Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.
 
TEST

Echo of the Wilds, la pelle de la nature

kimo par kimo,  email
 
A première vue, Echo of the Wilds semble tout droit sorti de la vieille soupière à jeu indé. Une poignée de pixel-art, de la survie, un peu de craft, un scénario pseudo-cryptique, voilà qui a de quoi faire craindre un mélange indigeste dans le genre déjà archi-saturé du retro-exploration-survival-crafting-game. Mais il faut croire qu’on aime ça, puisqu'on y a joué.
 

Je te survivrai

Le survival-horror et le jeu de survie n’en finissent plus de se rejoindre depuis quelques temps. Reconnaissance logique d’un genre dans un autre puisque, notamment depuis Silent Hill 2, le caractère symbolique du survival horror ne faisait bien souvent que redoubler le combat physique du survivant sur son versant onirique ou psychanalytique. Survivre y était devenu échapper à ses projections et à ses fantasmes, se survivre en quelque sorte. S’enfuir d’une île/d'un manoir hanté/d'un asile, tout comme d’un cauchemar, nécessite une connaissance de l’espace (des frontières réelles ou fantasmées, des espaces secrets et des ressources) qui correspond également à une (re)connaissance de soi-même (ses limites physiques, morales, et mentales). Lone Survivor illustrait clairement la portée réflexive d’une telle structure : ce n’était pas tant le personnage que le joueur qui s’enfermait dans les images. C’est pourquoi ces jeux, mais tout autant Day Z ou même Far Cry 3, aiment à articuler (explicitement ou pas) des questions éthiques à leurs nécessités pratiques de gameplay. Ainsi, par l’expérience symbolique du jeu, le joueur apprend quelque chose sur lui-même : quel type de rapport il entretient aux images et aux fantasmes et ce qu’il est prêt à faire pour y survivre et/ou s’en échapper.

Echo of the Wilds mange clairement de ce pain-là, il est un hybride typique de la survie classique et de l’emballage symbolique qui constituent ce genre de jeu, avec des dosages parfois très différents. Mais en élaborant son propre langage et ses propres fins, il parvient malgré tout à tirer son épingle du jeu.

Chasse, pêche, nature et traditions

Au début d’Echo of the Wilds, vous êtes quasi-nu (et amnésique bien sûr) dans la nature, et votre premier objectif est donc logiquement de survivre. Pour cela, il vous faut gérer trois données principales : la chaleur, la vitalité (sous forme de faim/soif) et le temps. Ces trois éléments sont interconnectés : il vous faut de la vitalité pour la réaliser la plupart des activités (comme la découpe d’arbre), du bois pour alimenter votre feu de camp et ne pas perdre de vitalité durant la nuit, et enfin, gérer votre temps pour récupérer ces ressources avant la nuit. L’exploration consomme en effet des portions de votre journée : se rendre dans une zone pour récupérer de quoi survivre la fait impitoyablement avancer. Généralement, vous n’avez le droit qu’à deux expéditions par jour, et comme votre inventaire est très limité (surtout au début), il faut bien prévoir vos priorités et planifier votre journée, notamment lors des saisons les moins riches en nourriture. Même sauvegarder vous coutera : il faudra non seulement prendre le temps de vous rendre sur place et y apporter une offrande, ce qui est, par moment, loin d'être négligeable.

L’exploration en elle-même se déroule d’une façon particulière. Les zones sont indépendantes et vous les découvrez d'abord de façon aléatoire avant de pouvoir y revenir. Lorsque vous y retournez, vous êtes sûrs d’y retrouver le même biome, mais les ressources sont redistribuées aléatoirement et varient drastiquement selon les saisons. Vous pouvez retourner en terrain connu ou bien décider de découvrir un nouvel environnement au prix d’une demi-journée de recherche, sachant que vous ne pouvez en conserver qu’un nombre limité en mémoire et qu’il faudra régulièrement « oublier » d’anciens lieux pour en découvrir de nouveaux (bien qu’il est possible plus tard d’en garder le souvenir autrement). L’aspect aléatoire est réel, mais reste heureusement limité, puisque certains lieux n’apparaissent que sous des conditions bien spécifiques que le joueur découvrira peu à peu.

