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Secret Files : Tunguska

ClémentXVII par ,  email  @ClementXVII
Y a pas à dire, le mois de novembre 2006 aura marqué tous les aficionados de jeux d'aventures... et il y en a pour tous les goûts! Du délire total avec Sam & Max, des enquêtes Doylecraftiennes avec Sherlock Holmes, de l'égyptologie avec Ankh 2 et du dépaysement avec Runaway 2. Secret Files : Tunguska, lui, nous promet un voyage autour du monde, afin d'élucider le mystère de Tunguska, basé sur de vrais évènements survenus en URSS début 1900.

Tunguska, ton univers impitoyable



L'histoire démarre à Berlin, lorsque Nina Kalenkov va rendre visite à son père qui travaille au musée des sciences naturelles... en arrivant là-bas, elle découvre que ce dernier n'y est pas, et que son bureau a été mis sans dessus dessous. Persuadée qu'il s'agit d'un enlèvement, elle contacte la police locale, qui l'envoie gentiment balader. Dans l'impossibilité d'étrangler la dame du central téléphonique, Nina prendra donc ses conseils au pied de la lettre, en tentant de retrouver son père de ses propres moyens. Pour cela, elle se fera aider par Max Gruber, le jeune collègue de son père.

En fouillant le bureau et l'appartement du père de Nina (et après s'être fait assommer par un inconnu), ils découvrent que l'enlèvement de Vladimir Kalenkov pourrait avoir quelque chose à voir avec le rapport qu'il a publié sur “l'affaire Tunguska”. En effet, en 1908, une explosion de cause indéterminée détruit toute la faune et la flore dans la région de Tunguska sur une surface de plus de deux kilomètres carrés. Les répercussions sismiques de cette explosion ont été enregistrées jusqu'en Europe. En visitant le site de l'explosion, il découvrit d'étranges mutations dans la faune et la flore des environs... mais ses rapports furent rapidement censurés.

Qu'est-ce qui se cache derrière tout cela? Vladimir est-il encore en vie? Qui sont les hommes en robes noires qui ont été aperçus près du musée le soir de l'enlèvement présumé? Tant de questions auxquelles TSF:T tentera de répondre, à condition que vous mettiez la main à la pâte! En effet, TSF:T est un jeu d'aventure, et d'ailleurs Nina n'a pas la carrure pour se balader de par le monde en short avec deux flingues en main.

V'la Dimir qui s'en fuit


C'est donc armé de nos petites cellules grises que l'on tentera de tirer l'affaire au clair. Pour ce qui est de la réalisation, on se retrouve avec un point'n click suivant la grande tradition des chapitres entrecoupés de scènes cinématiques. A ce sujet, je tiens tout particulièrement à féliciter l'équipe responsable de ces dernières: leur réalisation est à couper le souffle de par leur qualité et dynamisme. Pour un peu, on se croirait devant un film en images de synthèse. Les phases d'aventure quant à elles sont plutôt classiques : personnages en 3D incrustés dans des décors précalculés, énigmes d'inventaire, énigmes de discussion, et tout est géré avec un pointeur représentant une souris (pas le rongeur, l'autre). Lorsqu'aucun des boutons de la souris n'est colorié en vert, le bouton gauche permet de déplacer Nina. Sinon, le bouton gauche permet en général d'activer un objet ou un personnage (entamer une discussion, par exemple), et le bouton droit d'examiner l'objet. En cliquant sur la loupe qui se situe dans l'interface, on affiche tous les hotspots de l'écran en cours (à la manière d'un Simon the Sorcerer), une aubaine pour les allergiques du pixel hunting.

La difficulté du jeu est en général bien dosée, bien qu'on regrettera le peu d'indices dont on dispose pour résoudre certaines énigmes, voire pour avancer dans le jeu. Les phases de dialogues étant plutôt restreintes, on se retrouvera plusieurs fois à essayer de combiner chacun des objets de l'inventaire avec les autres ou avec des hotspots pour avancer. Dans un des derniers chapitres, par exemple, il faudra récupérer une cassette vidéo d'une caméra de surveillance, afin de voir une scène que cette cassette a filmée... dans une autre salle?!

Certaines combinaisons d'objets ne collent pas non plus à l'esprit du jeu. En effet, l'ambiance générale du jeu est plutôt sérieuse, même si l'on a droit à quelques répliques humoristiques. Pourtant, certaines associations d'idées/objets seraient plutôt à leur place dans un DOTT ou un Sam & Max. On aurait aussi apprécié des personnages avec un caractère plus trempé. N'espérez pas de petites piques en règles entre Nina et Max, comme c'est le cas avec d'autres duos de jeux d'aventures (George & Nico, Indy & Sophia,...).

Pour ce qui est de la réalisation, nous avons du très bon et du moyen. Les décors et cinématiques sont, comme indiqué plus haut, un régal pour les yeux. On sent que l'équipe graphique aime son boulot, et a bien travaillé dessus. Par exemple, le fait d'avoir un décor fixe n'empêche pas le ciel nuageux d'être en mouvement, ou les branches des arbres de se mouvoir sous la brise. L'animation et l'incrustation des personnages en 3D laisse parfois à désirer, mais c'est un point que malheureusement beaucoup de jeux en 2.5D ont en commun (Syberia, Paradise,...). La musique symphonique est composée par Tilman Sillescu et Pierre Langer, qui ont entre autre aussi travaillés sur Spellforce II, et elle colle parfaitement bien à l'ambiance.

En revanche, la localisation est assez moyenne. Les voix sont à l'image des personnages: fades, sans réel timbre ou caractère. On aura beau visiter les quatre coins du monde, tous nos interlocuteurs parlent un français impeccable, sans accent. Dommage, car cela aurait pu contribuer à l'immersion...
De plus, il subsiste encore quelques bugs de traduction, dont certains dénaturent complètement la phrase originale (oubli d'une négation, par exemple).
TS:F est un jeu qui vous tiendra occupé une bonne quinzaine d'heures si vous êtes un aventurier confirmé, voire plus si vous n'avez pas l'habitude de ce genre de jeux. Une réalisation entre deux chaises (Cinématiques et décors magnifiques, scénario étoffé, énigmes trop tordues pour un jeu qui se veut sérieux, localisation moyenne) font que ce jeu risque d'en rebuter quelques uns. Ce n'est pas un mauvais jeu, mais vu l'offre de jeux d'aventures en ce moment, peut-être vaut-il mieux lire les critiques de ses concurrents avant de se lancer tête baissée dans cette aventure, et se faire une idée selon ses préférences.
 

Commentaires

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Crashy
http://factornews.com/viewscreen.php?galid=7001&imgid=55340 c'est moi ou ca fait très très fate of the atlantis?
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Je préférais l’époque gréco-romaine, on était plein et on se tapait. Là, je suis tout seul et vous me faites chier. - @DieuOfficiel
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