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Rome : Total War

Arnaud par Arnaud,  email  @drsynack
L’histoire de la série des Total War a commencé il y a quelques années avec le très bon Shogun : Total War, qui vous plaçait à la tête d’armée Nippones médiévales. Puis vint Medieval : Total War, très semblable au précédent, le contexte mis à part puisque ce dernier était le Moyen-Âge occidental. Maintenant nous vient Rome : Total War, en plus grand, plus mieux, plus beau, plus tout.

Roma Victor


Dans la Rome Antique, c’est bien connu, les généraux étaient très capables. Il y en a même qui gagnaient des concours de Gladiateur (c’est Ridley Scott qui l’a dit). Alors pour éviter de mettre la honte à tout l’Empire, la première partie de la campagne de Rome : Total War (RTW) est un tutorial vous expliquant les rouages du jeu.

A grand coup de pop-ups didactiques doublés par une femme à la voix morne et monocorde on vous expliquera comment lever des armées, prendre des villes, créer des flottes, améliorer vos généraux, bloquer des ports, faire plaisir au Sénat du Peuple et même péter la tronche à des Gaulois en braies boueuses. Cette partie est obligatoire pour avoir accès à la Campagne Impériale, autrement dit, le vrai jeu.


Inte Arma Enim Silent Leges


Une fois que vous aurez fait vos preuves en tant que Général apprenti, vous serez enfin lâché dans l’arène. Trois factions Romaines sont disponibles, chacune avec, bien entendu, leurs avantages et inconvénients. Libre à vous de choisir une faction plutôt guerrière, commerciale, diplomate… sachant que de toute façon la seule façon de gagner, contrairement à un Civilization par exemple, est de faire la guerre à vos concurrents. Comment la faire, c’est à vous de voir. Ce qui compte à la fin, c’est de conquérir l’ensemble de la carte.

De nombreux outils sont disponibles dans votre arsenal. Nous parlerons plus bas des armées proprement dites pour nous attarder rapidement sur les unités spéciales. Les diplomates, unités relativement neutres, vous permettent de parcourir la vaste carte et servent donc bien souvent d’unité de reconnaissance – et de corruption des généraux ennemis ! Les espions eux sont indétectables et peuvent vous renseigner sur la composition des troupes adverses, qu’elles soient mobiles ou stationnée dans une ville. Et si vous placez votre espion dans une cité, il pourra même tenter d’en ouvrir les portes pour vous éviter d’utiliser – ou de construire sur place – vos armes de sièges. Enfin, les assassins sont là pour faire passer à la trappe les généraux adverses. Plus de général, plus de troupes.

Pour ce qui est des armées en elles-mêmes, le jeu vous laisse à peu près la liberté totale. Vous pouvez placer soit un membre de votre famille pour les diriger, soit un capitaine qui sera choisi par hasard parmi les officiers dans vos rangs. La différence majeure est que les membres de votre famille ont en général des compétences assez avancées en gestion, influence ou commandement militaire. Les capitaines eux n’ont rien de spécial – et il sera ainsi très dur de gagner une bataille sans bénéficier de l’aura d’un général de renom. Mais s’ils remportent suffisamment de batailles, vous pourrez éventuellement les trouver digne de rejoindre votre famille.

C’est là qu’entre en jeu la seconde partie majeure du titre. En effet toute la phase de préparation, déplacement et politique se passe sur la carte stratégique du jeu, qui s’étend du nord de l’Europe jusqu’aux frontières de l’Orient. Mais quid des combats ? C’est là que le jeu prend toute son ampleur, quand il passe d’un jeu stratégique au tour par tour à un jeu tactique en temps réel.

C’est ainsi que l’on zoome en quelque sorte sur nos unités. Lorsque plusieurs armées se rencontrent, deux choix s’offrent à vous. Soit le jeu résout automatiquement la bataille en fonction de diverses variables (taille des armées, qualité des généraux, troupes adaptées ou non au terrain, etc.) ; soit vous mettez votre heaume, votre cuirasse, enfourchez votre cheval et partez guerroyer par vous-même. C’est un peu comme si on vous proposait un second jeu pour le prix d’un.