Bien entendu, le craft vous permettra de développer les précieux outils capables de vous faire gagner du temps, chasser du gibier, vous rendre plus résistants aux dangers de la nature ou bien d’améliorer votre quotidien au camp de base.  Vous apprenez les recettes de craft (en échange d’offrandes) avant de pouvoir réaliser les objets. Là encore, le nombre de recettes pouvant être mémorisées simultanément est strictement limité (bien qu’il y a là également moyen de contourner partiellement cette limitation). S’il n’est pas nécessaire d’expérimenter ou de consulter sans cesse un wiki pour pouvoir survivre, il est par contre essentiel de comprendre comment fonctionne le système d’offrande, ce qui permet de conserver une part de mystère sans pour autant perdre totalement le joueur débutant. Sur ce versant, Echo of the Wilds ressemble donc à un Don’t Starve soft : il sera toujours nécessaire de vous montrer prudent et attentif, mais rien d’aussi complexe et opaque que le jeu de Klei. La survie n’est toutefois pas une mince affaire, et il est tout à fait possible de mourir, notamment quand des maladies ou l’arrivée de l’hiver viennent s’en mêler.

Natures et découvertes

La question intéressante est de savoir comment ce gameplay de survie s’articule aux enjeux narratifs pour donner envie au joueur de progresser. Le début du jeu a de quoi inquiéter, avec l’omniprésence de rêves cryptiques tout droits sortis du petit dictionnaire symboliste du jeu vidéo. Quel choc ! Nous sommes la projection d’un autre qui cherche à fuir un traumatisme, ce ne sera que le millième jeu à utiliser cette mise en forme rabattue jusqu’au cliché depuis Silent Hill jusqu’à Among the Sleep, comme si ce truc pouvait éternellement servir de cache misère aux jeux en mal de scénariste. Mais si la narration est clairement calquée sur le modèle du survival horror tendance psychanalytique, si la progression même est réminiscente de cette tradition (il y a des puzzles permettant d’ouvrir des portes vers de nouvelles zones de jeu et un monstre qui nous hante), Echo of the Wilds prend de biais les questions éthiques du survival pour faire une proposition singulière, et c’est là son originalité.

De fait, vous n’avez ici pas vraiment le choix quant à vos moyens de subsistance. Survivre est un challenge qui se paie de nombreuses morts et nécessite une bonne connaissance des mécanismes du jeu. Ce choix de game-design offre au système de survie une autonomie appréciable. Dans le gameplay lui-même, ça fonctionne assez bien : progresser dans la narration implique parfois de prendre un risque sérieux, et le jeu mettra à l’épreuve votre patience et votre prudence. Le joueur en effet hésite toujours entre l’organisation de sa propre survie et l’exploration du sens narratif de son expérience. Comme l’objectif de survie est rapidement maitrisé, il ne reste pas excessivement longtemps le moteur de la progression du joueur. Mais vu qu’il est impossible d’engranger ou de stocker longtemps nos biens matériels, il se transforme alors en véritable contrainte, obligeant à prendre des risques réels (soit le game over) pour des résultats hasardeux et symboliques (soit une bribe d’histoire). Ici, il est tout à fait possible de devoir attendre la fin d’une saison pour reprendre l’exploration proprement dite. Le contrecoup de cette proposition se fait évidemment également ressentir : son intransigeance couplée à un manque d’alternative exige du joueur une certaine routine, qui lui laisse parfois peu de liberté quant à sa progression, notamment en début de partie où l’arrivée de l’automne, puis de l’hiver font figure de véritable course contre la montre et mettent à rude épreuve notre connaissance du jeu.

