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PREVIEW

Crysis 2

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
 
On termine notre tour d'horizon des jeux EA à venir avec Crysis 2, la suite du FPS qui il y a trois ans à sa sortie mettait à genoux les plus gros PC de l'époque. Ce Crysis 2 utilise la troisième génération du CryEngine, dont la plus grosse nouveauté est qu'il a été pensé pour tourner non plus seulemement sur des PC du futur, mais également sur des consoles du passé.
Forcément, le jeu était présenté sur console, sur Xbox 360 plus précisément. Soyons honnêtes, pour un titre console, c'était vraiment très joli, avec de nombreux petits effets notamment au niveau des lumières qui rendent l'ensemble assez réaliste. Le niveau que l'on a traversé dans cette démo était également assez travaillé et riche en petits détails. Corollaire : le framerate était assez inconstant, et accusait des baisses sensibles lors de passages un peu trop chargés. Néanmoins, le jeu n'en devenait jamais injouable pour autant. Par contre, les déplacements du personnage étaient franchement très lents, tout comme ceux de ses adversaires, bien plus patauds que les gros aliens volants du premier épisode.



Mais cette volonté d'amener le jeu sur consoles a entrainé des bouleversements profonds dans le gameplay et la structure même du jeu. Oubliez les grandes étendues ouvertes du premier épisode, qui donnaient une certaine liberté au joueur dans sa manière d'aborder les situations. Ici, si l'on se base sur ce que l'on a pu voir dans cette démo, on a affaire à un FPS couloir pur souche, sans la moindre liberté laissée au joueur : couloirs sous-terrains, couloirs à ciel ouvert, et déclenchement de bons gros scripts qui tachent (notamment des pans du sol qui s'effondrent ou encore un énorme raz-de-marée qui venait conclure la démo) pour faire office d'enchainements. Le level design était également peu inspiré et finalement assez artificiel, comme en témoigne ce fusil de snipe judicieusement placé au milieu de la ville en ruines juste avant d'arriver sur un petit promontoire propice au dégommage à distance d'aliens. Cependant, c'était peut-être juste pour les besoins de la démo.

L'IA des ennemis, l'un des éléments qui avait rendu Far Cry célèbre, laisse là aussi plus qu'à désirer. Dans Crysis 2, on ne se bat plus contre des coréens, mais contre de vilains aliens. Déjà pas bien malins dans le premier Crysis, ceux-ci m'ont paru encore plus cons dans sa suite, restant bêtement cachés derrière un muret ou un pylone sans essayer d'en bouger pour me prendre à revers. Un alien a bien réussi une fois à arriver derrière moi, mais est alors resté bêtement à me regarder sans tirer, comme s'il était abassourdi par la démonstration de puissance intellectuelle qu'il venait d'accomplir. En revanche, il semble que les adversaires compensent cette déficience par une résistance complètement ahurissante, puisqu'il fallait vider un nombre incalculable de balles dans le buffet d'un ennemi de base pour qu'il accepte de mordre la poussière.



Parmi les spécifités héritées du premier Crysis, on retrouve bien sûr la Nanosuit, dont l'utilisation a cependant été simplifiée puisqu'elle ne dispose plus que de deux modes : l'un rend invisible, l'autre augmente la résistance de l'armure. Vu la structure des niveaux je ne me suis absolument pas servi du premier mode, mais uniquement du deuxième en une ou deux occasions. On n'a pas pu s'empêcher en revanche de verser une petite larme quand on s'est retrouver face à un simili-QTE (appuyer alternativement sur les deux gachettes pour ramper) : c'est le genre de nouveautés dont on se serait franchement passés.

Finalement, il est assez difficile de s'enthousiasmer plus que de raison pour ce Crysis 2 après avoir joué à cette démo. Il ne conserve a priori pas grand chose de ce qui faisait la force du premier épisode, tout ou presque ayant dû être revu à la baisse pour s'accomoder au hardware des consoles et à la "mentalité" des FPS stars de ces supports. Techniquement, le jeu semble réussi, surtout compte tenu du support, mais on aurait quand même bien aimé apercevoir la version PC tournant sur une machine de brute, histoire de rêver un peu.
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