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NINTENDO DS : LE GROS DOSSIER

toof, snoopers & Joule par toof, snoopers & Joule,  email
Gloria Hallelujah, c'est aujourd'hui 11 mars que la France accueille la nouvelle portable de Nintendo qui se caresse du bout des doigts. Alors bon, il est vrai que cette date de sortie sonne un peu comme un contre événement (et pour cause, bon nombre d'entre vous étant déjà passé par l'import pour tripoter la bête). Mais comme on est des gens super sympas et que l'on se doute bien que la plupart n'a pas encore eu la chance d'y jouer, nous vous proposons un petit tour d'horizon sur tout ce que cette sacrée coquine de DS vous réserve pour les mois à venir. Ouaip, on est comme ça nous.

Il était une fois... (Petit Historique)


Le début des années 90 marque l'apparition des consoles portables : adieu les jeux électroniques et bienvenue aux jeux interchangeables. Nintendo ouvre le bal avec la Gameboy, suivit d'assez près par Sega avec la Game Gear et Atari avec la Lynx. Cette dernière, bien que 16 bits contre 8 bits pour les deux autres, fut un parcours assez anecdotique avec son design bizarre, pensé pour les droitiers et les gauchers. La Game Gear fut un parcours plus qu'honorable mais face au rouleau compresseur Gameboy, l'écran couleur rétro éclairé de la console de Sega ne fit pas le poids. Avec son autonomie exceptionnelle et son écran vert et jaune, la console de Nintendo se transforma en phénomène de société et la liste s'allongea aussi vite qu'une file de fanboys devant un cinéma attendant la sortie d'un nouveau Star Wars.

Dans les années qui suivirent, les versions de la Gameboy se succédèrent, passant d'une version pocket à une version "couleur" et continua jusqu'à il y a peu à régner en maîtresse incontestée des consoles portables. En 2001, Nintendo remis le couvert avec une nouvelle version de sa console : la Gameboy Advance. Machine 32 bits dotée d'un écran couleur, elle a failli rater le coche à cause de son écran sans éclairage. En 2003, Nintendo rectifie le tir avec la version SP en dotant la console d'un écran éclairé et un format "coquillage" réduisant considérablement la taille. Aujourd'hui, le succès est toujours présent et la logithèque de la console s'élève à un petit millier de titres. Mais les prétendant à la succession arrivent, quinze années après la sortie de la première Gameboy, à travers la Nintendo DS et la PSP de Sony, devenu en l'espace de dix ans et deux consoles le leader du marché des consoles de salon; et comptant bien se tailler la part du lion dans le marché des consoles portables.



Game & Watch Advance


Sujet à des nombreuses rumeurs avant son dévoilement officiel, le design de la DS fit couler pas mal d'encre. Nintendo, évoquant pour la première fois la bête, parlait d'un nouveau genre de console de jeu, avec un concept et une manière de jouer totalement novatrice. Pour faire simple, la DS représente à la fois quelque chose de nouveau dans le domaine des consoles mais dont les éléments ne sont finalement que des concepts déjà existants.

Le design " coquillage " de la DS impose lorsque la console est fermée une taille assez conséquente (équivalent à deux GBA côte à côte) ; bref : pas le genre de machine qu'on met dans sa poche comme un téléphone portable. La disposition générale des boutons rappelle un mélange du design des manettes Super Nintendo et des Game & Watch : sur la partie inférieure de la console se trouve à gauche de l'écran tactile la croix de direction et à droite les boutons A, B, X, Y, Select et Start. Les deux gâchettes L et R se trouvent sur la tranche supérieure, où l'on trouve également le port cartouche et le rangement du stylet. De part et d'autre de l'écran supérieur, les deux petits hauts parleurs sont là pour déranger les voisins si on ne branche pas le casque, dont la prise est sur la tranche inférieure, où sont disposés le réglage du volume et l'emplacement des cartouches GBA.



Les deux écrans TFT de la DS sont rétro éclairés (et non pas éclairés comme sur la GBA SP) et la diagonale est de 3" (~7,5cms). Force est de constater qu'ils ont beau être relativement petits, à peine plus grands que celui de la GBA, ils sont lisibles et l'éclairage est uniforme. Par contre, les angles de visions sont assez réduits et incliner trop en avant ou en arrière la console aura pour conséquence de perdre du contraste sur l'un des deux écrans, ce qui réduit le confort de jeu. Ajoutons à cela que l'écran inférieur est moins lumineux et possède un aspect plus "granuleux", probablement dû à la présence de la matrice tactile. Rien de grave, mais on préfèrera l'affichage des jeux GBA sur l'écran supérieur, plus net et lumineux.