Vivre, pour le meilleur

Mais c’est dans la structure même du jeu que cette décision lui permet de briller. Cet entremêlement de la survie et de la progression dépasse de loin ce qui a été fait dans Lone Survivor, où la gestion du bien-être de notre personnage pouvait déjà occuper une importance démesurée pour peu qu’on se soucie d’obtenir la bonne fin, mais sans être forcément un obstacle à la progression du joueur qui souhaitait juste en voir le bout. L’évaluation de celui-ci se faisait justement sur cet équilibre-là et relevait donc de sa décision. La force de la proposition d'Echo of the Wilds tient en ceci que le jeu se montre quant à lui radical, et propose un système d'évaluation purement binaire - la distinction se faisant entre le joueur mort et le joueur vivant et non à partir de son comportement ingame. La question du vouloir est remplacée par celle du pouvoir. La mortalité reprend ainsi ses droits sur les mécanismes du jeu, sans pour autant évincer complétement la nécessité interprétative, mais en rappelant sa subordination au gameplay. Ici quand on peut, c’est qu’on a déjà compris quelque chose de l’organisation du jeu. Le jugement porté sur le joueur est donc à la fois performatif (comme tout jeu constitué d’une barre de vie) et symbolique (au sens où cette compréhension des mécanismes constitue le cœur de la narration).

Bien sûr, le jeu perd en puissance évocatrice ce qu’il gagne en clarté et en signification. Dans Lone Survivor ou Silent Hill 2, la résolution du mystère menait finalement à un glissement du questionnement qui évitait ainsi l'écueil de la révélation finale forcément décevante et téléphonée. Il ne s’agissait finalement pas tant de découvrir ce que le personnage cachait que ce que le joueur faisait face à ses fantasmes (ce que semble d’ailleurs signifier le questionnement incessant qui constitue le gameplay d’un jeu comme Home ou même The Walking Dead). La révélation finale n’en étant alors pas vraiment une, mais proposait au joueur d'évaluer ses propres actes de jeu (encore une fois, Home allait très loin sur ce point précis puisqu’il proposer au joueur de donner ses propres conclusions). Le survival nous invite alors quasi systématiquement à recommencer le jeu (ou du moins à le réinterpréter), cette fois débarrassé de nos illusions.

Echo of the Wilds fait l’économie de ce retournement en jouant dès le début la carte de l'honnêteté et de l'humour. Il se termine donc sans révélations ni retournement puisqu'il qu’il vend immédiatement la mèche. Et pour cause, puisqu’il est performatif, le sens du jeu ne se construit pas à partir du pivot final : lorsque le joueur arrive à la fin du voyage, tout lui a déjà été donné, raison justement pour laquelle le jeu se termine.  Le jeu ne semble sortir la carte méta/réflexive que parce qu’elle fait partie, en quelque sorte, du folklore du genre. Il évite ainsi les dérives les plus pénibles, comme la tentation de pousser à la surinterprétation paranoïaque (façon Braid ou David Lynch) ou celle du puzzle d'autiste à décrypter mille fois (façon Fez ou Stanley Kubrick).



C'est d'une autre façon qu'Echo of the Wilds respecte la tradition du perpétuel retour : ce recommencement est bien présent mais il est d'une nature différente. Il n'est pas un élément du discours ou de la narration, mais il est intégré directement au gameplay, à partir de nos échecs et de notre progression. Celle-ci est en effet constituée d’une succession de petits recommencements (en cas de morts) et de répétitions (nécessaires pour survivre) – d’échos donc - au sein de ce qui ne constitue finalement qu’une unique grande partie durant laquelle le joueur s'oriente et dessine un grand plan d'actions.

Alors que la lassitude et la frustration pourraient (et peuvent toujours d’ailleurs) se faire sentir, la grammaire particulière du jeu prend justement corps par ce biais, pour peu qu’on y soit sensible. La force du jeu réside justement dans sa capacité à jouer de ces répétitions pour générer constamment de la différence et du flou.  Les descriptions étranges et humoristiques de chaque objet nous entourant, la déconnection de tous les lieux les uns avec les autres, et l'oubli constant imposé au joueur le laisse dans un espèce de flottement. Pourtant, plus on avance, plus on prend confiance dans ces mécanisme d'effacement et de recouvrement. On accepte de se perdre sans jamais être démuni, justement parce que le jeu ne nous demande pas d'interpréter, mais simplement de jouer, le sens ayant moins d'importance que la compréhension des mécanismes qui régissent le monde qu'on explore. L'amnésie par exemple n'est jamais inscrite dans le jeu comme un élément narratif, mais n'existe au contraire que dans le gameplay, puisque c'est le joueur lui-même qui s'y condamne chaque fois qu'il efface un lieu de sa mémoire.

