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TEST

Darwinia

ClémentXVII par ,  email  @ClementXVII
Développé par Introversion Software, Darwinia est un véritable bijou, un ovni dans le monde du jeu vidéo. Sa touche graphique particulière lui confère une ambiance résolument rétro, tout à fait dans l’idée que l’on se faisait de la 3D à l’époque de Tron. L'univers est ultra-cohérent, et on se retrouve rapidement emballé dans un scénario passionnant au sein d'un parc virtuel de recherche sur l'intelligence artificielle infesté par des virus.

Dans un univers à deux doigts du réel, vous serez guidé au départ par un certain Docteur Sepulveda, inventeur malgré lui de Darwinia, créé sur un parc de consoles invendues.

Disponible pour Windows, Linux et Mac, ce superbe jeu est vendu en ligne sur le site du développeur, où l’on peut le commander sur une superbe galette, mais aussi sur la plateforme de téléchargement Steam.
Récemment primé lors de l’IGF, Darwinia y remporta non seulement le premier prix dans la catégorie « Innovation in Visual Art » et « Technical Excellence », mais aussi le prix principal : le « Seumas McNally Grand Prize ». Leur voyage aux US, alors qu’ils n’y croyaient pas vraiment, est relaté sur leur site officiel.

Publié initialement sur JeuxVideoPC, cet article a été un peu retravaillé afin de paraître sur Factor aujourd’hui.


Sepulveda est de retour!


Près de vingt ans après le fiasco des Protologic 68000, la console soi-disant révolutionnaire qui fut un fiasco complet (pas une seule unité ne fut vendue), le Professeur Sepulveda a repris contact avec la presse afin d'exposer ses travaux actuels sur l'intelligence artificielle.

Un peu sceptique au vu de la réputation du Professeur Sepulveda (lors de la présentation du Protologic 68000 à la presse en 1986, la console refusa résolument de démarrer, et explosa lors de la démonstration!), je n'ai pas répondu tout de suite au premier mail d'invitation, reçu il y a environ un an.

Puis, la presse générale s'est mise à reparler du Professeur, et surtout de ses travaux. En reliant les Protologic invendus, il a créé un environnement virtuel, dans lequel il a pu effectuer des recherches sur l'intelligence artificielle. Après quelques années, il fut capable de créer une entité (qu'il appelle affectueusement Darwinien) capable de réfléchir, de réagir à certains événements, une entité vivante, quoi!
Actuellement, ces entités sont encore assez basiques, mais d’après Sepulveda, chaque Darwinien est unique. Chacun possède une empreinte digitale (que le Professeur appelle âme) qui, à sa mort, retourne au centre de l'environnement virtuel, afin d'être réutilisé pour un nouveau Darwinien.

La semaine dernière, j'ai donc répondu au mail d'invitation pour visiter le parc, que le Professeur m'avait envoyé. En m'excusant pour mon retard, je lui expliquai mon intérêt pour ses recherches, car l'intelligence artificielle est une composante essentielle d'un bon jeu vidéo. Et c'est ainsi qu'il y a deux jours, je reçus le code personnel, ainsi que le CD qui permet d'entrer dans ce monde virtuel.


Somebody Set Us Up The Bomb!


Ce qui devait arriver arriva... en entrant dans le domaine virtuel, je remarque que quelque chose ne tourne pas rond. La communication est entrecoupée de textes bizarres, et en arrivant à l'entrée du parc, je me retrouve devant une île vide, sur laquelle ne se trouve qu'une dizaine de Darwiniens, que des créatures inconnues (sortes de serpents rouges constitués de triangles) attaquent.

Tout à coup, je reçois un message à travers l'interface du jeu : c'est Sepulveda. Il me parle d'une catastrophe, d'un virus qui aurait réussi à entrer au sein de son univers virtuel, et qui serait en train de tout détruire. Il me demande alors de l'aider à éradiquer le virus de l'intérieur pendant qu'il tentera de son côté d'améliorer les Darwiniens pour qu'ils puissent se défendre face à l'envahisseur. Heureusement, l'interface est très intuitive: je me déplace dans ce monde virtuel dans une sorte de caméra libre, que je peux déplacer à l'aide des touches Z,Q,S,D, et peux diriger ma vue à l'aide de la souris, comme dans les jeux vidéo !

