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Dossier : le online sur consoles

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
Si ca se trouve, vous lisez ces lignes depuis votre Wii ou votre PS3. Après vous allez peut-être télécharger un jeu PSN ou jouer sur le Live en vous disant "le online sur console, c'est quand même chouette." Et pourtant toutes ces choses ne sont pas si récentes que vous le pensez. Les consoles ont eu pu goûter aux joies des services/jeux en ligne avant même que le PC existe. Tout cela a démarré au début des années 80 avec un certain PlayCable.
En 1982, Mattel faisait des consoles. Ils vendaient l'Intellivision, une chouette petite bécane qui a introduit le joypad bien avant que Nintendo sorte la NES. Ce n'était pas la seule bonne idée de Mattel : ils se sont associés avec les compagnies du câble pour lancer le service PlayCable. Il fallait louer un accessoire qu'on branchait à son Intellivision et qu'on reliait au câble. L'accessoire comportait un modem et 4 Ko de ram. Moyennant 5 dollars par mois, on pouvait télécharger des jeux qui disparaissaient quand on étaignait sa console. Malheureusement les 4 Ko n'ont rapidement pas suffit. Les jeux se sont mis à faire 8 voire 16 Ko et les utilisateurs ont vite laissé tomber le service qui a été stoppé en 1983.



William von Meister a lui aussi très vite compris que le câble pouvait servir à autre chose qu'à regarder des rediffusions des Flinstones. C'est pourquoi il a développé un systême permettant de télécharger de la musique. Le projet a échoué mais notre ami Bill s'est orienté vers un autre marché lucratif : le jeu vidéo. En 1983, sa société Control Video Corp. a lancé le GameLine Master Module et le service GameLine. Le GameLine Master Module est une cartouche pour Atari 2600 qui comporte un peu de mémoire vive et un modem 1200 bauds. Une fois relié à une ligne téléphonique et moyennant 60 dollars par an, il était possible de télécharger des jeux. Il fallait raquer pour chaque jeu et il fallait repayer au bout d'une dizaine d'utilisations ou si on étaignait la console. Le problème est que les gros éditeurs du moment (Atari, Activision, Coleco, Mattel...) n'ont pas mis leurs jeux sur le service et surtout que le monde des jeux vidéo s'est cassé mechamment la gueule en 1984. C'est dommage car GameLine n'était qu'un début. CVC comptait lancer toute une ligne de Line (ah ah ah) pour avoir des news, envoyer des emails, gérer son compter en banque, discuter... Bref, un portail complet d'informations et de services. Comme beaucoup d'autres sociétés, CVC a disparu en 1984 mais Bill n'a pas laissé tomber le online pour autant. Il est l'un des pionniers des BBS et The Source qui deviendra plus tard America Online.



En 1988, Nintendo controlait le monde des jeux vidéo quoi qu'en dise les trois Segafans du coin. Ils se sont mis à tester plein de trucs et notamment deux qui nous intéressent aujourd'hui : le Famicom Modem et le Famicom Disk System. Le Famicom Modem est comme son nom l'indique est un modem pour la Famicom (la NES japonaise). Lancé en 1988 il permettait de boursicoter un peu, de prendre un peu de DLC, de lire des tests et des previews et de consulter la météo mais ne permettait pas de jouer en ligne. Quand on y pense, ça donnera le ton de tout ce que fera Nintendo par la suite dans le domaine du online : des services inutiles et du jeu en ligne très limité.



Mais la vraie révolution est sortie en 1986 et c'est le Famicom Disk System. Ce n'est pas vraiment du online mais c'est la première expérience réussie de téléchargement de jeux. Le Famicom Disk System est gros addon qu'on branche sur sa Famicom via le port cartouche et qui lit des jeux stockés sur disquettes. Ces disquettes étaient effacables et pour changer de jeu, il suffisait de l'introduire dans un des nombreux Disk Writers du pays (des bornes que Nintendo a installé partout), de payer une somme ridicule et on repartait avec le dernier hit du moment. C'est la somme ridicule que n'ont pas aimé les éditeurs tiers. Des jeux vendus 2500 voire 5000 Yens se retrouvaient à 500 Yens sur le FDS. Sans compter qu'à cette époque Nintendo se faisait plaisir sur les royalties et imposaient des tonnes de conditions abusives. Ca n'a pas empêché Big N de vendre 4.5 millions d'exemplaires du FDS et surtout deux jeux majeurs ont démarré sur FDS : Zelda et Metroid. Ces deux jeux tiraient partie de la possibilité d'écrire sur les disquettes pour quelque chose qui semble aujourd'hui banal : sauvegarder et sans mot de passe de trois kilomètres. Plus tard ils sortiront aussi en cartouche, une batterie alimentant un peu de ram faisant office de stockage pour les sauvegardes. Nintendo n'a arrêté la vente de jeux FDS que très récemment, le 30 septembre 2003.

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