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ARTICLE

Francis Sports, pour ESPN International

Nicaulas par Nicaulas,  email  @nicaulasfactor
Lors de son remarqué passage chez les excités de Passe le Stick, Fougère a pu discuter e-sport et business, avant de débriefer tout ça chez nous. Mais si son plaisir coupable c'est de finir les solos de Call of Duty, vous devriez déjà savoir que le mien est plutôt rond, en cuir et avec 22 hommes ou femmes en sueur qui tentent de la mettre au fond. Et si le football, ou le sport professionnel en général, pouvait nous éclairer sur le futur de l'e-sport ?
sport : n.m. (étymologie : ancien français desport, désigne un amusement), 1) Activité physique visant à améliorer sa condition physique. 2) Ensemble des exercices physiques se présentant sous forme de jeux individuels ou collectifs, donnant généralement lieu à compétition, pratiqués en observant certaines règles précises. 3) Chacune des formes particulières de cette activité. (définitions tirées du Petit Larousse)

It's in the game

En ce qui concerne le jeu vidéo, le motion gaming étant passé de mode et (heureusement) plutôt inadapté à la compétition, on peut remplacer "physique" par "virtuelle", "condition physique" par "skill" et "exercices physiques" par "parties". En dehors de ça, il est effectivement possible de ranger certains jeux vidéo dans la catégorie "sport", pour peu qu'ils supposent un entraînement visant à être performant en compétition. Quelle que soit l'importance ou le degré de professionalisation des compétitions en question.

C'est ce qui peut nous servir de point de départ pour une analogie sport/e-sport. De la même manière qu'il existe un monde entre le footballeur gominé du samedi soir à la télé et le footballeur bourré du dimanche matin tandis qu'ils pratiquent le même sport en suivant les mêmes règles, les participants à l'EVO et les trois pégus se disputant le titre de meilleur Blanka de Jouy-en-Josas dans un garage (ou une bande de barbus à Fougère) sont très éloignés tandis qu'ils jouent tous à Street Fighter II.



La professionalisation du sport est assez ancienne chez les anglo-saxons, qui organisaient déjà un tournoi de golf rémunéré en 1744, une tournée internationale de cricket en 1789 (annulée pour d'évidentes raisons), se fédéraient en association de joueurs de baseball en 1858 (la NABBP à New-York), autorisaient le professionalisme dans le football en 1885 ou encore créaient l'International Rugby Board en 1886. La France, comme le reste du monde occidental, a suivi le rythme avec du retard, et a adapté la gestion du sport à sa culture paradoxale d'un Etat fort et centralisé mêlé à de fortes vélléités régionales. Des spécificités historiques sont venues ponctuellement provoquer des changements radicaux, comme le Front Populaire qui dégagea du temps pour les loisirs et organisa des compétitions ouvrières dans les usines, ou le régime de Vichy qui supprima temporairement le sport professionnel pour promouvoir le sport amateur local. Mais pour éviter un article trop long (heu...), sautons le détail historique pour en venir à ce qui nous intéresse : l'organisation du sport en France, aujourd'hui.

