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TEST

Escape Dead Island

Marc par Marc,  email  @_Armc
 
Dans l’attente de Dead Island 2, Deep Silver a sorti de nulle part Escape Dead Island. TPS Cell shadé, contrastant d’autant plus avec les jeux précédents de la licence, le titre a pour ambition d’expliquer les origines du virus sévissant sur l’archipel de Banoi. L’annonce avait de quoi laisser perplexe, surtout au vu des screens et trailers peu engageants publiés jusqu’alors. N’étant jamais à l’abri d’une bonne surprise, il était légitime de laisser le bénéfice du doute à cet épisode annexe.
 

Enquête exclusive

L’infection transformant le cadre idyllique des îles de Banoi en enfer tropical, commence à soulever l’inquiétude du monde extérieur. Curieux comme une pie, Cliff Calo décide de partir en quête de réponses. Fils d’un richissime magnat des médias, le garçon veut prouver à son cher papa qu’il n’est pas bon qu’à écluser de la vodka en fêtes mondaines. En effet, son géniteur a décidé de léguer son empire audiovisuel à sa fille fraichement diplômée. Cliff vit donc une crise existentielle d’adolescent attardé ayant quelque chose à se prouver. Lui et deux de ses amis, Linda et Devan, décident donc de chiper le yacht de papa afin de partir couvrir les événements et pondre le reportage d’investigation du siècle.



.
Engoncé dans son polo à col pelle à tarte, notre alter ego a la tronche (et la coiffure) d’un footballer à succès. À mi-chemin entre le beauf et la starlette de TV réalité, le personnage s’illustre par son arrogance et son narcissisme. Le bougre, amateur de selfie, se sent obligé de commenter son reportage en se filmant lui-même, façon Bernard de la Villardière. Après avoir fait connaissance avec le larron, on se dit tout de suite que l’aventure va être très très très longue. Celle-ci se déroule sur l’île de Narapela,  une petite bande de terre appartenant à l’archipel de Banoi. Geopharm, une société d’expérimentation génétique, y a élu domicile afin de mener des expériences sur la régénération des organes.

Après que le yacht paternel ait mystérieusement coulé dans la baie, Cliff et sa bande commencent l’exploration de l’île. Débarqué sur la plage, on est tout de suite frappé par le style fortement cell shadé. Celui-ci est d’ailleurs bien plus prononcé que dans Borderlands. Une réelle impression de BD interactive s’en dégage. Le tout donne une certaine cohérence aux environnements très colorés, qui restent jolis et agréables à observer tout au long du voyage. Ce style graphique apparait cependant très vite comme un véritable cache-misère. Le clipping grossier est omniprésent, et la réutilisation des textures en devient ridicule. Il n’est pas rare d’observer un bâtiment taguer plusieurs fois par la même texture « help » ou « keep out », pour un effet ridiculeusement cheap. Mais revenons à nos moutons.


Sentier du GR20

Cliff va donc devoir explorer en long en large et en travers cette petite île infestée de zombies. L’exploration de Narapela, bien que minuscule, sera néanmoins extrêmement éprouvante pour vos nerfs. D’un dirigisme qu’on avait plus vu dans des productions depuis 10 ans, les murs invisibles sont absolument partout et jalonneront votre exploration. De plus, le titre est porté par un level design franchement catastrophique, proche de la mauvaise blague. Le parcours se déroulera invariablement ainsi : jungle-couloirs débouchant soit sur des arènes, soit sur des grottes-couloirs interminables.



Cette construction des niveaux vous forcera à avancer, vous accroupir, vous relever et ainsi de suite sans cesse. Comme si ça ne suffisait pas, la progression vous contraindra à des allers-retours incessants. Ces derniers sont tellement omniprésents, qu’on se demande parfois si on ne se trouve pas dans une simulation de randonnée. Ceci s’explique par le fait que chaque mission se déroule sur une partie spécifique de l’île. Une fois accomplie, il faudra obligatoirement revenir sur vos pas pour accéder à la partie centrale de Narapela. Celle-ci fait office de carrefour et s’avère être un passage obligatoire vers le prochain objectif.

