Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.
Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
 
TEST

Journey

Zaza le Nounours par ,  email
Ca faisait quelques années qu'on attendait impatiemment Journey. On ne saurait même pas dire vraiment pourquoi on l'attendait, mais une chose était sûre : on voulait à tout prix y jouer. Maintenant que la dernière création de thatgamecompany est sortie, on a enfin pu y jouer, on est heureux, mais on ne sait toujours pas pourquoi.

Journey est l'exemple parfait du jeu impossible à décrire ni même à évaluer objectivement. C'est pourquoi on pourrait faire court, arrêter là ce test en vous disant "si vous avez, ou pensez avoir, un minimum de sensibilité, allez lâcher vos 13€ sur le PSN, vous ne le regretterez pas, parole de scout".



Après, on peut aussi essayer de détailler un peu chaque élément du jeu, et vous allez vous rendre compte que ce n'est pas évident. Par exemple, le scénario : "c'est un mec encapuchonné qui va traverser le désert pour gravir une montagne et à un moment il est rejoint par un deuxième mec encapuchonné et ils vont faire la route ensemble, ou pas". Pas très vendeur, hein ? Pourtant, techniquement, c'est ça le point de départ de Journey. Pas de longues cinématiques verbeuses, pas de longs monologues explicatifs : il faudra presque vous raconter votre propre histoire à partir des quelques éléments distillés au cours du périple.

Le gameplay est encore plus flou. Il y a de la plateforme, de la glisse, de l'infiltration, de la résolution d'énigmes... N'espérez pas retrouver du Mario, du SSX, du Metal Gear Solid ou du Myst : tout cela reste complètement embryonnaire, puisque l'on se contente finalement d'avancer pour traverser les niveaux, chacun proposant un élément de gameplay qui lui sera propre. Aucune indication n'est donnée sur ce qu'il faut faire pour avancer et pourtant tout est complètement instinctif. On dispose également d'une "barre d'énergie", que l'on pourra remplir ou même en augmenter la capacité maximale en ramassant certains objets dans les niveaux, et qui sera utilisée pour voler ; voler et jouer une note de musique seront d'ailleurs les seules actions possibles.



Parlons enfin de technique. Journey est beau. Journey donnera des orgasmes à vos yeux. Mais encore une fois, si on nous demandait pourquoi, on serait bien incapable de l'expliquer. Techniquement, à part la jolie gestion des mouvements du sable, il n'y a rien de bluffant. Chaque niveau possède une couleur dominante (rose, orange, bleu-vert, ou même blanc) déclinée au gré des zones d'ombre et de lumière. À part ça, pas d'animations de folie, pas de shaders à la pointe de la technologie, pas de déluges de polygones : juste une direction artistique sublime et maitrisée de bout en bout. Allez, histoire de chipoter, on va dire qu'on aurait aimé que le jeu tourne en 1080p. Foutue PS3 en carton. Une salve d'applaudissements également pour la superbe musique jamais envahissante.

Voilà comment on peut évaluer "objectivement" Journey. Mais Journey ne peut être décrit, évalué, noté de la sorte. Journey est, comme son nom l'indique, un voyage. Et un voyage, comme vous avez pu vous en rendre compte lors d'interminables soirées diapos d'amis revenant du bout du monde, ça ne se raconte pas : ça se vit. Oubliez donc tout ce que vous avez pu lire ou entendre à son sujet, oubliez vos a prioris "ouais, encore un jeu bobo-branlette, très peu pour moi" : allez donner vos petits sous à Sony et partez pour un voyage certes court (deux heures à tout casser, mais rien ne vous empêche de le recommencer, bien au contraire) mais ô combien inoubliable, la preuve éclatante que oui, le jeu vidéo peut transmettre des émotions très fortes, mais que non, il n'y a pas forcément besoin de filles à poil et en pleurs pour cela.

Pas besoin d'une âme de poète / artiste bobo / hippie avec des fleurs dans les cheveux pour apprécier Journey : à moins d'être une brute qui ne joue que pour gagner, faire péter le score et tabasser ses adversaires en multi, il est impossible de ne pas se laisser emporter par la beauté du titre de thatgamecompany, qu'elle soit visuelle, auditive ou narrative. Pourtant très simple, presque basique quand on prend séparément chacun des éléments qui le composent, Journey parvient à faire naître des émotions chez le joueur comme peu d'autres jeux avant lui ont su le faire. Instant classic, comme on dit.
 