Déléguée bénévole

Théoriquement, c'est simple et pyramidal : tout en haut, on trouve l'Etat, qui est censé contrôler et coordonner la pratique du sport en France, en s'appuyant sur différents ministères et établissements publics, et tout en bas les sportifs de tous niveaux dans des structures locales, les clubs. Sauf que, dans les faits, il existe tant de sports nécessitant des moyens et des compétences particuliers que l'Etat se concentre sur le sport comme outil de développement et d'égalité et garantit un cadre juridique. Jusqu'en 2004 il s'agissait d'un ensemble de lois qui ont alors été rassemblées dans le "code du sport" et qui définit les points suivants (merci Legifrance et Wikipedia) :
  • Organisation des activités physiques et sportives
  • Acteurs du sport (sportifs, arbitres, entraîneurs, encadrement des clubs et enseignants hors éducation nationale)
  • Les différents modes de pratique sportive, la sécurité et l’hygiène des lieux de pratique, ainsi que l’organisation et l’exploitation des manifestations sportives
  • Le financement du sport et l’application du code aux collectivités territoriales d’outre-mer
Du coup, qui s'occupe de chaque sport ? Des associations loi 1901, à qui l'Etat va déléguer une partie de son pouvoir d'action. Un ministère de tutelle (celui chargé des sports) délivre des agréments permettant de financer une association avec de l'argent public, à condition qu'elle soit représentative d'une pratique sportive, en assure le fonctionnement sur le territoire (en formant joueurs, entraîneurs et arbitres, en délivrant des licences, en organisant des compétitions, etc.), soit transparente dans sa gestion financière, que ses statuts soient paritaires et démocratiques, que ses dirigeants soient bénévoles... Lorsque l'association agrémentée en question peut se targuer d'être la seule à fédérer nationalement d'autres associations locales du même sport, et donc participer aux politiques publiques de développement des activités physiques et sportives, le ou la ministre chargé(e) des sports peut alors lui accorder une délégation de mission de service public pour les questions sportives, à durée déterminée. La fédération peut alors prendre le nom de "Fédération Française (ou Nationale) de Football/Tennis/Pêche au Gros/Chat-Bite/etc."



Tout ça c'est très bien (bien qu'un peu relou, je vous l'accorde), mais jusqu'ici il n'est question que de sport amateur. Quid du sport professionnel et de ses compétitions ? Et bien c'est là que ça devient intéressant : seules les fédérations nationales peuvent créer une ligue professionnelle. Pour dire les choses clairement : une association loi 1901 dont l'objet est une délégation de mission pour le service public pour les questions sportives et dont les dirigeants sont une instance élue non rémunérée peut créer une ligue professionnelle (qui doit elle-même être une association loi 1901) gérant donc des compétitions auxquelles participent des entreprises dont l'objectif et de dégager du profit en créant de la valeur ajoutée. Ce mélange des genres vient en fait d'une volonté publique de conserver quoi qu'il arrive une gestion bénévole du sport dans l'optique d'en garantir l'accès égalitaire pour tous les citoyens. Ainsi, des entreprises professionnelles ne peuvent venir phagocyter un sport et ses compétitions. C'est un peu extrême comme solution, mais pour un aperçu de ce que peut donner l'excès inverse, on peut regarder le Last Week Tonight de John Oliver sur le basket universitaire américain et le March Madness.



On peut aussi relever que certains pays vont encore plus loin que nous : tous les joueurs de rugby néo-zélandais sont salariés par la fédération nationale, qui les "prête" aux clubs professionnels quand il n'y a pas de matchs internationaux pour qu'ils puissent disputer le Super Rugby, une compétition de clubs. Ainsi, quand un joueur néo-zélandais signe dans un club étranger, il rompt son contrat avec la fédération... et ne peut plus être appelé en sélection nationale.

La moustache de Thiriez, qu'on se le dise...

Prenons l'exemple du football professionnel français. En 1919, sur la base d'un rassemblement de fédérations sportives diverses, Jules Rimet et Henry Delaunay créent la Fédération Française de Football, chargée donc entre autres d'organiser les compétitions de club sur le territoire français ainsi que les matches de la sélection nationale. Au départ, elle gérait également les clubs qui engageaient des joueurs professionnels, mais après le douloureux épisode de Vichy, ceux-ci  se sont rebiffé et ont obtenus la création, au sein de la FFF, d'une entité à part rien que pour eux. Au fil du temps et des appellations, c'est devenu la Ligue de Football Professionnel, qui gère aujourd'hui la Ligue 1 et la Ligue 2, les deux seuls championnats professionnels de football en France (en comparaison, les Anglais ont 4 championnats professionnels, sans compter tous les championnats semi-pros qui mélangent amateurs et professionnels).