Pire, vous serez contraint de refaire certains trajets (pouvant être longs) 5, 6 ou 7 fois au cours de votre partie. Comme si tout cela ne suffisait pas, ce bon vieux Cliffy perd la boule, mais nous y reviendrons. Qui dit Dead Island, dit bien évidemment zombies. Vos premières rencontres avec ceux-ci seront l’occasion de découvrir que le titre met l’accent sur les mécaniques d’infiltration. Les infectés possèdent en effet une jauge d’alerte au-dessus de la tête. Ces derniers, relativement costaud au début de l’aventure, forceront Cliff à rester discret. Se faufiler derrière eux pour leur poignarder la jugulaire à coup de tournevis, ou les pousser dans un transformateur électrique, sont autant de moyens disponibles pour faire le ménage discrétement.

Rassurez-vous, ce sera en règle générale chose très aisée au vu de l’IA des ennemis. Effectivement, ces cadavres ambulants ne semblent avoir aucune vision périphérique et ne réagiront que si vous êtes pile en face d’eux. On zappera donc très vite cet aspect pour se rabattre sur la boucherie classique. Pour accomplir vos forfaits, vous disposerez d’une très maigre sélection d’outils.

Neurasthénie aigüe

Oubliez tout de suite la fabrication d’armes loufoques auxquelles la franchise nous a habitué. Tournevis, gourdin, trois sortes de haches, un katana, deux pistolets et un fusil à pompe : voilà la liste des armes présentes dans le jeu. Sachez d’ailleurs que certaines armes ne sont que des upgrades venant remplacer définitivement les versions précédentes. Ainsi le gourdin se transformera en hache, qui elle-même se muera en hache renforcée, etc. Une telle pauvreté d’armes ne nécessitera pas d’inventaire, cela tombe bien puisqu’il n’y en a aucun. Ce ne sera pas un handicap,  puisqu’aucun élément du décor n’est prospectable. Si vous adorez fouiller pour dénicher des loots, c’est râpé. Mis à part les armes (trouvable uniquement sur les ateliers), vous ne pourrez dénicher que des caisses de soins et des morceaux de lore. Incarné sous forme de lettres, d’enregistrements ou de cartes postales, vous les trouverez en lévitation au cours des niveaux.

Tel un bon journaliste stagiaire, Cliff possède également un appareil photo. À part faire des autoportraits, il lui servira à prendre des clichés de certains objets spécifiques (indiqués en surbrillance) afin d’obtenir des informations sur son enquête (façon Sherlock Holmes du dimanche).
Question affrontements, soyons clair, ceux-ci sont d’une banalité affligeante. Vous aurez à votre disposition un coup simple et un coup puissant pour chaque arme blanche. Il est également possible de faire trébucher les ennemis pour les achever au sol via un QTE. Bien que plus ou moins soporifiques, ces combats peuvent s’avérer ultra fastidieux. En effet, la difficulté présente dans le jeu n’est pas en dents de scie, mais en dents de tyrannosaure rex. La faute en incombe en grande partie à un level design totalement à l’ouest.
 
On se retrouve ainsi, plus d’une fois, dans des mini-arènes avec tétrarchiée de morts-vivants au cm². D’ailleurs, dans les rangs de ces derniers, on retrouve les classiques « spéciaux ». Certains sont des véritables plaies : mention spéciale au boucher que vous apprendrez vite à éviter comme la peste bubonique. Pour tirer sur l’ambulance, les sauvegardes fonctionnent sur un système de checkpoints. Ceux-ci ont en général le bon goût d’être très éloignés les uns des autres, vous forçant (après trépas) à vous refarcir tout le trajet, ainsi qu’à éliminer les zombies qui ont bien évidemment réapparus. Le summum est atteint lors des combats contre les différents boss. Atrocement difficiles (arène minuscule), ces derniers vous renverront dans les cordes des dizaines de fois. Ajoutez à ça le système de checkpoint qui vous rejouera à chaque fois la cinématique de pré-affrontements et vous commencerez à expérimenter IRL le thème du jeu : la folie.