L’aspect aléatoire du jeu articule alors une forme d'itinéraire inédite pour le joueur. Le jeu y dissimule sa linéarité et donc son sens. Il réunit la succession de cartes postales à la logique associative onirique. Les paysages et les rêves sont des clichés - souvent non dénués d'humours -  aux liaisons flottantes et ténues, aux répétitions étranges et à la familiarité sans cesse contredite. C’est par cette structure d’un identique mal ajusté que le jeu construit sa poétique : tout est un écho déformé de nos parties d’avant, de nos retours aux mêmes lieux, qu'on s'en souvienne ou non. Le jeu mélange de la mémoire et du présent qui ne se superposent jamais tout à fait.

Il n’y a rien de bien sorcier dans ces idées, qui sont quasiment la base du jeu vidéo (répétition d’une même séquence jusqu’à son succès). C’est en interrogeant cette répétition et en le rapprochant du fonctionnement onirique que le survival (mais pas seulement) lui a donné un sens symbolique ou conceptuel. Mais plutôt que d’en faire le lieu de l’évaluation éthique du joueur ces wilds ont choisi une voie plus simple et moins ostentatoire, plus proche du jeu que du discours ou de la démonstration. En faisant confiance avant tout à la force évocative de son gameplay (le rapport au temps et à la répétition, un peu comme Braid) et de sa structure (la question de l’issue, de la survie aux images propre au survival) Echo of the Wilds est un bel exemple de ce qui constitue aussi la singularité narrative du jeu vidéo.

Pour être plus prosaïque, il faut également prévenir que le jeu contient encore quelques bugs - notamment lorsqu'on le joue à la manette - et est victime de quelques crashs parfois frustrants (vu que les sauvegardes ne sont pas automatiques). Le développeur est généralement réactif sur le forum, et de nombreuses choses ont été corrigées au fur et à mesure de ma propre progression. Techniquement, le jeu est donc loin d'être irréprochable, même si ça s'améliore.
C'est bien et ça ne coûte que 6€.

SCREENSHOTS

 

Commentaires

Masquer les commentaires lus.
Ozgarden
 
Merci pour tes impressions Kimo.
Vous devez être connecté pour pouvoir participer à la discussion.
Cliquez ici pour vous connecter ou vous inscrire.
Soutenez Factornews.com

