Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.
Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
 
TEST

Bioshock 2

CBL par ,  email  @CBL_Factor
Si j'avais fait le test de Doom II: Hell on Earth à l'époque, ça aurait probablement ressemblé à quelque chose de ce genre : "le double shotgun déchire. Les nouveaux monstres déchirent. Les nouveaux niveaux sont déments. 10/10." En y repensant, j'aurais probablement écrit la même chose pour Left 4 Dead 2 en remplaçant juste "le double-shotgun" par "la machette".

Chassez le naturel et il revient au galop. Je n'échappe donc pas à ma condition de lemming : même si je sais exactement à quoi m'attendre, je saute dans le précipice. Fan du premier Bioshock, j'ai donc plongé les yeux fermés dans le solo de Bioshock 2. Verdict dans quelques paragraphes.

A la fin de Bioshock, on quitte Rapture dans un piteux état. 8 ans plus tard, ça ne va pas beaucoup mieux. Sofia Lamb a pris le contrôle de Rapture. Alors que Ryan misait tout sur l'individualisme et l'absence de religion, Lamb prêche le don de soi pour la collectivité et a créé un ordre religieux. Cette psychiatre cinglée a même fait enlever des petites filles pour en faire de nouvelles petites sœurs. Vous étiez l'un des protecteurs d'une petite sœur et Lamb vous a forcé à vous suicider il y a dix ans. Maintenant vous êtes de nouveau en vie et à la recherche de votre petite sœur. L'histoire est racontée de la même manière que dans le premier Bioshock c'est à dire à base de conversations radio, de journaux audio, de quelques brèves conversations réelles, de rares cinématiques et de quelques non-dits. Ça marche toujours aussi bien même si l'histoire est moins prenante que dans le premier. On retrouve quelques personnages du premier comme Ryan ou Fontaine qui nous permettent de comprendre comment Lamb en est arrivée là. La VF est vraiment réussie et a bénéficié de doubleurs de qualité.


La Lamb bien pendue


Mais à vrai dire si on joue à Bioshock 2, c'est surtout pour Rapture. C'est un véritable plaisir de replonger dans cette ville à l'architecture unique avec son savant mélange de rétro-futurisme et de steampunk le tout typé très années 50 avec des néons clinquants et des affiches vintage. La ville est plus en ruine que jamais et les fuites font que la végétation a commencé à envahir les lieux. Les chrosomes gavés à l'ADAM et la religion ont tagué les murs et fait des autels religieux un peu partout ce qui ajoute au côté burlesque de l'ensemble. Bref, la direction artistique est fabuleuse et la pauvreté de certaines textures n'empêche pas de FRAPSer à tout va. En bonus, Bioshock 2 vous propose quelques sorties en scaphandre qui sont purement contemplatives. Le level design (concocté en partie par Arkane !) est assez plat mais il fourmille d'endroits à fouiller, de pièges à déjouer et de petites joyeusetés sadiques comme ce générateur d'éclairs installé au beau milieu de l'eau qu'on déclenche pour griller du chrosome. Par contre le jeu est maintenant assez linéaire et il n'est plus possible de revenir dans des niveaux déjà faits.

Le gameplay est toujours aussi riche et propose toujours autant de possibilités de tuer des gens. On retrouve globalement les mêmes armes, les mêmes plasmides et les mêmes possibilités. Le pistolet a été remplacé par un jubilatoire lance-rivets, la Thompson est devenue une gatling, le shotgun a bien plus de patate, les armes ont une améliorations en plus... Protecteur oblige, la foreuse a remplacé la clé à molette. L'utilisation de cette dernière est assez jouissive et on conseille fortement l'amélioration glace afin de jeter un froid. La grande nouveauté est la possibilité d'utiliser un plasmide avec sa main gauche et une arme avec sa main droite. Ça rend le jeu souvent sacrément bourrin et parfois trop facile : une fois qu'on peut lancer des électrochocs et que le fusil à pompe en lance aussi, les protecteurs ne peuvent plus rien contre nous vu qu'ils ne peuvent plus bouger. On dispose désormais d'un gant lance-fléchettes qui sert à pirater les choses à distance. Le piratage a été simplifié mais il se fait désormais sans quitter l'affichage principale du jeu.


Eve lève toi et danse avec la vie


Le gant sert aussi à poser des mini-tourelles. Combiné à des rivets piégés, c'est très pratique pour fortifier les environs et protéger une petite sœur pendant qu'elle récolte. Et oui car désormais, en tant que protecteur, une fois qu'on a buté un autre protecteur, on peut adopter sa petite sœur et partir trouver de l'ADAM dans deux cadavres que la petite sœur désigne. La récolte est un peu longue et attire tous les chrosomes du coin. Ces phases sont très plaisantes car il faut tirer le mieux parti du gameplay et de ses ressources (armes, tourelles, environnements...) pour s'en sortir sans trop morfler. Après avoir tué son protecteur ou après qu'elle a fini de récolter de l'ADAM, on a toujours le choix entre exorciser la petite sœur pour la sauver et la relâcher ou la récolter à son tour. Dans tous les cas, on vous conseille de la laisser faire ses deux récoltes histoire d'avoir plus d'Adam.