Délirium Tremens

Mettons ces sueurs froides de côté et revenons sur la mise en scène. Plus vous avancerez dans le jeu, plus les hallucinations de Cliff seront violentes. Débutant gentiment avec des containers/voitures tombant du ciel et des voix lancinantes dans la tête, vous serez progressivement propulsés dans des environnements alternatifs et dérangeants. Ces passages sont d’ailleurs plutôt réussis esthétiquement parlant. De plus, ils sont surtout portés par une bande-son relativement bonne, réussissant l’exploit de rendre ces délires angoissants. Cependant, cette mise en scène n’est qu’un immense fourre-tout de tous les plus gros clichés sur les hallucinations (et autres délires à l’acide) vus au cinéma depuis une vingtaine d’années. Par exemple, on se retrouve à maintes reprises dans un couloir exigu à se faire pourchasser par une rame de métro enragée.



Le titre use jusqu’à la trogne des artifices du genre : « est-ce un rêve ou la réalité ». À maintes reprises, votre personnage se réveillera en sueur dans un lit, après une phase de bouffées délirantes. La mise en scène est tellement anarchique et maladroite qu’on ne comprend strictement rien à l’histoire de Cliff déjà peu intéressante. Vous ne saurez donc jamais quand les psychoses s’arrêtent et où l’histoire reprend. Quant à celle-ci, censée narrer les origines du virus, on se rend vite compte qu’elle s’attarde sur celle du protagoniste. Effectivement, dès les cinq premières minutes du jeu on devine sans effort les origines de l’infection. On nage donc perpétuellement dans un micmac insondable, espérant qu’éventuellement tout cela trouvera une explication à la fin.

Que nenni, puisque toute cette bouillie s’achève dans un final absolument minable, doublé du combo mini-arène/armée de zombies amplifiée par 100. Si vous avez le courage d’arriver jusqu’ici, ce sadisme malsain aura raison de vous achever. Le jeu ne possédant aucune quête secondaire, vous en verrez le bout après 5-6 heures de jeu. Compter le double si vous êtes assez mentalement instables pour trouver tous les éléments de l’histoire (photos, enregistrements, etc.). Si cette durée de vie ultra rachitique fait d’habitude pester, on est ici au contraire soulagé que cette aventure s’achève aussi vite, tant cette poignée d’heures est interminable.

Arnaques, crimes et botulique

Devant un constat aussi accablant, il convient de parler plus prosaïquement, afin de tenter d’analyser les raisons qui ont poussé les développeurs à pondre cette chose. La raison principale est évidente : Escape Dead Island n’est qu’un immense panneau publicitaire commandé par Deep Silver au studio Fatshark afin de promouvoir Dead Island 2. Une déduction d’autant plus évidente qu’un accès à la bêta du futur opus est offert pour toute précommande du titre. Sous prétexte d’expliquer la genèse de l’histoire de la franchise, l’éditeur veut tout simplement montrer qu’il est l’unique propriétaire de la franchise. Rappelons qu’à la suite de Dead Island Riptide, Techland (à l’origine des Dead Island) est entré en désaccord avec la vision artistique qu’avait Deep Silver de la licence. Le studio a donc décidé de couper les ponts et de céder cette dernière à son éditeur.



