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Neverwinter Nights : Hordes of the Underdark

Arnaud par ,  email  @drsynack
Les jeux de rôle sont à la mode, c’est indéniable. On en retrouve des caractéristiques dans quasiment tous les genres de jeu, du RTS aux FPS et bien entendu dans les MMO. Néanmoins, le maître de la plupart reste Donjons & Dragons (D&D) et ses univers étendus, dont les Royaumes Oubliés sur lequel est basé Neverwinter Nights (NWN) n’est pas un des moindres.

Ombre-Terre et les drows


Nul n’est complètement étranger au concept des Elfes Noirs, appelés les Drows. Dans nombre d’œuvres d’heroic fantasy ils sont la pure et simple antithèse de leurs cousins « sylvains ». Ils vivent sous terre, encore plus profondément que les Nains, et sont probablement les plus intelligents et agiles de toutes les races. Leur malice et niveau de maîtrise de la magie n’ont d’égales que leur soif de chaos et de sacrifice au nom d’une déesse maléfique du nom de Lloth. Ils vivent dans l’Ombre-Terre (Underdark), au côté des créatures les plus effrayantes de la création.


Bref, c’est la race la plus crainte et haïe de D&D et de tous les jeux ayant une race équivalente.


Inutile donc de décrire le désespoir dans lequel se trouvent les habitants de la ville d’Eauprofonde (Waterdeep) lorsqu’ils se rendent comptent qu’une armée de drows est sur le point d’envahir la surface après avoir fait main-basse sur l’ensemble d’Ombre-Terre.


Hordes of the Underdark (HotU) propose donc de partir dans les profondeurs d’un des lieux les plus prisés des amateurs des Royaumes Oubliés, décrite à merveille par un des maîtres du genre, R.A. Salvatore et son fameux Drizzt Do’Durden. Il est d’ailleurs un peu frustrant qu’aucune référence lors du scénario de l’extension ne soit faite, en dehors du cadre rigoureusement constitué des décors et des quelques races que le joueur est amené à rencontrer, à l’œuvre de Salvatore, bien que Bioware possède bien entendu la licence d’exploitation Royaumes Oubliés.


Il est difficile de raconter l’histoire qui nous intéresse particulièrement sans révéler quelques coups de théâtre, mais dans l’ensemble sachez que vous devrez aider à contrer l’invasion d’une famille puissante d’elfes noirs. Des alliés inattendus, et à vrai dire pas tellement roleplay (voir plus bas), feront leur apparition, jusqu’au troisième chapitre ou le joueur sera amené dans des lieux mythiques qui feront de lui un héros non moins mythique.


Epic et colégram


La conséquence directe à ce scénario est une malheureusement (ndlr : avis personnel) mudflation comme même EverQuest n’en a jamais proposé. Le niveau maximal de D&D (rappelons que NWN se repose sur les règles de la 3ème édition), c’est à dire 20, est allégrement doublé. Pour rappel, un personnage niveau 20 se mange des démons majeurs et des dragons anciens au petit déjeuner. Imaginez donc un niveau 40.


Les personnages épiques font donc leur apparition. Pour atteindre ce titre, il faut que votre personnage soit au moins niveau 20 (multiclassé ou non). Les classes de base deviennent épiques au niveau 21, les classes prestige au niveau 11 (voir note 1).


Concrètement un personnage épique permet d’obtenir un nouveau set de Feats. HotU en propose une 50 aine de nouveaux, dont une bonne moitié « épiques ».


Dans la liste des nouveautés, notons les 40 nouveaux sorts ( ! ), 16 nouvelles créatures, 6 nouvelles classes prestige et les 4 nouveaux tilesets.


Mais sinon, c’est bien ?


La qualité de cette extension est indéniable. Peut-être un peu trop bourrin étant donné la puissance que les personnages développent, mais si vous avez une bonne tolérance à la mudflation vous arriverez sans aucun doute à passer outre ce défaut relativement mineur et apprécierez plutôt l’ambiance exactement recrée de l’Underdark, notamment les terribles Illithids et bien entendu les elfes noirs - quoiqu’on n’a vu qu’un seul Elfe Noir pacifiste dans cet univers, le précité Drizzt, donc à cet égard le fait que le joueur puisse s’allier avec eux risque d’être mal vu des puristes.


La durée de vie est honorable, une bonne 20aine d’heure. Il faut rajouter à cela les autres dizaines d’heures que l’on peut passer en multijoueur ou en solo dans des modules créés par la communauté. Petit bémol, on voit mal comment lesdits modules créés par les joueurs ne seront pas bourrins. Si on veut continuer après l’extension, le personnage est déjà incroyablement puissant (environ 26-28 à la fin du scénario), donc de nouvelles épreuves pour lui ne signifierait qu’une nouvelle mudflation Diablo-tesque. Or, NWN n’est pas Diablo, loin s’en faut.


La complexité des énigmes proposées au joueur est toute relative, mais la difficulté du jeu ne semble pas là. Il semblerait que les développeurs aient préféré placer le joueur dans des situations de combat où il est souvent largement défavorisé, ce qui pousse à exploiter son personnage au maximum de ses capacités – bref on apprend à la dure.


(1) : Besoin d’un exemple ? Imaginez un personnage avec 10 niveaux Paladin, multiclassé avec un Champion de Torm lui aussi niveau 10. Le personnage est globalement niveau 20, il peut donc devenir épique au prochain niveau. Le Paladin étant une classe de base, il faudra encore 11 niveau dans cette classe (21 donc) pour devenir un Paladin Epique. Le Champion étant une classe prestige, il peut devenir épique dès le prochain niveau (niveau 11).
Une excellente extension, avec un design sans faille, des graphismes et sons améliorés, une histoire très prenante quoique pas toujours très roleplay, des classes prestiges fun et puissantes, toutes ces raisons balaient d’un coup le seul défaut de ce titre : une montée en puissance du bourrinage de masse et une augmentation des standards de base, bref une grosse mudflation (on ne le dira jamais assez) mais qui ne déplaira pas à tout le monde.
 

Commentaires

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Je préférais l’époque gréco-romaine, on était plein et on se tapait. Là, je suis tout seul et vous me faites chier. - @DieuOfficiel
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