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TEST

Torchlight 2

Valanthyr par ,  email
Automne 2009 : Runic Games met fin à une longue traversée du désert pour les amateurs de hack and slash avec le rafraîchissant Torchlight. D'ambition volontairement modeste, le titre a connu un joli succès sur PC pour ensuite être porté sur Mac, Xbox 360 et tout récemment sur Linux. Trois ans après, l'équipe de Max Schaefer remet le couvert, avec cette fois-ci l'intention de nous offrir un jeu bien plus abouti.

Big picture


Bonification, noblesse de l'affinage, subtilité et richesse des sensations. Non, je ne suis pas en train de vous parler d'un grand cru classé, d'un fromage AOC ou encore d'un single malt de renom, mais bel et bien de ce qu'on ressent quand on compare Torchlight 2 à son aîné. Difficile de trouver une feature du premier opus qui n'ait été retouchée, ajustée, améliorée et même parfois totalement transfigurée dans le second. Tout cela a été réalisé avec un tel brio qu'on en vient à se demander comment on a pu trouver un quelconque attrait au jeu initial, alors qu'il lui manquait tant de choses.

Le premier choc est visuel. Comme la plupart des jeux dont la direction artistique lorgne ouvertement vers le genre cartoon, les captures d'écrans ne parviennent pas à reproduire fidèlement l'ambiance qui se détache du jeu, mais en mouvement certains environnements sont réellement magnifiques. Le dernier acte, peu inspiré et plus court que les trois autres, laisse malheureusement un goût d'inachevé à la fin de l'aventure, un peu d'ailleurs comme celui d'un célèbre concurrent.



Toujours intégralement généré aléatoirement, le monde de Torchlight 2 est très vaste et cette fois il est en extérieur, avec en prime un cycle jour/nuit et une météo variable. Le jeu est découpé en quatre actes, un campement amélioré faisant à chaque fois office de hub pour les départs de quêtes des zones avoisinantes. Fort heureusement, notre héros se déplace très rapidement et comme les combats sont en général assez courts, une dynamique particulière se met en place qui fait qu'on a bien du mal à arrêter de jouer.

Ce n'est en revanche pas le scénario qui vous retiendra, tant il se paye le luxe d'être à la fois totalement transparent et passablement confus. Côté vocal, la plupart des PNJ s'expriment en Simlish et sans qu'on sache vraiment pourquoi, certains d'entre eux ont fait l'objet d'un réel doublage audio tellement saturé d'effets type voix d'outre-tombe qu'on se demande s'il ne faut pas y voir une subtile caricature de la concurrence. Quant à la musique de Matt Uelmen, elle est d'inspiration classique et reprend adroitement certains thèmes de Torchlight, sans malheureusement jamais parvenir à être réellement marquante.



Classicisme et modernité


Le jeu propose quatre niveaux de difficulté, déclinés en mode normal ou hardcore. Si vous êtes familier du genre, ne perdez pas votre temps avec les deux premiers niveaux et créez directement votre première partie en Veteran. Le mode Elite est en revanche plutôt à conseiller à ceux qui connaissent déjà le jeu, tant il est intraitable et requiert une parfaite optimisation, ce qui a pour conséquence de ralentir notablement la progression.

Alors que Torchlight égrenait sans scrupule les sempiternelles incarnations du guerrier, de l'archère et du mage, on nous propose ici quatre classes plus originales. Le Berserker, à l'aise au contact avec les armes légères, a la prestance férale du loup-garou. L'Embermage, probablement le plus classique des quatre, maîtrise feu, glace et électricité sous toutes leurs formes. L'Engineer, spécialiste des armes lourdes, a été élevé à la mode steampunk, quant à l'Outlander, c'est le spécialiste du combat à distance, aussi doué pour les arcs et les armes à feu que pour la magie de support.

L'évolution du personnage est restée fidèle au modèle traditionnel du genre, avec points d'attributs et de compétences à distribuer. Ces dernières sont organisées suivant trois grands domaines, eux-mêmes subdivisés en compétences actives et passives. Il est possible de racheter les trois derniers points de compétence si on estime les avoir mal employés, et mieux vaut en effet réfléchir avec soin à faire des choix cohérents sans trop se disperser, faute de quoi on risque d'avoir une multitude de compétences faiblardes. À titre d'exemple, mon Outlander a été monté en utilisant seulement 3 des 21 compétences actives, ce qui laisse présager énormément de builds qu'on peut espérer viables.



