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PREVIEW

Call of Juarez

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
 
Techland, boîte de développement polonaise connue jusqu'à maintenant pour les médiocres Chrome et Chrome : Specforce ainsi que pour le sous-estimé Xpand Rally, compte bien frapper un grand coup avec son nouveau jeu, prévu pour septembre 2006 : Call of Juarez. Edité en France par Focus, Call of Juarez est un FPS à l'ambiance western, un cadre trop souvent négligé et qui depuis le légendaire Outlaw, n'a pas donné naissance à des chefs-d'oeuvres impérissables. Conviés à une présentation du jeu par l'éditeur, nous allons voir si le titre de nos sympathiques polonais a suffisamment d'atouts dans sa manche pour faire changer la donne.
Ezechiel 25-17

Le premier niveau (pour une douzaine au total) qui nous a été présenté était un de ceux où l'on joue le rôle du père Ray parti en croisade pour venger la mort de son frère. Présenté comme le bourrin de l'aventure, le Padre prêchera la Sainte Parole à grands coups de Colt Peacemaker, de Winchester ou même de Gatling montée sur son trépied. Les catégories d'armes sont visiblement peu nombreuses, mais contiennent plusieurs modèles de pétoires, qui se différencieront par exemple au niveau de la vitesse de rechargement. Notre brave homme de Dieu a aussi la possibilité de mettre de grands coups de botte, que ce soit pour remodeler une mâchoire ou pour dégager un élément du décor, ou, encore plus folklorique, de lire des versets de la Bible pour surprendre et paralyser ses adversaires, avant d'absoudre leurs pêchés d'une bonne balle dans la tête.

Les gunfights sont rendus assez dynamiques grâce, notamment, à l'intelligence artificielle des ennemis : même si elle n'était pas encore finalisée, ceux-ci utilisent déjà les éléments du décor pour se planquer, n'hésitant pas, même, à les déplacer pour s'assurer une meilleure protection. Cette IA pourrait être encore améliorée d'ici la sortie du jeu, puisqu'il semblerait que les développeurs planchent sur un sytème de contournement du joueur par ses adversaires, un peu à la manière de ce que proposait F.E.A.R. D'autre part, notre bon curé dispose de plusieurs modes de tir : avec un seul ou deux flingues, en tir au coup par coup ou en rabaissant directement le chien pour un tir en rafale, ou encore le mode concentration : utilisable lorsque les armes sont rangées dans leurs holsters, ce mode permet de dégainer rapidement et passe alors le jeu en bullet time, avec deux réticules partant chacun d'un bord de l'écran pour finalement se rejoindre au centre. Ce mode permet de tirer simultanément avec les deux armes sur plusieurs cibles, et s'avère plutôt rigolo. Enfin, toujours dans la grande tradition du western, il sera possible de se livrer à des duels, mais ceux-ci ont paru un peu trop confus dans leur déroulement pour que je me prononce réellement sur leur intérêt.


Rabbit Hunter 2006

L'autre niveau qui nous a été montré nous mettait dans les bottes de Billy, le supposé meutrier traqué par le curé. Offrant un gameplay radicalement différent, le jeune Billy pourra se balader librement sur l'immense carte du jeu, à pied ou à cheval, chasser des lapins à l'arc, grimper aux montagnes en s'accrochant aux arbres avec son lasso... Plus conceptuelle, presque contemplative, on ne sait pas encore trop ce que nous réserve cette moitié du jeu.

Ce qui est d'ores et déjà acquis, c'est que Call of Juarez est bien parti pour être une franche réussite d'un point de vue graphique. Bardé de Shader Models 3.0, soft-shadows, depth of field lors d'un zoom et autres normal mapping, le titre, tournant sous une version dopée du Chrome Engine affiche de bien belles choses. Les décors, notamment ceux parcourus sont véritablement immenses et croulent sous les détails, un peu à la manière de ce qu'affiche Oblivion : arbres, herbes, rivières, lacs, petits animaux, tout celà respire la vie. La physique n'est pas en reste : de nombreux éléments du décor sont interactifs, et proposeront des énigmes basées sur le moteur physique, comme l'avait déjà fait Half-Life². Plus original, la gestion du feu : lancez une torche sur un édifice en bois, et vous verrez celui-ci être peu à peu dévoré par les flammes, que l'on peut bien évidemment éteindre à l'aide d'un seau d'eau.

Bref, ce Call of Juarez s'annonce plutôt bien. Indubitablement réussi d'un point de vue graphique, offrant un univers encore assez rare dans le monde du FPS, très adulte, et doté de petites nouveautés dans le gameplay assez sympathiques, Techland semble bien parti pour créer la surprise de la rentrée prochaine. En espérant que le jeu soit correctement optimisé d'ici là, vu qu'il avait tendance à ramer assez lamentablement sur les PC de démonstration mis à notre disposition.

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