Souhaitant repartir sur des bases saines, Techland a ensuite relancé un nouveau projet : Dying Light s’apprêtant à sortir début 2015. Une question peut néanmoins se poser : pourquoi avoir choisi le cell shading ? S'il est évident que ce style bien particulier facilite le camouflage de faiblesses techniques, on peut également soulever une autre hypothèse. Cette patte graphique peut aussi être en référence à la BD The Walking Dead de Robert Kirkman. Une décision probablement motivée par la volonté d’offrir une dimension dramatique et donc plus sérieuse à cette prequel. Néanmoins, Escape Dead Island reste l’archétype du produit dérivé, développé à la va-vite, à unique visée marketing. Cette bonne grosse farce tourne presque au vol en bande organisée, au vu du prix auquel est vendu ce jeu : 40 euros, rien que ça.
 
Difficile de vous conseiller d’acheter le titre de Fatshark. Et ce même si vous vous retrouvez en extrême dèche de jeu, pendant un week-end pluvieux et que des soldes vous le proposent pour 5 euros. Escape Dead Island porte très bien son nom et a au moins le mérite de bien servir le propos de son jeu : le délire et la folie. Le gameplay fade, l’extrême difficulté gratuite, la construction de l’histoire et le level design tout bonnement affligeant auront raison de votre santé mentale.

SCREENSHOTS

 

Commentaires

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Butagaz
 
Dans la conclusion, je crois que 'Et ceux' -> 'Et ce'.
Sinon... Ben comme le titre sortait un peu de nulle part, au moins il y aura pas eu trop de hype dessus...
Marc
 
Corrigé, merci.
ptitbgaz
 
Je salue l'implication du rédacteur qui, pour un salaire d'a peu près zéro euros, s'est appliqué à tester un jeu dont la valeur atteint visiblement celle de sa paye... Chapeau.
Zakwil
 
ptitbgaz a écrit :
Je salue l'implication du rédacteur qui, pour un salaire d'a peu près zéro euros, s'est appliqué à tester un jeu dont la valeur atteint visiblement celle de sa paye... Chapeau.


Qui a diffusé nos salaires !!!!!!!!!!! Je vais remonter ça à mon délégué syndical.
Mage
 
Ah parce que ce jeu s' achète ... On doit tous avoir au moins une copie dans notre inventaire Steam sortie également de nul part.
Marc
 
ptitbgaz a écrit :
Je salue l'implication du rédacteur qui, pour un salaire d'a peu près zéro euros, s'est appliqué à tester un jeu dont la valeur atteint visiblement celle de sa paye... Chapeau.


J'ai lutté pour finir le jeu effectivement. La rédac' du test m'a offert l'occasion de me "venger" !

@Mage : tu dois parler de Dead Island Epidemic, qui est au passage pas si mauvais que ça (du moins pour un MOBA).
Mage
 
Ah oui pas faux, c'est Epidemic (qui n'a jamais bougé de mon inventaire si quelqu'un ne l'a pas dans le monde). Comme quoi, je n'ai pas beaucoup entendu parlé de Escape pour confondre les deux jeux.
D-Kalcke
 
Le test est dans la catégorie générique article.
Marc
 
Bien vu, merci ! Voilà c'est dans test.
ptitbgaz
 
Ah parce qu'en plus t'es obligé de le finir ?! Pov' petit...
Marc
 
Crois moi, personne ne devrait avoir à vivre le combat final de ce jeu !
Je ne souhaite même pas ça à mon pire ennemie (quoique ?).
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Tribune