Côté combat, les sensations sont bonnes, les armes lourdes réduisant les ennemis en miettes ou les envoyant voler à plusieurs mètres. Si les champions qu'on croise régulièrement ne brillent pas tous par leur intelligence, Runic Games a en revanche fait en sorte d'essayer de rendre les combats contre les boss aussi variés que possible. Disposant de plusieurs attaques entre lesquelles ils alternent aléatoirement, ils arrivent souvent à nous prendre en défaut quand le décor entrave nos esquives. La plupart d'entre eux invoqueront des ennemis plus ou moins dangereux, et leurs attaques élémentaires imposent d'avoir fait en sorte de bien équilibrer ses résistances.

Autre composante majeure du genre, le loot illustre le savoir-faire et l'expérience des créateurs de Diablo, avec pléthore d'objets magiques, rares, uniques et légendaires, ainsi que de très nombreux objets de sets, que l'on trouve très fréquemment. On regrette d'ailleurs que le coffre partagé soit si petit, tant on aurait envie de mettre de côté une multitude d'objets pour de futures aventures. Pour parfaire ce système, le classique système de châsses et de gemmes est de retour et les objets peuvent être enchantés aléatoirement auprès de différents PNJ.

Torchlight proposait déjà quelques mécanismes de jeu plutôt inhabituels et le second volet poursuit cette exploration de features secondaires qui le rendent d'une grande richesse. Certaines ont un impact direct sur l'expérience de jeu, comme ce nouveau système de charges qui confère des améliorations temporaires à votre héros et qui diffère totalement d'une classe à l'autre. La majorité de ces nouveautés s'attache essentiellement à enrichir l'aspect visuel du jeu et à en assurer la variété : citons la présence d'évènements aléatoires, de cachettes, coffres et pièges d'une originalité très recherchée ainsi que quelques niveaux très éloignés des archétypes du genre.



Futurs partagés


Si on peut saluer la volonté de Runic Games d'avoir fait en sorte d'améliorer sa licence dans ses moindres détails, la fonctionnalité la plus attendue était sans conteste le mode multi-joueurs, cruellement absent de la première itération du jeu et justifiant cette suite quasiment à lui seul. Les développeurs ont fait en sorte qu'on puisse faire des parties jusqu'à 6 en coop, mais il n'y a ni PvP ni ladders, jeu online/offline oblige. On regrettera une certaine confusion lors des combats, en partie due au fait que certaines compétences de nos héros partagent leurs effets graphiques avec celles des ennemis et que familiers et invocations peuvent eux-aussi prendre l'aspect des créatures hostiles.



Si la présence du LAN et l'absence de l'always online en réjouira certains, il faut malheureusement admettre qu'après avoir goûté aux fonctionnalités de Battle.net dans Diablo III on a bien du mal à se satisfaire du strict minimum offert ici. La liste d'amis n'est par exemple pas accessible en jeu, et elle ne sert d'ailleurs pas à grand chose en l'état. Il est impossible de rejoindre une partie solo : il faut créer une partie en ligne manuellement, avoir demandé à ses amis de passer en ligne et leur avoir donné le nom de la partie. On déplore au passage l'impossibilité de linker un objet dans le chat, ce qui aurait été bien pratique attendu que chaque joueur a ses propres drops.

Pour ce qui est du contenu, Torchlight 2 n'est pas en reste. Suivant le mode de difficulté, il faut compter une bonne vingtaine d'heures pour terminer le jeu si vous décidez d'explorer chaque recoin, ce qui devrait vous emmener un peu au-delà du niveau 50. Vous aurez alors accès au Mapworks, une zone spéciale dans laquelle un PNJ vous vendra des cartes aléatoires qui sont sensiblement identiques aux donjons des quêtes secondaires que vous avez eu l'occasion d'explorer pendant la partie. Vous aurez en outre la possibilité de poursuivre l'évolution de votre personnage en refaisant l'aventure dans le niveau de difficulté supérieur, le NG+. Nul doute enfin que la communauté de modders se jettera à corps perdu sur ce jeu, auquel on peut d'ores et déjà prédire un joli succès dans le Steam Workshop.