Les possibilités tactiques sont infinies et dans la lignée de la série des Total War. Ainsi, certaines unités seront ultimement efficaces envers d’autres, comme les Triarri qui ne font qu’une bouchée des Cavaliers, ces derniers mettant en revanche en miettes les archers, etc.. L’infanterie lourde sera épuisée en moins de deux si le combat se déroule dans le désert (une armure, c’est lourd et ça tient chaud), tandis qu’en Bikini, point de soucis. Quant on sait que l’ensemble des armées de la région sont disponibles à jouer ou combattre, ça laisse rêveur. Cela inclut donc les hordes barbares, phalanxes grecques ou encore éléphants de guerre pour ne citer que les plus célèbres.

D’ailleurs ces civilisations adverses ne sont pas présentes uniquement pour le plaisir de les passer au fil de l’épée. Via une petite manip' il est possible de les jouer en tant que civilisations (et non pas comme unités acquises par la voie de la conquête) et donc d’inverser les rôles.

Dernière option sympathique, les Batailles Historiques. Les développeurs se sont amusés à reconstituer les plus grandes batailles de l’Antiquité. Une petite introduction fort bien narrée vous explique les raisons de l’engagement, quelles sont les factions impliquées, puis vous êtes lâché. Très éducatif donc, comme l’ensemble du titre.


Si vis pacem, para bellum


Mais la guerre n’est pas tout. Enfin dans Rome, si, mais pour pouvoir la faire, il faut se préparer. C’est donc un système avancé de développement des villes qui a été mis en place. Les options sont nombreuses mais pas écrasantes. Par exemple pour relier deux villes entre elles, il suffit de développer des routes dans chacune d’elles et le jeu se chargera de les relier. Idem pour les ports. Construisez en un et une voie de commerce maritime sera automatiquement ouverte avec le port le plus proche. Augmentez sa taille, et deux autres le seront.
Bien sûr, certains joueurs peuvent préférer avoir le contrôle total sur leur territoire, mais force est de constater qu’à la longue ce genre d’option fait gagner un temps fou sur des détails finalement insignifiants.

C’est là d’ailleurs que vos diplomates trouveront une seconde occupation, en dehors d’espionner. Vous pourrez proposer des alliances militaires ou commerciales, extorquer des pièces d’or ou des informations géographiques ; les possibilités sont très larges, et à vrai dire très agréables.


Dolbium Surround


Pour ce qui est du côté technique du titre, peu de reproches. Les musiques sont sympathiques bien qu’un peu répétitives (comment aurait-il pu en être autrement quand on sait le nombre d’heures que l’on passe généralement sur ce genre de jeux ?) mais nous mettent dans une bonne ambiance Antique. L’interface est claire, bien pensée et très pratique. Sur la carte stratégique pas de reproche à faire, il est possible en un clin d’œil de déterminer si une ville est puissante ou non, on repère les voies commerciales aussi facilement. Bref, elle est claire et précise à la fois. Ca se gâte un peu en mode temps réel, où les unités sont assez grossières si l’on se prend à zoomer à plus près – ce qui n’a certes aucun interêt mais un petit level of detail un peu poussé aurait été apprécié, à l’instar de Warhammer 40,000 : Dawn of War.

A noter que nos amis dotés d’un écran 16/9 ne pesteront pas pour une fois sur leur achat, puisque le jeu supporte ce type de résolution via une option Widescreen.

En résumé, Rome : Total War est tout ce qu’on attendait. Gestion poussée mais pas poussive, liberté totale dans le choix de vos campagnes – puisqu’une seule campagne générale existe mais qu’elle vous laisse le champ libre pour le choix de vos conquêtes, combats en temps réels dignes des meilleurs jeux dédiés à ce genre : Rome est LE jeu de stratégie grandiose que l’on attendait. Si vous êtes un fan du genre, ne le loupez pas.

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