zouz
(19h10) zouz Pas de Segway ?
MrPapillon
(19h02) MrPapillon Et beaucoup d'escalators aussi.
Le vertueux
(19h01) Le vertueux zouz > Ouais y en a pas mal quand même. Beaucoup de trotinettes pour adulte, quelques trotinettes électriques (bien rapide) et quelques roues électriques.
MrPapillon
(18h51) MrPapillon zouz > À Paris plein. De plus en plus. Un jour ça sera honteux de marcher à pieds, un peu comme le fait de monter un escalier alors qu'il y a un escalator de feignasse à côté.
zouz
(18h49) zouz Je ne me rends pas trop compte mais y'a beaucoup des gens qui se trimbalent avec ça en ville ?
zouz
(18h49) zouz Tu vas vraiment t'en servir à visage découvert ?
Le vertueux
(18h40) Le vertueux Crusing > Non ça tu peux le dire ça n'est pas honteux. Par exemple je n'ai pas dit que j'avais une trotinette, pour faire le trajet boulot. ça tu le caches.
Crusing
(17h56) Crusing (16h29) noir_desir > [youtube.com]
Crusing
(17h09) Crusing Le vertueux > C'est pas le genre d'info qu'on doit passer sous silence? comme n'avoir qu'une couille?
Le vertueux
(16h54) Le vertueux Je me suis acheté un monocycle électrique, jetez vous sur les côtés si vous me voyez !
noir_desir
(16h29) noir_desir Crusing > ^^' remarque il voulait supprimer les juges d'instruction lors de son précédent mandat...
Crusing
(15h57) Crusing noir_desir > j'aimerai bien que sarko nous sorte maintenant un "j'ai confiance en la justice de mon pays"
noir_desir
(14h13) noir_desir thedan > c'est bête surtout quand on pense , que les sarkolatres aiment la justice ^^'
thedan
(14h10) thedan noir_desir > tout à fait, je leur ai sorti l'article
MrPapillon
(14h10) MrPapillon Poker VR : [youtube.com]
noir_desir
(14h07) noir_desir thedan > C'est surtout qu'il y a eu une jurisprudence, qui ne te mets pas l'abri quand ton mail est de ton boulot...
thedan
(14h05) thedan d'ailleurs ils se sont pris un retour de manivelles... Pas de mails perso, pas de mails politiques au bureau Non mais
thedan
(14h04) thedan de toute façon, t'as des sarko idolâtres. Tu peux leur mettre le nez dedans, ils te diront que ça sens la rose... J'ai vu passer certains mails persos au boulot d'adhérents aux Républicains qui sont sarko idolâtres, ça vaut son pesant de conneries
noir_desir
(13h18) noir_desir Crusing > on ne croirait pas comme ça
noir_desir
(13h18) noir_desir Crusing > les commentaires oui, mais les amis de sarko qui passe à la télé. C'est évident hollande est tellement fort, qu'il a infiltré la Norvège (soit dit en passant l'un des pays les moins corrompu du monde). Finalement il est trop fort hollande,
Crusing
(13h10) Crusing noir_desir > héhé, j'ai lu les comms sur le site europe1, c'est exactement ça "encore une pseudo affaire" "les mediaco-bobo-gaucho..."
noir_desir
(13h07) noir_desir Crusing > c'est fou, et le pire comme cela vient de la norvege, dans le cadre d'une affaire de corruption pétrolière, son camps ne peut s'agiter en disant que ça vient de hollande (ou des bobo-bien pensant)
Crusing
(12h30) Crusing Comme disait le directeur de campagne de sarkozy "house of cards, c'est un peu tendre" : [mediapart.fr]
Crusing
(12h17) Crusing (oups stun pdf)
Crusing
(12h16) Crusing choo.t > haha adblock me ferme la page direct :D
Crusing
(12h04) Crusing kmplt242 > J'iomagine qu'on peut avoir une dérogation pour le jazz, mais c'ets limite [bestbassgear.com]
kmplt242
(11h39) kmplt242 Ce qui choque le plus c'est qu'il n'y a pas" écouter de la musique", mais "écouter de la musique classique". Toujours cette hierarchisation dans les genres de musique.
