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Journal intime de la QuakeCon 2015

LeGreg par LeGreg,  email
 
Cette année, LeGreg était l'envoyé spécial de Factornews à la Quakecon 2015, la messe annuelle organisée par Bethesda, Zenimax et id Software (auxquels nous ferons désormais référence sous le nom commun "Bethesda"), principalement centrée autour des jeux PCs mais aussi de tous les autres jeux Bethesda. Voici son compte-rendu.
Il y a deux semaines se déroulait les vingt ans de la Quakecon. Cela ne nous rajeunit définitivement pas et pour mettre cette date un peu en perspective on imagine que les premiers bébés de la Quakecon auront le droit de boire de l'alcool dans un ou deux ans ! (Officiellement... Officieusement certains ne s'en privent déjà pas).

Bethesda n'avait pas prévu de gâteau d'anniversaire spécial (duquel on aurait vu surgir Shub-Niggurath au moment de souffler les bougies) pour cette occasion mais nous a doté d'une Quakecon qui fait son office aussi bien que les années précédentes (avec quelques bémols dont je reparlerai).

Quakecon vingtième le premier jour

Je n'avais pas assisté à la Quakecon l'an dernier, la faute à un je-m'en-foutisme qui m'avait envahi au moment où j'aurais dû en faire le planning (et sans doute le burn-out du boulot). J'avais donc raté la magnifique première démonstration publique du nouveau Doom (appelons le "Doom 4" pour éviter les mélanges, même si ce n'est pas son nom officiel). Pas en reste, je ne voulais pas rater une année de plus et donc j'ai fais le déplacement depuis ma banlieue d'Austin, pour le centre ville de Dallas au Texas. Direction le Hilton Anatole, hotel luxueux qui accueille la convention depuis de nombreuses années (ainsi que de nombreuses autres conventions, ce qui donne parfois des superpositions cocasses comme quand le bouc du gamer croisait le tutu de la danseuse de compétition miniature en 2011).



L'arrivée était super lisse cette année, je m'étais enregistré comme Presse ce qui pour une fois signifiait qu'on ne questionnerait pas mon âge vénérable à l'entrée. Officiellement il y a des parties de la convention avec des limites d'âge mais à part un disclaimer à l'entrée je ne sais pas ce que cela signifie en pratique (j'essaierai de me faire passer pour under age l'an prochain !).

J'avais réservé un spot sur la partie BYOC ("Bring Your Own Computer" - "Amenez votre propre ordinateur") où j'avais apporté ma tour et mon moniteur pour expérimenter la Quakecon dans son intégralité. Après tout, c'est l'une - si ce n'est LA plus grande - des LAN Party aux États Unis (Dreamhack, un autre organisateur de LAN party géante, va faire son arrivée à Austin au Texas l'an prochain, donc on verra si cela changera la donne). Entre toutes les choses à faire sur place et l'envie de ne pas faire de nuit blanche à coup de Bawls - la boisson énergétique sponsor de l'événement - mon temps de jeu sera très limité.

Du jeu de plateau ??

Aussi étrange que cela puisse paraître il y a parfois une intersection des gens qui sont intéressés par le jeu de plateau (sur une table en face à face dans le monde réel !) et les jeux vidéo. Comme c'était le cas au dernier Gearbox Community Day, il y avait donc une salle prévue pour les joueurs de jeu de plateau, avec de nombreux jeux jouables ainsi que quelques vendeurs plus ou moins locaux.
 
L'un des vendeurs/créateurs à avoir fait le déplacement était un créateur de jeu de plateau de Dallas, qui en profitait pour faire la pub de son kickstarter pour NecroVirus, un jeu de plateau/figurines tactique. Sa principale feature assez bizarre est que toutes les pièces seront livrées en modèles digitaux imprimables sur imprimante 3D. Ce qui donne un jeu de plateau avec des pièces qui semblent un peu plus détaillées que le jeu moyen, mais le tier pour imprimer soi-même ses pièces est un peu cher, sans parler du coût pour avoir la totalité (si c'est possible puisqu'il peut être étendu à l'infini) des pièces déjà imprimées. Non seulement le tier est cher mais ils ne peuvent pas empêcher (et apparemment encouragent) les gens à imprimer les pièces autant de fois qu'ils veulent pour en donner à leurs amis, etc. Le kickstarter n'a pas l'air bien parti à 14 jours de la fin de la campagne de financement.
 

Était aussi présent Japanime Games, qui s'était associé avec Ankama, la boîte de ma région natale à Roubaix, pour vendre un jeu de figurines à collectionner Krosmaster (ou Krosmaster Arena), une adaptation en jeu de plateau de leurs jeux vidéo à succès (Dofus). Ankama cherche semble-t-il à faire son trou dans le jeu de la figurine à collectionner. Leurs figurines sont certes relativement jolies mais j'ai du mal à être attiré par un jeu où l'un des buts est de collectionner des extensions en tout genre. Okay je ne suis clairement pas leur cible (pas plus que celle de Games Workshop). Je m'excuse à mes amis roubaisiens.