Il m'explique ensuite qu'en dessinant un triangle à l'aide de la souris, je peux créer un programme « squad », composé de guerriers équipés de lasers. Un autre symbole me permet de créer des programmes « ingénieurs » qui tenteront de récupérer des bâtiments, afin que les Darwiniens puissent se déplacer d'île en île pour tenter de reconstruire leur monde. Il m’explique aussi que cette configuration gestuelle n’est plus définie par défaut dans les versions plus récentes du client de Darwinia, certains utilisateurs de Windows s’étant plaints d’incompatibilité. Il a donc créé une nouvelle interface gérable à la souris, et où il suffit de cliquer sur le type de programme que l’on veut créer pour qu’il apparaisse dans le monde virtuel.

Au fil du temps, Sepulveda m'en apprend un peu plus sur son monde. Il m'explique que, même si je ne peux diriger les darwiniens directement, ils sont capable de réaliser de grandes choses: utiliser des machines présentes dans leur monde afin de construire de nouvelles armes, ou de gérer la population de Darwiniens. Alors que je m’efforce de retenir les flots incessants de virus rouges, Sepulveda travaille de son côté sur l'amélioration de son univers, en développant de nouveaux types d'armes (grenades, roquettes,...) ou en améliorant les programmes existants (le squad de base comporte trois guerriers, et il peut y avoir jusqu'à six guerriers dans un squad version 4.0).

Evidemment, chaque programme que je crée (squad ou ingénieur) consomme de la mémoire, et dans sa configuration de base, le gestionnaire des tâches de l'univers de Sepulveda n'accepte que trois programmes à la fois. On peut passer d'un programme à l'autre en tapant ALT-TAB (uniquement dans la configuration « gestuelle », et terminer l'exécution d'un programme en appuyant sur CTRL-C. Ces raccourcis clavier renforcent le sentiment d'immersion, et je félicite Sepulveda d'avoir gardé ces raccourcis classiques, plutôt que d'inventer des combinaisons de touches inhabituelles.


All Your Base Are Belong To Us


L'univers et le scénario sont tout à fait cohérents, et on sent que les développeurs ont passé du temps à nous pondre quelque chose de construit dans un nouvel univers, plutôt que de tomber dans les créneaux archi-utilisés tels que le médiéval-fantastique ou la seconde guerre mondiale. Ici, nous nous trouvons à l'intérieur d'un supercalculateur bricolé à partir d'une série de consoles, et qui contient un univers virtuel, dans lequel évoluent des entités dotées d'une intelligence artificielle propre. Au fil du temps, on suit les améliorations de ces programmes grâce aux travaux de Sepulveda. On découvre des anecdotes liées aux travaux du Docteur, la façon dont les Darwiniens ont réagi lorsqu'un jour, il remplaça par mégarde la texture du ciel par une photo d'identité... des petits détails qui rendent cet univers cohérent et attachant!

Les graphismes sont tout à fait en phase avec l'univers. Dans les années 80-90, on imaginait des parcs de réalité virtuelle comme un univers de formes basiques, constituées de triangles. Les couleurs sont similaires à celles que l'on voit dans le film Tron, ou dans le jeu Tron 2.0. Pourtant, le moteur graphique utilise la technique des shaders afin de donner plus de « réalisme » au jeu, pour un résultat final magnifique. Les graphismes ne plairont peut-être pas à tout le monde, mais collent tout à fait à l'esprit du jeu.

Le Docteur Sepulveda joue non seulement le rôle du narrateur, mais est aussi là pour fournir une aide en fonction de vos actions. L'aide est parfaitement intégrée, et il y a moyen de la désactiver si nécessaire. La phase d'apprentissage est tout à fait correcte, même si l'on peut parfois regretter que les premières missions se ressemblent un peu. En revanche, dès qu'on a repris le contrôle de plusieurs machines, cela devient un véritable plaisir que d'éradiquer tous ces virus!

A ce sujet, je tiens a préciser que la version actuelle de Darwinia n'utilise plus par défaut les dessins de symboles pour créer des unités. Heureusement, il reste possible de choisir la configuration gestuelle à partir du menu des options.

Où trouver une démo, où l'acheter?