Toutoune
(11h38) Toutoune Merci. J'ai ri.
kmplt242
(11h34) kmplt242 Toutoune > (11h30) Ben tu cultive des tomates.
Toutoune
(11h30) Toutoune Mais en quoi faire du jardinage c'est de la culture ?!
choo.t
(11h20) choo.t thedan > "Question :Pour chacune des activités suivantes,dites-moi si, pour vous personnellement, elle fait partie de la culture ?"
thedan
(11h12) thedan choo.t > aprés ça dépends comment sont posés les questions... Mais ça m'étonne assez peu quand on y réfléchit
choo.t
(10h59) choo.t [culturecommunication.gouv.fr]
choo.t
(10h58) choo.t thedan > c'est flippant leur sondage, c'est des rétrogrades de qualité qu'ils ont chopé. La BD moins culturelle que la mode. Collectionner des timbres, plus culturel que le graffiti, le jardinage, plus culturel que le rap.
thedan
(10h52) thedan le jeu vidéo et la culture : [lemonde.fr] !!!
zouz
(10h21) zouz Avant on envoyait des chiens ou des singes dans l'espace pour voir si ça passait, maintenant on envoie des milliardaires. En fait elle pas si pourrie notre époque.
MrPapillon
(08h59) MrPapillon Oui, et il y a beaucoup plus de choses intéressantes à faire là-bas.
_Kame_
(08h34) _Kame_ Y'a juste une petite différence. C'est sur Terre.
MrPapillon
(07h00) MrPapillon L'Antarctique est hostile et pourtant on fait de plus en plus d'activités là-bas, et le tourisme augmente (malgré les interdictions/restrictions).
_Kame_
(00h35) _Kame_ C'est cool pour le côté défi, mais on parle de planètes et satellites un tout petit peu hostile à l'humain. Je serai plus content quand on annoncera qu'on a inventé un nouveau mode de propulsion.
MrPapillon
(00h26) MrPapillon Et ça fera une excuse de plus à Yotleotl de dire qu'ils sont financés par des fonds publics américains.
MrPapillon
(00h26) MrPapillon C'est aussi bon pour les scientifiques, surtout que ça coûtera pas cher relativement.
MrPapillon
(00h26) MrPapillon Kame> Elon Musk souhaite établir une autoroute vers Mars. Donc tout client est le bienvenu. Minage ou pas. Scientifiques ou pas. Il faut pas oublier, c'est que leur fusée peut aller aussi sur Europa ou plein d'autres destinations.
MrPapillon
(00h24) MrPapillon Et le minage d'astéroïdes, c'est Larry Page à titre personnel, pas Google.
MrPapillon
(00h24) MrPapillon CBL > Euh, SpaceX c'est aussi les satellites en orbite basse et en géo.
_Kame_
(00h24) _Kame_ Ouaip, ramener des minerais. Même si je souhaite qu'ils réussissent, j'ai pas la sensation qu'envoyer 100 personnes sur Mars, ça soit vachement utile.
CBL
(00h15) CBL Mas étant remplie de flotte, la planète va devenir une station service pour les drones miniers
CBL
(00h15) CBL Mars est "à deux pas" de la ceinture d'astéroides
CBL
(00h14) CBL Le meme Google qui veut se lancer dans l'exploration minière d'astéroides
CBL
(00h13) CBL L'actionnaire majoritaire de SpaceX, c'est Google
mardi 27 septembre 2016
_Kame_
(23h59) _Kame_ Tout ça pour aller se faire chier sur une planète désertique. (ahah).
MrPapillon
(23h43) MrPapillon Mais toute la conf' regorge de détails techniques, et c'est encore plus épique que juste avec les détails de cette vidéo.
MrPapillon
(23h42) MrPapillon La vidéo qui résume : [youtube.com]
MrPapillon
(23h42) MrPapillon L
MrPapillon
(23h30) MrPapillon Jusqu'à présent, SpaceX n'a annoncé que le transport. Le reste sera sûrement fait entièrement ou en coopération avec d'autres organismes/entreprises. J'imagine que même une grande partie de l'intérieur du vaisseau (MCT) sera conçu par le client.