Tribune

Crusing
(13h50) Crusing Une faute de lecture par phrase à peu près.
Crusing
(13h49) Crusing le pro de la lecture de chiffre à décimale, ou pas.
Crusing
(13h48) Crusing Oh un nouveau "magicien de gagner de l'argent sans rien faire", je l'avais jamais vu, fabuleux [50.7.89.82]
Doc_Nimbus
(12h29) Doc_Nimbus Crusing > (11h23) Chouette, merci !
MrPapillon
(12h16) MrPapillon Et qu'ils annoncent une machine à sous Assassin's Creed.
zouz
(12h11) zouz Crusing > (11h23) Hahaha le flic du début !
Palido
(12h05) Palido thedan > Ca serait marrant que Vivendi officialise le rachat d'Ubisoft aujourd'hui, et en profite pour annuler BGE 2 dès demain.
Crusing
(11h40) Crusing ah oui j'avais pas vu non plus...
Crusing
(11h39) Crusing Niko > d'ailleurs elles sont où les breves dans la home?
thedan
(11h38) thedan Niko > oups pardon désolé ... Pas réveiller tout ça...
Niko
(11h37) Niko On a déjà fait une brêve ce matin dessus
thedan
(11h35) thedan bon BGE 2 c'est quasi officiel : [jeuxvideo.com]
thedan
(11h28) thedan Etonnant : [lemonde.fr]
Crusing
(11h23) Crusing Nouveau Usul : [youtube.com]
Fougère
(01h25) Fougère [kotaku.co.uk] C'est long mais ca brosse un portrait très précis et réaliste de la situation autour de SC
zouz
(00h23) zouz [facebook.com]
_Kame_
(00h06) _Kame_ Doc_Nimbus > merci, j'me sens aussi con qu'un chat avec un bout de ficelle
mercredi 28 septembre 2016
Le vertueux
(23h27) Le vertueux zouz > Je n'en ai pas vu, faut dire que c'est mega cher, hyper encombrant et pas très fun.
Doc_Nimbus
(22h18) Doc_Nimbus Un clicker vraiment sympa : [jhollands.co.uk]
Le vertueux
(21h33) Le vertueux J'ai fait mon premier tour dans la rue avec le monocycle, c'est quand même autre chose que l'entrainement dans le parking sous terrain. J'ai failli écraser des jeunes, heureusement qu'il y avait une rambarde, je n'ai pas su m’arrêter net proprement.
Dks
(21h22) Dks j'espère que c'est pas enfoui dans la tribunes depuis que c'est passé ..
Dks
(21h21) Dks vu sur twitter GK, un premier épisode docu sur la team derrière Furi : [youtube.com]
Le vertueux
(21h03) Le vertueux __MaX__ > hihihihi non pas de figure, de toute façon c'est une oxelo tu ne peux rien faire avec, ça pèse une tonne.
Laurent
(21h02) Laurent 1er dev diary pour Wonder Boy. Je ne sais pas si le jeu sera bien mais le remake des musiques est magnifique [youtube.com]
DukeFreeman
(20h47) DukeFreeman Fougère > toute mes désoles
Fougère
(20h45) Fougère DukeFreeman > Tu me laisse même pas le temps de faire la news ;(
DukeFreeman
(20h36) DukeFreeman je suis joie...[gamekult.com]
MrPapillon
(20h17) MrPapillon "gna gna gna these updates will help in an online world", et hop l'icône d'Edge est revenue sur ma toolbar.
MrPapillon
(20h16) MrPapillon Super, mise à jour de Windows 10 qui reset tous mes params, et remets le fond d'écran par défaut.
Feed
(19h54) Feed Niko > Coucou :)
__MaX__
(19h29) __MaX__ Ca tue la trotinettes. Tu fais au moins quelques back flip avant d'arriver au boulol ?
zouz
(19h10) zouz Pas de Segway ?
MrPapillon
(19h02) MrPapillon Et beaucoup d'escalators aussi.
Le vertueux
(19h01) Le vertueux zouz > Ouais y en a pas mal quand même. Beaucoup de trotinettes pour adulte, quelques trotinettes électriques (bien rapide) et quelques roues électriques.
MrPapillon
(18h51) MrPapillon zouz > À Paris plein. De plus en plus. Un jour ça sera honteux de marcher à pieds, un peu comme le fait de monter un escalier alors qu'il y a un escalator de feignasse à côté.
zouz
(18h49) zouz Je ne me rends pas trop compte mais y'a beaucoup des gens qui se trimbalent avec ça en ville ?
zouz
(18h49) zouz Tu vas vraiment t'en servir à visage découvert ?
Le vertueux
(18h40) Le vertueux Crusing > Non ça tu peux le dire ça n'est pas honteux. Par exemple je n'ai pas dit que j'avais une trotinette, pour faire le trajet boulot. ça tu le caches.
Crusing
(17h56) Crusing (16h29) noir_desir > [youtube.com]
Crusing
(17h09) Crusing Le vertueux > C'est pas le genre d'info qu'on doit passer sous silence? comme n'avoir qu'une couille?
Le vertueux
