronche d'un adversaire. Enfin, on trouvera l'outil permettant de "geler" le temps sur une zone bien délimitée, afin de ralentir un ennemi pour pouvoir le découper bien tranquillement. Notre mécano pourra aussi mettre la main au cours de son périple sur des armes un peu plus traditionnelles, comme une bonne vieille mitrailleuse, mais les munitions risquent bien d'être rares.

Attardons-nous d'ailleurs sur l'interface de Dead Space, ou plutôt l'absence d'interface classique : ici, pas de HUD, pas de mini-map ni de barre de vie dans un coin de l'écran : la jauge de santé du héros est représentée par une barre lumineuse sur sa colonne vertébrale, alors que l'énergie restante pour l'utilisation du pouvoir Stasis est représentée par un demi-cercle sur son omoplate. C'est très clair et plutôt original (Splinter Cell Double Agent proposait déjà quelque chose du genre, avec l'indicateur de luminosité fixé sur Sam Fisher). L'inventaire est lui accessible à tout moment, et apparaît sous forme d'hologramme plutôt classe devant le héros. Mais attention toutefois, accéder à votre inventaire ne met pas le jeu en pause.

Resident Alien



Graphiquement, le jeu se porte plutôt bien : tout est propre, les textures sont fines, les effets de lumière font bien leur boulot pour renforcer l'atmosphère oppressante. Bon, pour ce qui est de savoir si le jeu fout vraiment les jetons, il faudra se mettre dans une ambiance un peu plus appropriée (seul dans une pièce sombre avec un gros 5.1 qui envoie du bois), mais en attendant, on sait déjà qu'il ne devrait pas lésiner sur les effets sanguinolents : le héros peut en effet se faire littéralement démembrer par certains ennemis, avec des animations ultra-violentes bien gores.

Cette présentation plutôt succincte de Dead Space n'a pas vraiment permis de se faire un avis sur le jeu : il reste encore pas mal de zones d'ombres (notamment les passages en gravité zéro), et les phases de shoot ne nous ont pas franchement paru transcendante, tout comme le comportement des ennemis pour ce que l'on a pu en voir. En tout cas, la réalisation semble de bonne facture et l'ambiance assez proche de celle d'un Doom III devrait faire son petit effet pour peu que l'on joue dans des conditions adéquates. On espère que le gameplay saura se révéler suffisamment riche et novateur pour que le jeu d'EA arrive à se faire une place au Soleil dans le genre du survival horror, largement trusté depuis des années par les productions japonaises.

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