MrPapillon
(23h28) MrPapillon Si on devait réduire au plus petit dénominateur commun, on ne serait jamais allés sur la Lune, et on aurait jamais rien fait d'ailleurs.
MrPapillon
(23h28) MrPapillon Yolteotl > Mais on s'en fout de facile ou pas. Ce qui est intéressant c'est s'ils vont y arriver ou pas.
Yolteotl
(23h23) Yolteotl "Facile" quand on a accès à un marché interne qui permet de le financer de façon incomparable à ce qu'on retrouve en Europe ou n'importe où ailleurs sur la planète. Je te laisse volontiers aller sur Mars en premier en tout cas :)
MrPapillon
(23h15) MrPapillon Et en seulement 10 ans, c'est les premiers à avoir un plan de baisse des coûts cohérent. Alors que ça fait depuis 60 ans qu'on envoie des trucs dans l'espace.
MrPapillon
(23h14) MrPapillon Et bien sûr on parle encore une fois des contrats avec la Nasa, alors qu'ils sont soumis à des appels d'offre, et que toutes les autres boîtes de la planète ont des contrats avec le public.
MrPapillon
(23h13) MrPapillon ULA continue à utiliser les mêmes éternels lanceurs.
MrPapillon
(23h13) MrPapillon Et Ariane n'a annoncé Ariane 6 que parce que ça bougeait à côté.
MrPapillon
(23h13) MrPapillon Et on parle de casser les prix pour financer la R&D. Mais Roscosmos fait plus vraiment de R&D.
MrPapillon
(23h11) MrPapillon Et les contrats de la Nasa sont plus complexes qu'un simple lancer de satellite.
MrPapillon
(23h11) MrPapillon Yolteotl > Les contrats de la Nasa sont sur plusieurs lancements, pas qu'un seul.
MrPapillon
(23h10) MrPapillon Ils ont fait des procès pour simplement avoir le "droit" de participer aux appels d'offre sur l'armement. Ils viennent d'obtenir leur premier contrat dessus à force, il y avait beaucoup trop de magouilles entre ULA et l'armée avant.
Yolteotl
(23h10) Yolteotl MrPapillon > c'est la que je dis que tu te plantes, ils ne coutent pas 80 millions, le cout est plus élevé, pas le double mais pas loin. C'est grace aux contrats gouvernementaux que SpaceX casse les prix et laisse miroiter un prix si bas.
MrPapillon
(23h10) MrPapillon Oui, mais les contrats d'armement c'est pas SpaceX.
MrPapillon
(23h09) MrPapillon Un satellite en orbite par SpaceX coûte moins cher que chez les concurrents.
Yolteotl
(23h09) Yolteotl Dans une certaine boite que je connais assez bien, les commerciaux ont "enfin" réussi à décrocher un contrat d'équipement pour l'armée américaine. Quand la France commande le dit équipement en 5 exemplaires, les USA c'est 100/200/300.
MrPapillon
(23h09) MrPapillon Un satellite en orbite par SpaceX coûte 80 millions de $. On fait des satellites à des milliards de $.
MrPapillon
(23h08) MrPapillon Yolteotl > La plupart des gouvernements des pays industrialisés peuvent financer des fusées SpaceX.
MrPapillon
(23h08) MrPapillon La Nasa n'est pas un organisme qui ne développe qu'en interne, c'est un organisme qui sous-traite beaucoup.
Yolteotl
(23h07) Yolteotl MrPapillon > "C'est pareil pour les autres pays", c'est que tu n'as pas vraiment conscience des effets d'échelle que ça représente. Aucun autre gouvernement de la planète ne peut financer comme le font les USA.
MrPapillon
(23h07) MrPapillon Les principaux concurrents actuels de SpaceX, c'est BlueOrigin, ULA, Roscosmos, Ariane. Tous principalement financés par des fonds publics.
MrPapillon