Jeu testé à partir d'une clé Steam fournie par l'éditeur
Runic Games a indéniablement réussi à transformer l'essai et à faire de ce second opus un jeu qui regorge littéralement de features et de détails magistralement exécutés. Servi par une direction artistique souvent très inspirée, le jeu et son mode multi-joueurs tant attendu promettent de longues heures de combats endiablés, à petit prix. On peut regretter que les innovations se cantonnent aux détails et que le corps du titre reste très classique, mais difficile de résister au charme et au gameplay parfaitement huilé de Torchlight 2.
 

Commentaires

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tergat
Je suis une merde complète sur ce jeu. Je crève en boucle sur le chapitre 2 et j'en rage.
Chardoman
Wow, quel test flateur ... j'ai presque envie.
__MaX__
Choli test.

tergat tu fous quoi ? On disait hier avec fwouedd et Shtong, en solo c'est tout juste si on a sortit une popo avant l'acte 2... et en multi on se fait défoncer notre race comme pas permis.
Ozgarden
C'est la confusion des combats qui continue de me rebuter pour ma part.

Sinon, tout y est. Tout est dit. Bravo.
Zapp
Même ressenti vis-a-vis du jeu. A 5 joueurs, c'est rapidement le foutoir (surtout quand les 5 s'amusent à nourrir leur pet qui prennent la forme d'ennemis ><), mais on s'amuse et c'est bien l'essentiel.
tergat
La dernière fois que j'ai lancé le jeu, j'ai acheté 40 grandes potions de vie, je suis mort à peu prés autant de fois. J'ai fini par utiliser des parchemins de portail de ville pour récupérer de la vie car j'ai plus une thune pour acheter les potions.
tergat
Si vous avez fini le jeu en 20 heures alors que je stagne lvl 22 pour la même durée, je veux bien quelques conseils.
En fait, j'envisage soit de recréer un perso et de jouer en facile soit de désinstaller.
Ozgarden
tergat a écrit :
La dernière fois que j'ai lancé le jeu, j'ai acheté 40 grandes potions de vie, je suis mort à peu prés autant de fois. J'ai fini par utiliser des parchemins de portail de ville pour récupérer de la vie car j'ai plus une thune pour acheter les potions.


J'ai vécu ça avec Kalhamn mais c'était moins hardcore que ta définition et on était en God Mode.
kalhamn
Avant de jouer au niveau max de difficulté j'avais jamais vu l'écran de mort, et utilisé 2 popos seulement jusqu'au lvl 25.


Du coup avec Oz (qui mourrait souvent parait-il à cause du manque de sommeil) on a trouvé enfin un peu de challenge en multi mais surtout à cause du cafouillage total à l'écran.
Déjà qu'en solo j'avais du mal à savoir quand un mob était mort, à plusieurs sur l'écran ça devient parfois quasi illisible.

Au final malgré quelques bonnes surprises sur la qualitay des loots, sur la vitesse de déplacement et sur l’aléatoire des maps, ben je suis plutôt déçu. Je lui trouve un manque d'envergure et j'ai du mal à avoir envie d'y revenir (Borderlands 2 y est pour beaucoup).

Il manque un truc mais je ne saurais pas dire quoi exactement.
Prodigy
Testé la démo, vu que la beta ne m'avait pas emballé. Sur la partie que j'ai vue je trouve ça sans relief visuellement, et les combats trop mous. Ca cogne pas, c'est pas assez sec, je ne sais pas comment décrire ce sentiment. Le perso flotte au sol, et globalement ça fait un peu Diablo for kids. J'imagine (j'espère) que ça s'améliore à mesure des niveaux mais après avoir bien aimé le premier et ses combats péchus, justement, je suis un peu surpris.
meduz'
Perso, la démo m'a autant ennuyé que Diablo III, mais je suis hermétique au gameplay full-souris de ce genre de jeu :(.
D-Kalcke
meduz' a écrit :
je suis hermétique au gameplay full-souris de ce genre de jeu :(.
Je n'ai fait que la beta de Diablo III, mais tu comprends vite que si tu joues "full-souris" tu iras pas bien loin.
pingoo1
Bon test qui résume bien cet excellent jeu. Il manque juste son prix.
fwouedd
J'ajoute quand même que le jeu est entaché par quelques soucis de path finding, rien de vraiment affreux, mais juste ce qu'il faut pour un peu regretter la précision de celui dont on ne doit citer le nom.

Sinon, j'aime beaucoup le jeu et je vais certainement monter et optimiser mon personnage au maximum, mais j'ai quand même une petite préférence pour son concurrent en ce qui concerne le gameplay.

