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PSP : LE GROS DOSSIER

toof par toof,  email
Il y a dix ans, Sony débarquait sur le marché des consoles de salon avec la Playstation. A ce moment là, les deux principaux acteurs, Sega et Nintendo, se partageaient le gâteau. Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts, l'un a mordu la poussière, l'autre se récupère une réputation d'amuseur d'enfants et on en arrive à cette situation connue de tous : Sony s'est très bien installé sur le marché. Non contente de la réussite de ses deux Playstations, c'est maintenant au marché des consoles portables qu'elle va s'attaquer avec la PSP, la console à tout faire.

Sortie en fanfare en décembre dernier au Japon, en même temps que la DS de Nintendo, la PSP cible néanmoins un marché différent de celui de l'autre géant japonais. Alors que la DS se concentre uniquement sur les jeux vidéo et tente d'innover dans ce domaine, Sony vise plus haut en termes de possibilités ludiques, de performances 3D... mais également au regard de son prix. Présentée à la fois comme une console de jeu et un lecteur multimédia, la PSP vise un public plus large et tente de vendre une image plutôt qu'un produit. Neuf mois après sa sortie niponne, la portable de Sony débarque en Europe et c'est l’occasion rêvée de faire un petit bilan.


T'as de beaux yeux, tu sais ?


Le package de la PSP donne d'emblée un aperçu de son contenu, avec une photo grandeur nature de la console. Une fois le tout déballé, on se retrouve avec la console, la batterie, la carte mémoire de 32Mo, une bandoulière trop blanche et trop rigide, une casque doté d'une télécommande, le câble d'alimentation, le chargeur et enfin le manuel. La première manipulation de la PSP laisse l’impression qu'elle semble à la fois fragile et assez lourde, du coup on n'a pas trop envie de risquer de la laisser tomber. La partie supérieure de la console est tout en plastique brillant, laissant entrevoir tout plein de reflets qui risquent de devenir gênants pendant les parties, tandis que le dos de la console est en plastique mat. Si l'on s'attarde un peu sur les détails, on notera que l'emplacement de la carte mémoire n’est fermé que par un bout de caoutchouc, ou encore que le système d'éjection des UMD, sûrement réalisé par un enfant de 7 ans avec quelques pièces de mécano, semble plutôt fragile.





Il est temps alors d'effectuer le premier allumage de la console - moment de bonheur s’il en est ! - qui permet de constater la qualité excellente de l'écran, de par sa luminosité - déclinée en trois niveaux, afin de l'ajuster au mieux selon la lumière ambiante ; la finesse de l'image - malgré une résolution de seulement 480x272 pixels ; ou encore le rendu des couleurs. C'est tout bonnement impressionnant, du jamais vu dans le domaine, surtout en comparaison des écrans des GBA et DS. Là dessus Sony marque un paquet de points, et on comprend d’autant mieux la volonté d'en faire également un lecteur vidéo. Seul point noir, ce fameux aspect brillant du plastique sur le dessus de la console, véritable « attrape traces de doigts », et particulièrement sur les côtés de l'écran, près des boutons, où de gros pouces comme les miens viennent facilement échouer.


Le mini stick analogique se situe en bas du côté gauche, sous la croix de direction, ce qui ne le rend pas naturellement accessible. Il faudra plier du pouce pour s'en servir. De plus, il est loin d'être précis et vraiment pas pratique dans une majorité de jeux. La croix de direction quant à elle, est très bonne puisqu'identique à celle des pads PS2. Idem pour les quatre célèbres boutons carré/rond/croix/triangle qui sont malgré tout un peu plus petits que sur le pad de la grande soeur. Sur la tranche supérieure se trouvent les gâchettes L et R de couleur transparente, avec une espèce de cran pas des plus confortables lors de l'appui. Tous les boutons sont en plastique dur et lisse, contrairement à ceux de la PS2 qui sont faits dans un plastique plus doux. Et enfin, sous l'écran se trouve pléthore de commandes : Home, pour revenir à l'interface de la console, les volumes plus et moins, un bouton pour régler la luminosité de l'écran (voire même de l'éteindre), un bouton pour couper le volume et enfin les célèbres Select et Start.





Sur la tranche droite se trouve le bouton de mise en marche qui possède un fonctionnement assez étrange. Il se trouve par défaut dans une position centrale, où une brève impulsion vers le haut met la console en veille et une impulsion plus longue l'éteint tout simplement. Mais voilà, il est difficile souvent de savoir si on a vraiment éteint la console ou si on l'a seulement mise en veille. Alors on s'éternise un peu sur le bouton pour être sûr que le console est bien éteinte, de peur de gaspiller la sacro-sainte batterie et son autonomie au rabais. Enfin, l'interrupteur possède une position en bas qui verrouille la console : parfait lorsqu'on veut écouter des MP3 avec la machine dans un sac mais voilà, pour déverrouiller la console, il faut être très minutieux sinon on n’arrivera qu'à donner une impulsion vers le haut qui mettra la console en veille. Que de blabla pour un simple bouton de mise en marche me direz-vous, mais ce genre de petits trucs énerve car on les manipule à chaque utilisation de la console.


En ce qui concerne le son, diffusé par les quatre orifices hauts-parleurs (un en bas de la console et un sur la tranche inférieure, et ce des deux côtés) est d’une qualité assez médiocre, mais pourtant satisfaisante pour les jeux. La puissance est également suffisante mais ne comptez pas en faire profiter tous vos voisins si vous vous trouvez dans un environnement bruyant. Idem pour l'utilisation MP3, il faudra être assez près pour l'entendre et n'espérez pas sonoriser votre soirée entre potes avec, à moins que vous jouiez au roi du silence. Il faudra donc se la jouer égoïste et utiliser des écouteurs adaptés (comprendre : d'autres que ceux fournis avec la console) pour que la console révèle son potentiel : la qualité sonore est au rendez vous, le son se révélant riche et plein de relief, donnant aux jeux une autre dimension.





Enfin un petit mot sur le défaut préféré de tous les détracteurs de la PSP, l'autonomie. Limitée à environ 5 ou 6 heures, selon l'utilisation, elle s'avère insuffisante à partir du moment où l'on voyage, un comble pour une console portable. Toutefois, la console s'éteint, ou plutôt se met en veille, dès que l'énergie est insuffisante. Il suffit alors de la rebrancher sur le secteur pour reprendre la partie. Mais ce n'est pas chose facile si l'on est dans le train, en camping ou même dans les transports en commun.


Globalement, la prise en main de la console est bonne, les boutons sont facilement accessibles excepté le médiocre mini-stick analogique et même si la PSP n'est pas une console que l'on peut transporter dans une poche, elle respire le produit bien conçu et plutôt bien fini. Seul l'écran devra vraiment être le sujet de toutes les attentions lors du transport car il est très sensible à la moindre petite rayure.



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