(23h06) MrPapillon Ariane vient de commencer à peine à entrevoir des plans de réutilisation des lanceurs, comme le font aussi les russes et ULA. Tout ça depuis que SpaceX a montré des succès dedans.
MrPapillon
(23h06) MrPapillon Ariane n'a pas de plan de colonisation de Mars en urgence.
MrPapillon
(23h05) MrPapillon D'ailleurs il y a eu des procès par SpaceX pour ça.
MrPapillon
(23h05) MrPapillon Faut pas oublier que les autres lanceurs américains sont encore plus soutenus par le gouvernement que SpaceX.
MrPapillon
(23h04) MrPapillon Et pour les autres boîtes aux US.
Yolteotl
(23h04) Yolteotl des lanceurs aux autres compagnies. Ils ne sont pas spécialement plus ambitieux ou doués que les gars de l'Agence Spatiale Européenne qui ont bien moins de fonds derrière
MrPapillon
(23h04) MrPapillon Oui et c'est pareil pour les autres pays.
Yolteotl
(23h03) Yolteotl MrPapillon > Comme je le disais, ils gagnent des clients parce que la concurrence est faussée. La NASA et le gouvernement américain souhaitaient avoir une compagnie américaine avec des contrats si importants qu'ils peuvent se permettre de vendre à perte
MrPapillon
(23h00) MrPapillon Mais là on parle de SpaceX sinon, c'est vraiment être de mauvaise foi de nier leur succès. Plein de clients s'ajoutent à leur carnet.
MrPapillon
(22h58) MrPapillon Yolteotl > Oui ça a été racheté récemment.
MrPapillon
(22h57) MrPapillon (Tesla n'a pas besoin de gagner de l'argent à ce stage aussi. Ils ont besoin de grandir le plus vite possible et de devancer tous les constructeurs établis).
Yolteotl
(22h57) Yolteotl [bloomberg.com]
Yolteotl
(22h56) Yolteotl [fr.wikipedia.org] " L'idée de ce projet a été suggérée par leur cousin Elon Musk, qui a aidé à la création de la société et en est devenu président."
MrPapillon
(22h56) MrPapillon Il faut pas oublier que SpaceX envoie régulièrement des capsules sur l'ISS.
MrPapillon
(22h55) MrPapillon (sauf si on remonte aux premiers falcons des débuts de SpaceX)
MrPapillon
(22h55) MrPapillon Les deux derniers gros foirages sont dus à des anomalies sur le tank du deuxième étage. Il semble qu'il y ait une faiblesse à endroit particulier par là-bas et ils vont y remédier. Le reste n'est que succès.
MrPapillon
(22h53) MrPapillon Sachant qu'ils ont commencé il y a dix ans et qu'ils ont devancé les autres sur les technos du futur, alors que les autres tablent sur des technos vieilles de plus de 50 ans.
MrPapillon
(22h52) MrPapillon Actuellement, malgré les derniers foirages, ils ont un taux de réussite tout à fait satisfaisant, à plus de 92-93% je crois.
MrPapillon
(22h52) MrPapillon SpaceX a réussi largement plus de fois qu'ils ont eu d'échecs.
MrPapillon
(22h51) MrPapillon SolarCity n'est pas dirigé par Elon Musk.
MrPapillon
(22h51) MrPapillon Yolteotl > Non, la Nasa est cliente.
Yolteotl
(22h46) Yolteotl C'est bien que Ellon Musk soit ambitieux, mais SolarCity est un échec, Tesla ne dégage toujours pas de bénéfice (et n'en dégagera pas avant plusieurs années), et SpaceX s'est vautré plus de fois qu'ils n'ont réussi pour l'instant.
Yolteotl
(22h44) Yolteotl c'est ça qui leur permet de casser les prix à l'international, ils vendent à perte parce qu'ils ont des contrats nationaux monstrueusement élevés amortissant le coup.
Yolteotl
(22h43) Yolteotl MrPapillon > "Financement privé", mwai, ils tirent leur cash des contrats avec la Nasa
MrPapillon
(22h29) MrPapillon Surtout que SpaceX a un financement privé et que la boîte est contrôlée par une idéologie forte et humaniste.