Une fois que vous aurez tué ou libéré toutes les petite sœurs d'un niveau, il faudra affronter la grande sœur. C'est une petite sœur qui a grandi et qui porte une armure de protecteur. Elles bougent vite, elles cognent fort mais elles rapportent plein d'Adam. vous devrez aussi affronter un paquet d'autres protecteurs et un nouveau type de chrosome, la brute, dont les coups font très mal. Mais comme je l'ai déjà dit, Le jeu reste assez simple surtout quand on est accompagné par deux tourelles volantes et un autre protecteur qu'on a fait changer de camp avec le plasmide Hypnose. Le jeu essaye de compenser sa facilité en faisant baisser très vite la barre de vie quand on se prend des balles mais vu l'abondance de trousses de soin, ce n'est pas vraiment un soucis. L'abondance de tout (fric, EVE, munitions...) est d'ailleurs la plus grande faiblesse du jeu ce qui ne nous empêchera pas les looters invétérés de fouiller tout et partout.

C'est quand même con d'écrire une page pour résumer ce qui tient en quelques mots. Oui, Bioshock 2 n'est pas aussi réussi que le premier. Néanmoins ce serait encore plus con de passer à côté si vous avez adoré le premier. Rapture est toujours aussi magnifique, on s'amuse toujours autant et l'ambiance fonctionne toujours aussi bien. Les jeux avec un univers aussi original sont tellement rares qu'il serait dommage de passer à côté. Pour ceux qui s'ennuient, il y a même un mode multi mais je n'ai pas eu le temps de creuser la question.
 

Commentaires

Masquer les commentaires lus.
Genocid
 
Bon...

J'étais enthousiaste les 4 premières heures, puis le soufflé est retombé aussi sec.
Ce Bioshock 2 ne me semble pas avoir la profondeur et la richesse de son brillant prédécesseur. C'est une suite facile, sans grande idées, sans panache.
L'ambiance est toujours là mais cette fois çi accompagnée d'un level design moins flamboyant, je n'ai pas autant été impressionné par certains niveaux, je n'ai rien vu se semblable à ce que pouvait offrir Arcadia par exemple.

Les gunfights m'ont paru mieux fichu, car plus nerveux. Graphiquement c'est le même moteur avec un rendu plus fin.

Plutôt déçu au final.
Niko
 
Genocid > Tu as bien résumé mon sentiment : il n'y a pas de niveaux marquants comme dans le premier (à part peut être le moment ou l'on joue la petite soeur à la fin), le jeu exploite toujours les mêmes mécaniques, et les quelques nouveaux éléments (l'aspect religieux, notamment) sont fort mal exploités.

j'ajoute que Ryan était quand même vachement plus charismatique que l'autre conne, et que le simple plaisir de la découverte de cet univers était un élément *très* important dans le trip Bioshock 1.
bigboo
 
Tout à fait d'accord avec vos remarques.
Mais j'ai tout de même passé un très bon moment à Rapture.
Vahron
 
le simple plaisir de la découverte de cet univers était un élément *très* important dans le trip Bioshock 1.


Tout est dit. C'est exactement la raison pour laquelle ce Bioshock 2 me laisse complètement de marbre, et pour laquelle je n'ai aucune envie de l'acheter (ni même de le pirater).
teki
 
Moi ce qui ma marqué, c'est qu'on aucun sentiment de puissance a jouer le Mister P, c'est qui plustôt con pour un mastar pareil
kgabou
 
Ben moi je me le fais tranquillement, et même s'il y a plus le plaisir de la découverte, la planification des fights et le nombre de possibilités sont toujours aussi priceless. Donc je kiffe total! \o/
Hyst
 
Vahron a écrit :
Tout est dit. C'est exactement la raison pour laquelle ce Bioshock 2 me laisse complètement de marbre, et pour laquelle je n'ai aucune envie de l'acheter (ni même de le pirater).



Tout pareil, à la virgule près.
r4z0r
 
C'est quand même con d'écrire une pages pour résumer
kmplt242
 
Genocid a écrit :
Bon...

J'étais enthousiaste les 4 premières heures, puis le soufflé est retombé aussi sec.
Ce Bioshock 2 ne me semble pas avoir la profondeur et la richesse de son brillant prédécesseur. C'est une suite facile, sans grande idées, sans panache.
L'ambiance est toujours là mais cette fois çi accompagnée d'un level design moins flamboyant, je n'ai pas autant été impressionné par certains niveaux, je n'ai rien vu se semblable à ce que pouvait offrir Arcadia par exemple.

Les gunfights m'ont paru mieux fichu, car plus nerveux. Graphiquement c'est le même moteur avec un rendu plus fin.

Plutôt déçu au final.


ah marrant, moi Arcadia c'est le niveau qui m'a le plus ennuyé dans le 1er, le meilleur étant à mon gout celui de l'artiste hystérique cinglé dont j'ai oublié le nom, il m'a bien marqué ce niveau !
Genocid
 
kmplt242 a écrit :


ah marrant, moi Arcadia c'est le niveau qui m'a le plus ennuyé dans le 1er, le meilleur étant à mon gout celui de l'artiste hystérique cinglé dont j'ai oublié le nom, il m'a bien marqué ce niveau !

Très juste, le personnage de Cohen également est vraiment charismatique, et c'est aussi un élément qui fait défaut à cette suite : aucun perso ne sort réellement du lot.
Vous devez être connecté pour pouvoir participer à la discussion.
Cliquez ici pour vous connecter ou vous inscrire.
Je préférais l’époque gréco-romaine, on était plein et on se tapait. Là, je suis tout seul et vous me faites chier. - @DieuOfficiel
© Factornews 2001/2014