Tergat, la première règle de ce genre de jeu, c'est assurer la survavibilité avant de chercher à frapper fort. Si tu meurs souvent, c'est que ton choix de skills est naze.

Et j'aime bien tes tests Valanthyr :)
Ozgarden
Oui c'est vrai que le pathfinding est pas fameux.
Ozgarden
pingoo1 a écrit :
Bon test qui résume bien cet excellent jeu. Il manque juste son prix.


Page Steam. Feignasse.
Vahron
C'est-à-dire que son prix est un argument en soi, c'est dommage de ne pas l'avoir signalé. A part ça, bon test dans l'ensemble, qui a réussi à éviter l'écueil de la comparaison systématique avec Diablo III.
fwouedd
Ah bah le voila le truc qui flingue partiellement le multi et qui donne des points au système online closed :

Avec le bypass de niveau requis par les stats sur le stuff, on peut avoir des perso lvl 1 équipés full épique lvl 100.
Les sauvegardes avec le stuff sont distribuées sur le forum du site officiel et sur les sites de fans librement (normal, c'est pas du cheat).

Adieu le multi public.
__MaX__
Tfaçon je joue pas aux HnS en public, qu'avec des connaissances uniquement.
fwouedd
Tout pareil....Et pardon Max, je suis navré.

J'ai un peu avancé.
Valanthyr
J'ai continué d'avancer mon main après avoir écrit ce test (actuellement lvl 67 en NG+), et je dirais que le jeu se radicalise : les petits défauts ressortent un peu plus, mais il devient aussi plus fun.

Pour tous ceux qui ont des difficultés : essayez de vous limiter à 3 ou 4 skills actifs et autant en passifs pour bien les monter, et seulement dans un second temps en prendre de nouveaux.

Sinon l'une des caractéristiques les plus importantes pour bien encaisser, c'est la Physical Armor. À caractéristiques sensiblement égales, préférez toujours la pièce qui en a le plus (idem pour le familier). Montez bien la Vitality, qui augmente l'armure.

Si vous jouez un dual wielder, testez éventuellement 1H + shield pour voir si ça passe mieux. Et vraiment en dernier recours tentez de baisser la difficulté, quitte à la remonter plus tard si c'est devenu un boulevard.

Sinon les sorts aident sacrément dans le jeu : j'ai mis les invocations au familier (Zombies, Skeleton et Nether Imp) et il les spawn quasiment dès que le cooldown est terminé, ce qui est bien utile pour faire diversion dans ces passages où on a des tourelles qui nous allument en boucle, vu qu'ils encaissent tous comme pas permis (en fait je crois qu'ils depopent mais qu'ils sont immortels).
tergat
fwouedd a écrit :

Avec le bypass de niveau requis par les stats sur le stuff, on peut avoir des perso lvl 1 équipés full épique lvl 100.
Les sauvegardes avec le stuff sont distribuées sur le forum du site officiel et sur les sites de fans librement (normal, c'est pas du cheat).

Adieu le multi public.


En ce qui me concerne, c'est la solution adéquate. Merci pour l'info.
meduz'
D-Kalcke a écrit :
Je n'ai fait que la beta de Diablo III, mais tu comprends vite que si tu joues "full-souris" tu iras pas bien loin.
Une souris à 4 boutons te permet à elle seule 6 binds sur les 7 nécessaires. À peu près idem sur Torchlight 2.
Zapp
tergat a écrit :


En ce qui me concerne, c'est la solution adéquate. Merci pour l'info.



Tricher sur un jeu PvE...Je pense qu'on atteint les limites de la bêtise en terme de non-utilité dans un Jeu vidéo.

Autant jouer a L4D2 en étant invincible.
hohun
Je ne vois pas le problème.
fwouedd
Moi non plus, mais a mon avis, il va pas looter grand chose :)
Ber
J'ai fais la démo et ça m'a bien plu. Savez-vous si la save de la démo est compatible une fois le jeu complet acheté?
Valanthyr
Ber a écrit :
Savez-vous si la save de la démo est compatible une fois le jeu complet acheté?

Les parties sont sauvegardées sur le cloud Steam, a priori ça devrait donc être le cas. Ceci dit je n'ai pas testé, c'est de la pure supposition.
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Je préférais l’époque gréco-romaine, on était plein et on se tapait. Là, je suis tout seul et vous me faites chier. - @DieuOfficiel
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