Comme Introversion Software est un studio britannique indépendant, ils ont uniquement publié le jeu dans leur pays. On peut cependant commander des versions boîtes sur le site officiel de Darwinia, ce qui donne aussi accès aux versions téléchargeables du jeu (non-Steam). En achetant le jeu sur leur site, vous aurez aussi accès aux versions Mac et Linux du jeu. Pour les amateurs de l’usine à gaz, il est aussi possible de l’acheter via Steam, mais cet achat n’inclut pas les versions des autres plateformes.

Après avoir passé de nombreuses heures dans Darwinia, je peux vous dire qu'on n'en ressort pas indemne ! Ce jeu est un véritable bijou, qui m'a réellement scotché devant mon écran des heures durant.
Darwinia est donc une petite bombe, un OVNI vidéoludique, qui plaira non seulement aux amateurs de RTS, mais aussi aux joueurs qui veulent redécouvrir pourquoi ils jouent: pour le fun, pour se retrouver face à un jeu original, et pas pour rejouer aux mêmes clones chaque année!
 

Commentaires

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choki
 
ca a l air bien space :)
sans avoir fumer on s amuse aussi?
RodiX
 
J'ai fini le jeu il y a quelques mois : magnifique ! Un petit bijoux comme j'en ai jamais vu (je n'en suis pas ressorti indemne aussi) ! Je vous conseille à tous d'essayer au moins la démo pour se faire une idée.

Petite précision : dans le cas présent on dit LE développeur et non pas LES :)

Edit : sans fumer, ça marche impec ;)
ClémentXVII
 
RodiX a écrit :
Petite précision : dans le cas présent on dit LE développeur et non pas LES :)


Il me semble pourtant qu'ils sont au moins quatre, d'après leur compte-rendu de l'IGF.
Anahkiasen
 
La démo m'avait completement conqui. Ravi de voir que Factornews s'est laissé enchanté aussi, contrairement aux mauvaises langues qui disent "C pa bo c nul §§".
RodiX
 
Introversion = développeur + éditeur

Ils sont maintenant deux développeurs (le reste éditeur, musique et autre...) mais à l'époque de Darwinia il n'y en avait qu'un !
Cupertin0
 
C'est du next-gen ? Bizzarement sa me plait pas, j'ai l'impression que ce jeu insulte ma Radeon à 300 euros !
Plus sérieusement j'ai testé il y a un moment de cela ( on teste les jeux 6 mois après chez Factor)c'est pas mauvais maintenant un 9 me semble exagéré !
Haugl
 
TheMAN6 a écrit :
La démo m'avait completement conqui. Ravi de voir que Factornews s'est laissé enchanté aussi, contrairement aux mauvaises langues qui disent "C pa bo c nul §§".


L'inverse n'est pas vrai non plus, Victi nous l'a démontré \o/
Anahkiasen
 
Oui mais Victi était moche _et_ nul.
Alors que Darwinia, j'ai trouvé que c'était vraiment un bon jeu. Là est la nuance.
RouDy
 
Ce jeu m'avait fait decrocher d'Act Of War, c'est pas rien.
Hunter
 
Ça ne me fait pas envie, meme avec un 9/10.
ryan1089
 
c'est vraiment un bon jeu.La démo ma foutu une petite migraine tellemnt je suis resté acroché
hide
 
Bon je vais pas faire le rabat-joie mais bon moi quand testé la demo je me suis bien fait chier.

(En même temps faut dire que je hais les RTS, qui ne sont que des concours du plus grand nombre de clics/seconde)
Ttask
 
J'approuve : bien que le gameplay soit peut-être un poil trop simple, Darwinia est une merveille si l'on s'attache à l'univers. J'ai d'ailleurs réussi à rendre un ami complètement fan, alors qu'il n'avait pas touché à un jeu vidéo depuis Sim City 2000 (et qui ne touchera probablement à aucun jeu jusqu'au prochain titre d'Introversion, qui s'annonce bien cool également).
FolkenIII
 
La démo m'avais bien plus, au début, vers la fin du niveau j'ai trouvé le jeu assez long et lourd ...
Mais je pense que je vais réfléchir avant de dire ça ... y'a pas mal de points positifs dans ce test !
ClémentXVII
 
Avant que le jeu ne sorte sur steam, il y avait une autre démo qui reprenait un des premiers niveaux du jeu, où il fallait surtout ouvrir quelques portails.
Elle est toujours disponible chez clubic et ne nécessite pas steam pour fonctionner.