(16h54) Le vertueux Je me suis acheté un monocycle électrique, jetez vous sur les côtés si vous me voyez !
noir_desir
(16h29) noir_desir Crusing > ^^' remarque il voulait supprimer les juges d'instruction lors de son précédent mandat...
Crusing
(15h57) Crusing noir_desir > j'aimerai bien que sarko nous sorte maintenant un "j'ai confiance en la justice de mon pays"
noir_desir
(14h13) noir_desir thedan > c'est bête surtout quand on pense , que les sarkolatres aiment la justice ^^'
thedan
(14h10) thedan noir_desir > tout à fait, je leur ai sorti l'article
MrPapillon
(14h10) MrPapillon Poker VR : [youtube.com]
noir_desir
(14h07) noir_desir thedan > C'est surtout qu'il y a eu une jurisprudence, qui ne te mets pas l'abri quand ton mail est de ton boulot...
thedan
(14h05) thedan d'ailleurs ils se sont pris un retour de manivelles... Pas de mails perso, pas de mails politiques au bureau Non mais
thedan
(14h04) thedan de toute façon, t'as des sarko idolâtres. Tu peux leur mettre le nez dedans, ils te diront que ça sens la rose... J'ai vu passer certains mails persos au boulot d'adhérents aux Républicains qui sont sarko idolâtres, ça vaut son pesant de conneries
noir_desir
(13h18) noir_desir Crusing > on ne croirait pas comme ça
noir_desir
(13h18) noir_desir Crusing > les commentaires oui, mais les amis de sarko qui passe à la télé. C'est évident hollande est tellement fort, qu'il a infiltré la Norvège (soit dit en passant l'un des pays les moins corrompu du monde). Finalement il est trop fort hollande,
Crusing
(13h10) Crusing noir_desir > héhé, j'ai lu les comms sur le site europe1, c'est exactement ça "encore une pseudo affaire" "les mediaco-bobo-gaucho..."
noir_desir
(13h07) noir_desir Crusing > c'est fou, et le pire comme cela vient de la norvege, dans le cadre d'une affaire de corruption pétrolière, son camps ne peut s'agiter en disant que ça vient de hollande (ou des bobo-bien pensant)
Crusing
(12h30) Crusing Comme disait le directeur de campagne de sarkozy "house of cards, c'est un peu tendre" : [mediapart.fr]
Crusing
(12h17) Crusing (oups stun pdf)
Crusing
(12h16) Crusing choo.t > haha adblock me ferme la page direct :D
Crusing
(12h04) Crusing kmplt242 > J'iomagine qu'on peut avoir une dérogation pour le jazz, mais c'ets limite [bestbassgear.com]
kmplt242
(11h39) kmplt242 Ce qui choque le plus c'est qu'il n'y a pas" écouter de la musique", mais "écouter de la musique classique". Toujours cette hierarchisation dans les genres de musique.
Toutoune
(11h38) Toutoune Merci. J'ai ri.
kmplt242
(11h34) kmplt242 Toutoune > (11h30) Ben tu cultive des tomates.
Toutoune
(11h30) Toutoune Mais en quoi faire du jardinage c'est de la culture ?!
choo.t
(11h20) choo.t thedan > "Question :Pour chacune des activités suivantes,dites-moi si, pour vous personnellement, elle fait partie de la culture ?"
thedan
(11h12) thedan choo.t > aprés ça dépends comment sont posés les questions... Mais ça m'étonne assez peu quand on y réfléchit
choo.t
(10h59) choo.t [culturecommunication.gouv.fr]
choo.t
(10h58) choo.t thedan > c'est flippant leur sondage, c'est des rétrogrades de qualité qu'ils ont chopé. La BD moins culturelle que la mode. Collectionner des timbres, plus culturel que le graffiti, le jardinage, plus culturel que le rap.
thedan
(10h52) thedan le jeu vidéo et la culture : [lemonde.fr] !!!
zouz
(10h21) zouz Avant on envoyait des chiens ou des singes dans l'espace pour voir si ça passait, maintenant on envoie des milliardaires. En fait elle pas si pourrie notre époque.
MrPapillon
(08h59) MrPapillon Oui, et il y a beaucoup plus de choses intéressantes à faire là-bas.
_Kame_
(08h34) _Kame_ Y'a juste une petite différence. C'est sur Terre.
MrPapillon
(07h00) MrPapillon L'Antarctique est hostile et pourtant on fait de plus en plus d'activités là-bas, et le tourisme augmente (malgré les interdictions/restrictions).
_Kame_
(00h35) _Kame_ C'est cool pour le côté défi, mais on parle de planètes et satellites un tout petit peu hostile à l'humain. Je serai plus content quand on annoncera qu'on a inventé un nouveau mode de propulsion.
MrPapillon