Commentaires

Masquer les commentaires lus.
nicso
 
un des rares jeux qui me donne l'envie d'une ps3
redtiger
 
Très bonne critique qui va à l'essentiel, comme le jeu.
Ocarian
 
Mes bagages sont déjà près pour le prochain voyage :)
RomAnOCRY
 
ThatGameCompany --> j'achète les yeux fermés !
Bonne critique. Même si 2H me semble vraiment très vite terminé. Je reste parfois 10min à juste admirer le décors, comme un touriste :) Prendre son temps, ça fait du bien :)
bigboo
 
Superbe jeu, c'était un régal.
MaVmAn
 
Est-ce par peur de spoiler qu'une composante principale du jeu n'est pas abordée dans le test?
Je parle du "multi" biensure.
kalhamn
 
Le voyage est prévu pour ce week-end chez moi !
Sir_carma
 
Très bon test mon POTE ! Comme le dit MaVmAn t'aurais pu aborder un peu plus l'aspect "voyage à deux".
GOTY pour moi, si ce n'est GOTLastFiveY
Prodigy
 
Apparemment le concept est de refaire le jeu encore et encore, en multi, et de partager l'expérience avec un inconnu in game. Donc les 2/3h, OSEF.

Ouaip, effectivement, dommage pour l'exclu, mais bon on verra quand la PS3 sera abordable.
fwouedd
 
Perso, en dehors de deux passages que j'ai trouvé bien foutus, j'ai pas été touché émotionnellement parlant.

J'ai trouvé ça joli, original, intriguant surtout, et c'est déjà pas mal, mais en dehors de ces deux passages que je ne spoilerais pas, y'a pas grand chose d'autre que la forme à apprécier.

Et puis d'un point de vue technique, ils auraient pu foutre un peu d'anti-aliasing, c'est pas très propre.

En fait si, je trouve ça un peu bobo branlette (un peu hein).
Sir_carma
 
Disons que la première partie, tu la fais en mode découverte, comme une pucelle. Et l'étranger que tu rencontres tu t'attaches à lui un peu comme une bouée de survie, tu le suis, tu le regardes.
Alors qu'à ta deuxième partie, tu es confiant, tu connais le jeu, tu as envie de prendre les commandes et c'est toi fait le berger. Ce qui change pas mal l'expérience !
D-Kalcke
 
Sir_carma a écrit :
Disons que la première partie, tu la fais en mode découverte, comme une pucelle. Et l'étranger que tu rencontres tu t'attaches à lui un peu comme une bouée de survie, tu le suis, tu le regardes.
Putain, comme j'étais mal quand je l'ai "perdu"...
noir_desir
 
nicso a écrit :
un des rares jeux qui me donne l'envie d'une ps3

COmbien de fois j'ai vu/lu ce type de commentaire.
Finalement ça ne rime à rien de dire ça.
Sir_carma
 
Commencez-pas...
toof
 
J'avais acheté Flower par curiosité, et j'ai acheté Journey parce que ça venait des mêmes gars. Comme tout le monde, je n'ai pas regretté. Je l'ai lancé samedi dernier, en début de matinée, "pour voir". Et je l'ai fait d'un trait, ce que beaucoup recommandaient. Je crois qu'il aurait été difficile de faire autrement. J'étais poussé par la même curiosité et la même envie de découverte que quand j'ai joué les premières fois à Shadow of the colossus. Même ma copine qui peut pas voir un jeu vidéo en peinture est restée à côté tout le long.
Pour le multi, je savais même pas, j'étais pas connecté au PSN pendant ma partie.
Maintenant je sais comme je vais occuper 2 ou 3h de mon week end.
elton
 
En solo, ça perd 50% de son intérêt. Enfin découvrir le jeu seul la première fois, ça m'aurait beaucoup moins marqué je pense.
xiam
 
Je viens de le faire (Merci Ozgarden^^^)

Baffe dans la tronche c'tout.
GTB
 
Rah qu'est-ce que j'aimerais pouvoir y jouer!
M0rb
 
Je donne à ce jeu la note de 12000 infinités +1.

Meilleure expérience vidéoludique depuis Limbo.
Depuis toujours d'ailleurs.
analogue
 
OMG, faut etre mort pour ne pas aimer ce jeu !
Vous devez être connecté pour pouvoir participer à la discussion.
Cliquez ici pour vous connecter ou vous inscrire.
Je préférais l’époque gréco-romaine, on était plein et on se tapait. Là, je suis tout seul et vous me faites chier. - @DieuOfficiel
© Factornews 2001/2014