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PREVIEW

Alone In The Dark

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
 
Alone in the Dark : Near Death Investigation démarre en vue subjective. Le héros a la vue brouillée. Des hommes armés lui parlent. On l'oblige à avancer dans un couloir. Une porte vole en éclat. L'homme qui l'accompagne est happé par une chose et un flot de sang jaillit.

On fait quelques pas et on se retrouve devant un miroir. A la Silent Hill 2, on découvre le visage du héros avant de passer à la troisième personne. C'est Edward Carnby. Il ressemble à un Olivier Martinez (copyright Snoopers) qui aurait fait le Vietnam. Les textures et les shaders en mettent pleine la vue. L'ambiance semble sympa. Bienvenue dans le nouveau Alone.

Vieille Carnby



Au fond, il y autant de lien entre les différents Alone In The Dark qu'entre les épisodes de Final Fantasy. Après un trip lovecraftien, on a fait un tour chez les pirates, puis dans le Far West, puis dans une sorte d'île du Dr Moreau. Avec Alone in the Dark : Near Death Investigation, on est propulsé en plein Manhattan pour faire face à une nouvelle menace démoniaque. Oubliez les précédents opus et le nanar qu'a pondu Uwe Boll, le studio français Eden a choisi une approche très différente qu'on a pu découvrir lors d'une présentation de la version 360.

Cette approche, c'est celle d'une série : le jeu est découpé en huit épisodes pour une durée de vie totale de 10 à 15 heures. Chaque épisode finit sur un gros moment de suspense, a un générique de fin et un résumé des épisodes précédents au début. Eden a aussi pensé à la grande majorité des joueurs qui ne finissent pas les jeux (70% selon eux) : à la manière d'un DVD, il est possible de passer des chapitres voire des épisodes entiers. Le joueur qui fera le jeu de bout en bout sera récompensée par des succès.

Fight in the City



Le jeu comporte deux aspects. Tout d'abord, il a un gros côté "blockbuster hollywoodien" dixit les développeurs avec des passages très scriptés à grand spectacle où les immeubles s'effondrent et où la moindre corde devient un piège mortel. Le tout est accompagné d'une tonne d'effets spéciaux en tout genre et d'une superbe musique. Mais il a aussi un côté libre : à partir d'un moment, le joueur est lâché dans un Central Park grandeur nature (4km de long et un de large) fidèlement modélisé. On peut s'y promener librement et même prendre une voiture pour aller plus vite.

Il y aura un bon paquet de bestioles à latter. De ce qu'on a vu, ça ressemblait un peu à des zombies et les combats étaient un peu mous. S'il est possible d'utiliser un flingue, le mieux est de tirer partie des éléments du décor en utilisant une chaise, un râteau ou n'importe quoi qui passe à portée de main pour cogner. En guise d'inventaire, on ouvre son imperméable et on farfouille dans ses poches. C'est très naturel et assez bien fait. Le jeu est en pause pendant ce temps mais si vous passez trop de temps à chercher votre rouge à lèvres dans le sac à main, les ennemis à côté finiront par attaquer. Ce côté naturel se retrouve dans tout le jeu. Parfois on pense au système FREE de Shenmue quand on fouille les placards ou les boites à gants des voitures. Il n'y a pas de barre de vie et les blessures sont vraiment apparentes. Il est dommage que cette absence d'interface soit gâchée par des indications constantes sur les contrôles. Espérons qu'on puisse les virer.

MacGyver 4 life



Tel un Richard Dean Anderson, Edward est bricoleur. Donnez lui un rouleau d'adhésif, une bouteille d'alcool et une fusée éclairante et il vous fera une bombe incendiaire. Il est ainsi possible de bricoler ses armes avec ce qu'on trouve. Même si les raccourcis sont parfois un peu tirés par les cheveux. Par exemple, mettez de l'essence sur des balles et vous obtenez des balles incendiaires. Le feu a une importance capitale dans le jeu : comme dans la version GC de Resident Evil, il faudra brûler les corps de vos ennemis pour éviter qu'ils se relèvent. On asperge d'essence/d'alcool et on met le feu. L'expérience acquise à Postal 2 va enfin servir ! La progression du feu dans les intérieurs est impressionnante. On voit bien les flammes suivre le chemin tracé par les matières inflammables qui finissent par noircir.

Alone in the Dark : Near Death Investigation semble très soigné. Outre l'excellente bande son qui fait penser à celle de Ghost In The Shell, le travail sur les textures et l'éclairage est impressionnant. La première vision qu'on a de Central Park du haut d'un immeuble avoisinant est fantastique. Le bloom est bien dosé et sert bien le brouillard ambiant qui transforme Manhattan en un Innsmouth moderne. Pour autant, on sent que tout est loin d'être parfait. Tout est un peu rigide. Parfois, on a la même impression que devant ces films français qui se prennent pour des films américains. On se demande aussi si tous les mécanismes de gameplay tiendront la route. Mais on a envie d'y croire.

SCREENSHOTS

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