(00h26) MrPapillon Et ça fera une excuse de plus à Yotleotl de dire qu'ils sont financés par des fonds publics américains.
MrPapillon
(00h26) MrPapillon C'est aussi bon pour les scientifiques, surtout que ça coûtera pas cher relativement.
MrPapillon
(00h26) MrPapillon Kame> Elon Musk souhaite établir une autoroute vers Mars. Donc tout client est le bienvenu. Minage ou pas. Scientifiques ou pas. Il faut pas oublier, c'est que leur fusée peut aller aussi sur Europa ou plein d'autres destinations.
MrPapillon
(00h24) MrPapillon Et le minage d'astéroïdes, c'est Larry Page à titre personnel, pas Google.
MrPapillon
(00h24) MrPapillon CBL > Euh, SpaceX c'est aussi les satellites en orbite basse et en géo.
_Kame_
(00h24) _Kame_ Ouaip, ramener des minerais. Même si je souhaite qu'ils réussissent, j'ai pas la sensation qu'envoyer 100 personnes sur Mars, ça soit vachement utile.
CBL
(00h15) CBL Mas étant remplie de flotte, la planète va devenir une station service pour les drones miniers
CBL
(00h15) CBL Mars est "à deux pas" de la ceinture d'astéroides
CBL
(00h14) CBL Le meme Google qui veut se lancer dans l'exploration minière d'astéroides
CBL
(00h13) CBL L'actionnaire majoritaire de SpaceX, c'est Google
mardi 27 septembre 2016
_Kame_
(23h59) _Kame_ Tout ça pour aller se faire chier sur une planète désertique. (ahah).
MrPapillon
(23h43) MrPapillon Mais toute la conf' regorge de détails techniques, et c'est encore plus épique que juste avec les détails de cette vidéo.
MrPapillon
(23h42) MrPapillon La vidéo qui résume : [youtube.com]
MrPapillon
(23h42) MrPapillon L
MrPapillon
(23h30) MrPapillon Jusqu'à présent, SpaceX n'a annoncé que le transport. Le reste sera sûrement fait entièrement ou en coopération avec d'autres organismes/entreprises. J'imagine que même une grande partie de l'intérieur du vaisseau (MCT) sera conçu par le client.
MrPapillon
(23h28) MrPapillon Si on devait réduire au plus petit dénominateur commun, on ne serait jamais allés sur la Lune, et on aurait jamais rien fait d'ailleurs.
MrPapillon
(23h28) MrPapillon Yolteotl > Mais on s'en fout de facile ou pas. Ce qui est intéressant c'est s'ils vont y arriver ou pas.
Yolteotl
(23h23) Yolteotl "Facile" quand on a accès à un marché interne qui permet de le financer de façon incomparable à ce qu'on retrouve en Europe ou n'importe où ailleurs sur la planète. Je te laisse volontiers aller sur Mars en premier en tout cas :)
MrPapillon
(23h15) MrPapillon Et en seulement 10 ans, c'est les premiers à avoir un plan de baisse des coûts cohérent. Alors que ça fait depuis 60 ans qu'on envoie des trucs dans l'espace.
MrPapillon
(23h14) MrPapillon Et bien sûr on parle encore une fois des contrats avec la Nasa, alors qu'ils sont soumis à des appels d'offre, et que toutes les autres boîtes de la planète ont des contrats avec le public.
MrPapillon
(23h13) MrPapillon ULA continue à utiliser les mêmes éternels lanceurs.
MrPapillon
(23h13) MrPapillon Et Ariane n'a annoncé Ariane 6 que parce que ça bougeait à côté.
MrPapillon
(23h13) MrPapillon Et on parle de casser les prix pour financer la R&D. Mais Roscosmos fait plus vraiment de R&D.
MrPapillon
(23h11) MrPapillon Et les contrats de la Nasa sont plus complexes qu'un simple lancer de satellite.
MrPapillon
(23h11) MrPapillon Yolteotl > Les contrats de la Nasa sont sur plusieurs lancements, pas qu'un seul.
MrPapillon
(23h10) MrPapillon Ils ont fait des procès pour simplement avoir le "droit" de participer aux appels d'offre sur l'armement. Ils viennent d'obtenir leur premier contrat dessus à force, il y avait beaucoup trop de magouilles entre ULA et l'armée avant.
Yolteotl
(23h10) Yolteotl MrPapillon > c'est la que je dis que tu te plantes, ils ne coutent pas 80 millions, le cout est plus élevé, pas le double mais pas loin. C'est grace aux contrats gouvernementaux que SpaceX casse les prix et laisse miroiter un prix si bas.
MrPapillon
(23h10) MrPapillon Oui, mais les contrats d'armement c'est pas SpaceX.
MrPapillon
(23h09) MrPapillon Un satellite en orbite par SpaceX coûte moins cher que chez les concurrents.