D'autres créateurs de jeux de plateaux de la région de Dallas avaient décidé d'embrasser complètement leur côté redneck (probablement de manière ironique !) avec leurs deux jeux présents. Solar Flare Games présentait tout d'abord Dumpster Brawl!, un jeu de cartes dont le principe est de récupérer un seul type d'ordures en échangeant des cartes avec les autres joueur (le droit de ramasser des ordures se fait avec des dés spéciaux). Voyez leur Kickstarter pour plus de détails . Leur autre jeu était un jeu de course appelé Thrash Car (surprise : un autre Kickstarter !) où tous les coups sont permis. Une version Trash (et Thrash) de Nascar donc.

Pas de John Carmack, un peu de VR


La dernière Quakecon à laquelle j'avais assisté était aussi la dernière fois que John Carmack faisait le déplacement. Sa keynote très technique (qui larguait la majorité des visiteurs de la convention) était cependant très attendue des geeks dans mon genre. Cette année Peter Hines (Bethesda) et Tim Willits (id) faisaient office de maîtres du jeu. 

John Carmack avait exprimé récemment sur Twitter son regret de ne pas pouvoir assister à la convention cette année tant que la situation entre son nouvel employeur (Facebook-Oculus) et son ancien (id-Bethesda) ne s'était pas éclaircie.
 

Juste après ma visite d'il y a deux ans, John Carmack avait annoncé son départ de id Software pour le développeur de l'Oculus Rift, puis quelques temps après Bethesda avait décidé de l'attaquer lui et son nouvel employeur (qui s'était fait racheter par Facebook pour deux milliards de dollars) pour vol de propriété intellectuelle (le transfert de technologie que Carmack aurait effectué pendant qu'il était employé par Bethesda). Si l'on en croit ce tweet la situation n'est donc toujours pas réglée entre les deux sociétés.



Oculus était pourtant (officieusement) présent sur le sol de la convention. Tiger Direct, un constructeur de PC avait un stand où il faisait des démos du Rift et de Gear VR.

Ma première expérience avec la Réalité Virtuelle avait été lors de la Quakecon de 2012 où Palmer Luckey était monté sur scène et faisait des démos sur son tout premier prototype à base de scotch et d'élastiques de masques de ski.
 
Cette toute première démo en 2012 avait réussi à me rendre bien malade (manque de transmission des translations du corps de ce premier prototype tout comme sur le DK1 d'Oculus).
Le DK2 présenté par Tiger Direct était cette fois-ci un peu meilleur. Mais le jeu présenté (Elite Dangerous) avait un problème de calibration, un FPS assez bas (saccades) et je n'ai pas eu la possibilité d'échanger les lentilles, la faute à une démo en temps très limitée, ce qui rendait le jeu flou. La nausée était donc un tout petit peu présente. Je crois déjà qu'avec mes expériences de VR à d'autres événements (jeu de course Assetto Corsa où on ne ressentait pas les translations de la voiture -> malaise immédiat) j'ai la preuve que mon corps est particulièrement sujet à la nausée. Mais ces expériences sous-optimales risquent de desservir la cause VR si c'est la seule façon pour le grand public de l'essayer. 
J'espère toujours essayer le Vive de HTC dans des conditions plus optimales. Ceci dit quand la VR marche (j'ai eu d'autres expériences plus positives) elle peut être bluffante.

Bombshell en version jouable


Le jeu de 3DRealms étant en version jouable sur le salon, j'ai ainsi pu essayer un peu Bombshell (nom qui est un clin d'oeil à une version féminine de Duke dans un antique trailer E3 de Duke Nukem Forever). L'inspiration de Duke Nukem se sent très nettement dans le background où le personnage aide ses alliés militaires et se bat contre des aliens, ponctué de dialogues très duke nukemiens (on a droit à quelques one liners). Contrairement à Duke Nukem Forever, ici il s'agit d'un jeu à la troisième personne vue de haut. On se déplace avec les touches du clavier et on vise à la souris. Honnêtement le jeu prend un petit temps d'adaptation pour synchroniser les deux mais je reconnais que je ne dois pas être familier avec le genre, le plus proche auquel j'ai pu jouer récemment est certainement Diablo III en terme de maniabilité (type de jeu totalement different pour le reste). La technique n'a pas l'air très avancée mais fait son boulot. Parfois j'ai eu l'impression que les objets comme les arbres au premier plan obscurcissaient la vue dans le niveau présenté. Je me suis dit en jouant que ça pourrait être sympa en coopération mais je ne crois pas que cela soit prévu.



Dans la soirée du premier jour il y avait une Quakecon Party à the House of Blues, une salle de concert locale (plus exactement le bar à côté de la salle de concert), mais c'était juste l'occasion de socialiser avec quelques invités triés de la Quakecon. J'ai pu discuter quelques minutes avec des développeurs de Escalation Studios, un studio de Dallas. Ils ne pouvaient pas confirmer (ou n'étaient pas trop sûrs de ce qu'ils avaient le droit de dire) s'ils bossaient sur Doom 4 (mais ce a été confirmé plus tard pendant la convention). Escalation Studios existent depuis quelques années, ils ont quelques jeux à leur nom et ont fait de la sous-traitance diverse et variée. Leur page web mentionne qu'ils ont développé Doom Resurrection (un jeu mobile inspiré de Doom 3) et ont bossé sur Rage (pas sûr de ce qu'ils ont fait sur Rage, peut-être collaboré sur le mode multijoueur ?). 

Note pour les distraits : l'article comprend trois pages
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