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American Conquest

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Comme son nom l'indique, American Conquest vous plonge en plein dans les conflits historiques de la conquête de l'Amérique, lorsque Indiens, Anglais, Espagnols, Français et rebelles n'avaient de cesse de s'affronter. GSC Game World a décidé de reprendre les bases de Cossacks pour son nouveau STR. Mais cela s'avèrera-t-il payant, à l'heure de Age of Mythology et Generals ?

Du Cossacks...


American Conquest est, selon le communiqué de presse, "le nouveau chef d'oeuvre des créateurs de Cossacks". Dès le lancement du jeu, il semble évident qu'il a été réalisé par la même équipe ; la patte graphique 2D / 3D de GSC Game World est bien là, ainsi que l'ignoble palette de couleurs inhérente à tous les épisodes de cette célèbre saga. Malheureusement, peu de changements ont été apportés : les textures sont plus fournies pour donner la sensation d'une plus grande variété de paysages et les animations des unités plus riches pour un plus grand réalisme, mais globalement, c'est du gros déjà-vu. Il en va de même pour les musiques, agréables mais pas grandioses, qui ont dû être enregistrées dans la foulée du premier Cossacks. Et pour l'interface, euh... C'est encore pareil. Ah, j'ai trouvé : l'échelle des proportions entre les unités et les bâtiments est plus ou moins respectée. Mouais...



... En plus compliqué...



La grande nouveauté devait, a priori, se situer dans un système tactique de moral des troupes et une gestion complètement refondue, le tout étant annoncé comme révolutionnaire. Pour la gestion, on notera surtout un nombre d'unités différentes revu à la baisse (et ce malgré un plus grand nombre de civilisations, incluant, Amérique oblige, toutes sortes d'autochtones tels que les Mayas ou les Texcocos) et un système déjà vu et recopié mille fois : l'envoi de paysans dans des bâtiments militaires pour les transformer en brave chair à canon. Pour la tactique, ça veut en fait dire que si vos unités sont en nombre insuffisant, elles fuiront et deviendront incontrôlables. Point barre. Toutes les astuces stratégiques du manuel ne marchent que très moyennement, et, finalement, la stratégie payante consistera à faire le plein de soldats (rappellons que 16 000 unités peuvent s'affronter sur une seule carte) et de charger en formation de combat.



Dans la pratique, ça se traduira par une difficulté fort élevée ; les ennemis créant des unités sans s'arrêter, il faut sans cesse établir un roulement entre la création de paysans et celle de militaires, pour obtenir une armée suffisamment conséquente, d'autant plus que les structures de défense ont pratiquement disparues, remplacées par les bâtiments eux-mêmes dans un système, certes bien vu, de défense selon le nombre d'occupants. L'interface souffrant en outre de plusieurs défauts handicapants, le jeu s'avère assez laborieux, tant dans la gestion de sa base (où quelques boutons manquent cruellement) que dans les combats, où il devient vite difficile de se repérer. Ceci dit, je vous épargnerai la description des multiples ressources différentes ou des innombrables upgrades, dont le nombre a sans doute doublé depuis le premier European Wars.



... Et en plus long



On en vient à la durée de vie. Il faudra bien avouer que celle-ci est assez conséquente, avec un grand nombre de missions solitaires, de campagnes ou de cartes aléatoires et, qui plus est, une difficulté assez élevée, voire trop par moments. Le plaisir du réseau est bien là, mais malheureusement moins fort qu'en compagnie de titres comme Age of Mythology ou Warcraft 3. On passera aussi sur une intelligence artificielle et un pathfinding assez mauvais, qui ajoutent encore à la confusion lors des combats, fort jouissifs malgré tout.

Quel pied de mettre sur la gueule des milliers d'hommes en même temps ! Dommage que, malgré quelques bonnes idées, American Conquest joue la carte du réalisme au détriment de la jouabilité et, par conséquent, du fun. Celui-ci reste tout de même présent, mais les sensations sont, à peu de choses près, les mêmes que celles procurées par le très bon Cossacks... Deux ans après.
 

Commentaires

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Je préférais l’époque gréco-romaine, on était plein et on se tapait. Là, je suis tout seul et vous me faites chier. - @DieuOfficiel
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