En général, les niveaux sont relativement bien pensés, et je pense que cette démo voulait avant tout montrer énormément de choses (bataille contre les autres darwiniens,...), alors que la courbe d'apprentissage et de découverte dans le jeu est beaucoup plus adaptée.
2vic
 
et merde, pour une fois qu'un jeu graphiquement foufou sort sur PC, qu'il a l'air joli et interressant, c'est encore un foutu RTS.

J'aime pas les RTS. C'est pas que c'est nul, c'est mon cerveau qui veut pas. trop intelligent pour moi. snif.
M0rb
 
J'ai rien compris à l'article à part que c'était kitsch.
Je vais lancer la démo, ça sera peut-être plus clair.
RodiX
 
2vic a écrit :
et merde, pour une fois qu'un jeu graphiquement foufou sort sur PC, qu'il a l'air joli et interressant, c'est encore un foutu RTS.

J'aime pas les RTS. C'est pas que c'est nul, c'est mon cerveau qui veut pas. trop intelligent pour moi. snif.


Je te rassure, je n'aime pas les RTS non plus. Et pourtant j'ai adoré ! Ca ne ressemble pas vraiment à un RTS dans le sens où :
- pas de construction
- pas de "course aux clics" car les ennemis sont différents de toi (des virii).
- nombre "d'unités" limité

Essaie la démo, on ne sait jamais (je déteste vraiment le RTS !).
2vic
 
RodiX a écrit :
Je te rassure, je n'aime pas les RTS non plus. Et pourtant j'ai adoré ! Ca ne ressemble pas vraiment à un RTS dans le sens où :
- pas de construction
- pas de "course aux clics" car les ennemis sont différents de toi (des virii).
- nombre "d'unités" limité

Essaie la démo, on ne sait jamais (je déteste vraiment le RTS !).


Bon allez, vous me plaisez bien avec vos arguments, alors ok, je telecharge et j essaye ca. C'est un défi.
Laurent
 
J'ai testé la démo hier soir (en téléchargement direct depuis le site d'Introversion).

Sur le fond, il y a des idées, mais franchement je trouve les graphismes du jeu horribles et pas franchement justifiés (à part pour faire original dans un monde de jeu toujours plus réalistes).
J'ai aussi un peu de mal à croire dans l'"histoire" avec la tête du professeur qui tourne en boucle. Ca m'a rappellé Myst et son professeur joué en gros amateur par le développeur du jeu.

Bref, c'est moche mais les concepts sont intéressants. Peut-être que si la progression est un peu plus lente que dans la démo où l'on fait un peu tout à la fois et si chaque niveau apporte vraiment un nouveau challenge ça peut valoir le coup mais c'est quand même un jeu qui ne plaira pas à tout le monde.
ClémentXVII
 
Laurent> Comme indiqué dans mon post précédent, la démo actuelle est plutôt une vitrine sur ce que l'on peut voir, surtout vers la fin du jeu.

La démo plus ancienne présente sur clubic est plus représentative du début, avec des challenges effectivement plus séparés.
Laurent
 
OK, je vais tester celle sur Clubic alors :)
RodiX
 
A mon avis ça peut être intéressant de tester d'abord la démo actuelle puis la vieille démo...
Laurent
 
Ouaip, pour ceux qui découvrent (comme moi), je conseille franchement de commencer par la nouvelle démo dispo sur le site d'Introversion avant d'essayer celle sur Clubic.

Cette dernière vous laisse vraiment vous dépatouiller comme vous pouvez pour comprendre quelque chose alors que la nouvelle détaille pas à pas les fonctions de base et apporte de nouvelles fonctions bien pratiques comme de pouvoir cliquer sur un programme pour le retrouver sur la map ou même de le supprimer.
beboy
 
J'ai découvert ce jeu l'année dernière et je vous dis courrez l'essayer ! Ca fait du bien un peu d'originalité à une époque où tous les jeux se ressemble, où il n'y a plus de réel innovation.
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Je préférais l’époque gréco-romaine, on était plein et on se tapait. Là, je suis tout seul et vous me faites chier. - @DieuOfficiel
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