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Metroïd Prime

Joule par Joule,  email  @j0ule  
Metroïd fait partie de ces sagas de jeux vidéo qui traversent le temps et les supports avec toujours autant de bonheur et d’à propos, comme le témoigne Metroïd Fusion sorti récemment sur GBA. Mais la série fait un grand pas en avant avec le passage indispensable à la 3D pour honorer les capacités du Gamecube. La réalisation est-elle à la hauteur ? Comment un FPS peut -il s’adapter au gameplay mythique des Metroïd ? Le pad du GameCube va-t-il venir gâcher une jouabilité toujours plus délicate sur consoles ? Toutes ces questions qui nous brûlaient les lèvres trouvent enfin une réponse. Et quelle réponse !

Prime Time !


Alertée par des troubles dans la zone de la planète de Tallon IV, la chasseuse de primes Samus Aran débarque sur une station orbitale proche. Elle va vite découvrir que les pirates, ses ennemis jurés, s’y sont installés afin de se procurer une nouvelle source d’énergie, le Phazon. Après un bref passage servant d’introduction jouable sur la plate-forme orbitale, voilà Samus crashée sur Tallon IV, orpheline de ses armes et capacités. Le but de l’aventure est de recouvrer toutes ses capacités, de faire le ménage sur Tallon IV et de déjouer un plan machiavélique en retrouvant les 12 artefacts Chozo.



Le GameCube a Samus


Ce qui frappe d’emblée, c’est la qualité de la réalisation graphique de Metroïd Prime. De jolies textures, des effets spéciaux hallucinants et un aliasing totalement inexistant, le tableau est idyllique. De la chaleur des caves aux neiges de Phendrana en passant par les ruines des Chozos ou les mines de Phazon, la palette est colorée et fort diversifiée. Le tout regorge de petits détails, de petites animations, rien n’a été laissé au hasard. Du HUD ultra léché (on peut même apercevoir des gouttes d’eau qui perlent, de la buée ou même le reflet de Samus sur la visière de son casque). Les modes de visions de ce casque terminent de laisser bouche bée, puisque quatre sont disponibles : normal, scanner (qui permet de découvrir des indices et d’activer les interrupteurs), vision thermique et rayon X. Tout ceci se fait à un framerate constant, chose assez rare au vu de la fluidité de la plupart des FPS quand l’action se corse. Côté bande son, c’est sans plus. Si les bruitages sont réussis, quelques rares musiques cassent un poil l’ambiance.



On Samus comme des petits fous


Comme pour en rajouter une couche, la jouabilité est totalement inédite pour un FPS consoles. On a l’impression de jouer à Metroïd comme un jeu à la troisième personne : on locke sa cible grâce à la gâchette gauche et on tourne autour. De plus, le stick droit ne sert pas à déplacer le viseur, mais à changer de Beam (une fois les autres Beams débloqués). Cette action ne peut s’effectuer une fois immobile, et grâce à la pression de la gâchette droite. Pour en finir avec les touches, le A sert à tirer grâce au Beam, le B à sauter, le Y pour tirer des missiles, le Z pour ouvrir la magnifique carte en 3D et enfin le X pour se transformer en Morph Ball. D’ailleurs, ce seul passage en vue à la troisième personne se fait sans aucun problème de caméra. Si cette jouabilité est un peu déroutante au départ, elle se révèle vite être la meilleure jamais vue pour un FPS consoles.



Chasseur de Prime !


Nintendo avait annoncé Metroïd Prime comme un FPA, A pour Adventure. Et il est vrai que, s’il propose de nombreuses phases de shoot bien sauvages comme on les aime, Metroïd Prime fait aussi dans la réflexion, l’aventure et même parfois dans la plate-forme ! Le gameplay s’arque boute sur l’acquisition de nouvelles capacités : un nouveau Beam (comme celui de glace ou le magnétique), la transformation en Morph Ball et ses dérivés ou encore les modes de vision. Chaque nouvelle capacité permet d’atteindre des zones inaccessibles auparavant, mais qui restent souvent en mémoire. Pour peu que l’on ait un petit problème d’orientation, une aide indique au bout d’un certain temps l’endroit sur la carte où l’on doit se rendre. Cela fait faire pas mal d’allers-retours mais jamais désagréables. En effet, les parcours sont bordés de petits bonus augmentant nombre de missiles ou jauge de vie que l’on peut atteindre avec un poil d’adresse et une bonne dose de réflexion. Les combats contre les boss dantesques et vraiment bien pensés donnent pas mal de fil à retordre et il n'est pas rare de tenter sa chance plusieurs fois afin de bien maîtriser la marche à suivre. Heureusement, les points de sauvegardes sont plutôt bien répartis tout au long du périple, et notamment avant ces boss, histoire de pas se retaper tout le temps la même chose.



Metroïd, Bouloïd, Dodoïd


On est littéralement immergé durant l’intégralité des 20-25 heures que le jeu propose. Elles sont nécessaire pour finir l’aventure, mais pas pour finir le jeu à 100 %. Les plus courageux pourront s’essayer à ce challenge de malade, qui consiste à scanner tous les indices, pénétrer dans toutes les salles et trouver tous les bonus et upgrades dispersés par ci par là. Achever l’histoire ouvrira un mode Difficile et les indices scannés permettront d’admirer des galeries d’images. Certains joueurs poussent même le challenge à finir l’aventure avec le moins de pourcentage du jeu effectué. Enfin pour les heureux possesseurs du Fusion de la GBA, il est possible, une fois le jeu terminé de débloquer la première aventure de Samus Aran sorti sur NES à l’époque ! Une fois qu’on est tombé dans Metroïd Prime, on n’est pas prêt d’en ressortir.

Bénissons Retro Studios et Nintendo ! Non content de sublimer encore le gameplay par le passage à la 3D de la série, Metroïd Prime devient haut la main le meilleur FPS solo tous supports confondus grâce à une réalisation sublime, un gameplay original très bien pensé et un level design d’anthologie. Voilà la nouvelle référence qui devrait être difficile d’aller surpasser avant un bon bout de temps.

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