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[Pop-corn] Star Trek Sans Limites

hohun par hohun,  email
Toujours plus loin, plus fort, plus vite, jusqu’au bout du sans limites, c’est ton bonheur, c’est ma passion. Un énième film space théâtre (c’est comme du space opera mais moins ambitieux) où les gentils doivent combattre des méchants, qui sont méchants mais ont leur raisons, SPOILER : à la fin, les gentils gagnent, à part Anton Yelchin qui est mort parce qu’il n’avait pas utilisé le frein à main. À noter que ce film est réalisé par Justin Lin, connu pour avoir fait les Fast and Furious, une franchise exactement comme Star Trek : des véhicules qui font baver, une équipe interraciale, des méchants, des bastons et des courses-poursuite, et à la fin les gentils gagnent, à part Paul Walker qui est mort parce qu’il n’avait pas utilisé le frein à main.
D’emblée, la traduction complètement à côté de la plaque du titre (un bon marketeux est un marketeux mort, qu’on se le dise), le premier trailer épileptique et la mention en gras « PAR LE RÉALISATEUR DE FAST AND FURIOUS » laissait craindre le pire. Évidemment, je n’ai vu que le premier épisode de la saga F&F et cela fait donc de moi un expert Internet sur la capacité de Lin à faire un bon film. Je m’attendais donc à une sombre daube avec des mecs qui tirent au phaseur en faisant des saltos en motocross et qui crack des smart jokes. Sur ces points-là, je n’ai pas été déçu, mais il faut malgré tout avouer que Star Trek Sans Limites (dans l’effort tu es si beeeeelle) n’est pas une daube. Non, c’est même relativement plus dans l’esprit de Star Trek que les deux précédents, avec (légèrement) plus de dialogues et des personnages plus trekkiens. Par exemple, Bones est beaucoup plus Bonesien qu’avant, même peut-être un peu artificiellement vu qu’il n’était pas aussi prononcé dans les deux premiers. Bon, bien entendu, on reste à des lieues d’un Star Trek classique.



Une agréable surprise donc, même si on n’évite pas quelques bullshits. La solution WTF pour se débarrasser des méchants à la fin est une tentative trop forcée de faire cool (et m’a rappelé Bioman des Inconnus mais ça c’est ptet que moi) ; quoique, niveau WTF, on parle quand même d’une saga où à un moment l’équipage retourne dans le passé pour voler des baleines. Le film est trop décousu à cause d’une multiplicité des situations et des personnages. Également, le grand méchant est trop peu présent pour qu’on ait quelque chose à faire de lui et de la justification de ses actes, même si la tentative de ne pas laisser de question sans réponse est louable.
En fait, le vrai problème de Star Trek Sans Limites (le désir nous donne des aiiiiiles), c’est la volonté de faire de la franchise un truc plus proche des films de super-héros. La Paramount l’a déjà avoué à demi-mot par l’entremise de Simon Pegg, co-scénariste de cet opus. Les fans hardcore peuvent donc aller se retourner dans leurs Kelvin pods en attendant le retour potentiel du messie avec Star Trek Discovery. Les autres, eux, pourront aller se satisfaire d’un blockbuster sympathique, ce qui fait du bien après une saison printemps/été riche en films d’action de merde.