Le son quant à lui est bien restitué, la stéréo dans les jeux est bonne malgré la relative proximité des deux enceintes. Au casque, la qualité du son est nettement meilleure, ce qui malheureusement a pour effet de dévoiler les faibles capacités de la console dans le domaine. Les sons et les bruitages sont assez cheap, tout en étant pourtant ce qui ce fait de mieux dans ce domaine. Mais support cartouche oblige, pas de musiques en mp3 ou de voix digitalisées.



Interface et Wi-Fi


Lors de la mise en route de la console, la première utilisation de l'écran tactile interviendra pour valider un petit avertissement sur la sécurité (épilepsie, etc). Puis on débarque sur le menu de la console : alors que sur l'écran supérieure s'affiche un calendrier, la date et l'heure (il est possible de se servir de la DS comme réveil), l'écran tactile étale devant nos yeux ébahis la possibilité de lancer le jeu DS, d'accéder à Pictochat, aux fonctions réseaux de la DS ou de lancer le jeu GBA. Tout en bas est affiché l'icône pour atteindre les paramètres de la console : calibrage de l'écran tactile (impossible de calibrer la sensibilité du micro, qui peut s'avérer inutilisable dans des environnements bruyant comme une voiture pourrie ou un train régional bondé un jour de grève), informations de l'utilisateur (pas de gestion de profil), langue ou encore choix d'affichage des jeux GBA sur l'écran supérieur ou inférieur. A noter qu'il est impossible de quitter un jeu pour revenir aux menus : il faut éteindre/rallumer la console. Globalement, l'interface de la DS est assez sobre mais joliment colorée et s'avère pratique à l'utilisation.



L'un des points mis en avant de la console est le multijoueur grâce aux capacités Wi-Fi de la DS. En effet, terminé les câbles peu pratiques et coûteux et place à la communication sans fil. De plus, et c'est l'un des gros atouts de la console, il n'est plus nécessaire d'avoir un jeu par machine. Sans pour autant avoir pu tester la portée disponible (annoncée à 10 mètres), la mise en œuvre d'une partie à plusieurs est simplissime. Le joueur possédant la cartouche lance le multijoueur sur sa console et via l'interface de la console, les autres joueurs " scannent " les parties en cours et peuvent rejoindre. Seul petit reproche, le lancement du jeu sur les consoles clientes est parfois un peu long, presque une minute pour Super Mario 64 DS, par exemple.



Ecran et stylet


Depuis deux mois maintenant que la console est en notre possession, la constatation que l'on peut faire à propos de l'écran tactile est qu'il est impeccable. La solidité du plastique fait qu'aucune rayure ou éraflure n'est visible sur la surface de l'écran. Les seules choses qui peuvent perturber la clarté de l'image, ce sont les traces de doigts qu'on sera amené à éparpiller partout en jouant. De ce côté là, rien à dire : avant de défoncer l'écran de la DS, il faudra être vraiment très peu soigneux ou bien jouer avec un compas. Là où il y a à redire sur le système mis au point par Nintendo, c'est au niveau du stylet. En effet, afin de pouvoir le ranger au sein même de la console, on se retrouve avec un minuscule crayonnet que les plus grandes mains auront du mal à manipuler. On le tient par le bout des doigts, il nous échappe ; au final c'est pas la joie. A chacun donc de trouver son système D : par exemple, un bon vieux critérium Bic© avec un bout en plastique et tout devient merveilleux. On tient ce stylet de fortune bien entre les doigts et la main manipulatrice ne vient plus s'intercaler dans le champ de vision. On peut finalement jouer peinard.



Ergonomie et autonomie


Enfin jouer peinard, pas toujours : lorsqu'on a le stylet dans la main, il n'en reste plus qu'une seule (pour les gens normalement constitués) pour tenir la console qui devient du coup un poil plus lourde. Il faut alors la poser (sur un bureau, sur les genoux ou autre) pour pouvoir jouer confortablement avec le stylet. Un dernier point, qui vient entacher un peu la prise en main de la DS, concerne la position des boutons X, Y et surtout A et B (les plus utilisés). Pour les grandes paluches, les boutons sont un peu trop petits et trop bas, ce qui après plusieurs dizaines de minutes de jeu s'avère assez fatiguant, la faute au pouce trop replié. Rien de grave, mais pour certains jeux où il faut garder une touche appuyée, cela vite s'avérer pénible.



Un petit mot sur l'autonomie en passant, qui doit être entre 6 et 10h, selon l'utilisation : intensive, par petite session, en mode GBA ou non, etc. Très variable donc, l'utilisation du réseau sans fil devant également y faire aussi. Ce qu'il faut retenir, c'est que ce n'est pas pénalisant et qu'il est possible de jouer longuement sans avoir à se poster à quelques centimètres d'une prise de courant. Dernier détail : lorsque l'on referme la console, celle ci se met automatiquement en veille, pour se rallumer dès qu'on la rouvre. Très pratique pour mettre un jeu en pause et pour économiser l'énergie de la DS.

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