Cela implique que la gestion des ressources générées par le football professionnel français (droits de retransmission et sponsoring, principalement) passe exclusivement par la LFP, qui en assure ensuite la redistribution comme elle l'entend. Et cela implique par extension un décalage profond entre la volonté publique censée chapeauter le tout (bénévolat, accessibilité et promotion du sport en tant que pratique) et la volonté d'acteurs plus économiques que sportifs qui aimeraient qu'on les laisse faire leur tambouille sport/business. Un phénomène amplifié ces dernières années par la gestion de Frédéric Thiriez à la tête de la LFP, ainsi que le lobbying intensif des dirigeants des plus gros clubs (Jean-Michel Aulas historiquement, Nasser Al-Khelaïfi récemment). Trop d'articles auraient leur place pour illustrer, on se contentera donc de piocher quelques exemples récents chez les Cahiers du Foot : un article de fond, un sur Luzenac, Luzenac encore, la fronde des clubs professionnels, la menace d'une ligue fermée ou encore quelques considérations économiques.



Notons que le rugby, professionnel en France seulement depuis 1998, commence à connaître des problèmes équivalents, avec la montée en puissance des clubs professionnels accusés de pénaliser la sélection nationale. En recrutant à l'étranger et en chevauchant les calendriers du championnat et du Tournoi des 6 Nations, les clubs empêcheraient d'une part l'émergence de jeunes talents français, et d'autre part les meilleurs joueurs français d'être entièrement disponible pour la sélection. Des tensions similaires commencent à apparaître dans le handball, dont la montée en puissance des clubs professionnels date de la création de la Ligue Nationale de Handball en 2004, surfant sur les succès de la sélection nationale.

L'e-sport fait vivre

Le mardi 3 mai 2016, en première lecture et à une majorité ayant de quoi faire hurler Manuel Valls (323 pour, 1 contre), le Sénat a adopté le projet de loi dit "pour une République numérique", dont certaines des dispositions concernent l'e-sport. Les principales ont été détaillées par Fougère dans son article : reconnaissance de l'e-sport, cadre réglementaire, création d'un contrat pour les joueurs professionnels, etc. Et si, dans un premier temps, il est légitime d'apprécier que les pouvoirs publics s'intéressent sans trop de retard à un tel sujet (notons tout de même que l'adoption définitive du texte n'arrivera pas avant cet été, sans compter de petites subtilités comme le décret de promulgation), l'analyse des mesures peut laisser perplexe. Deux points en particulier attirent mon attention.



Par exemple, les compétitions de jeux vidéo ne seront plus considérées comme des jeux d'argent "dans la mesure où les frais de participation des joueurs restent d'une importance limitée par rapport aux coûts d'organisation." En clair, une compétition se doit d'obtenir des financements extérieurs (entrés payantes pour les spectateurs, droits de diffusion, sponsoring, subventions ou mécénat) pour rentrer dans le cadre. Si cela concerne les compétitions proposant un prix pour les vainqueurs (et n'empêchera a priori pas les compétitions amateures non rémunérées), cela impose aux organisateurs d'évènements un modèle économique précis et non-participatif. Dit autrement, on entérine l'e-sport comme un écosystème économique cloisonné par un certain nombre d'acteurs et fermé aux autres. Un peu comme si la LFP prenait définitivement son indépendance et concrétisait ses rêves de ligues fermées à l'américaine.



Quant au CDD d'e-sportif, d'une durée d'un à cinq ans renouvelable, il dépendra du ministère de tutelle (celui chargé des questions numériques) et non pas du code du travail. Chose étonnante quand on sait que le code du travail contient déjà de quoi embaucher des gens en CDD longs renouvelables pour peu que le secteur d'activité aient des spécificités qui le justifient. Les footballeurs rentrent par exemple parfaitement dans le cadre de l'article L1242-2, alors même qu'il signent en général des successions de CDD allant de 2 à 5 ans (en moyenne). Outre une certaine précarité inhérente au CDD (bon courage pour les recherches d'appart ou l'obtention d'un prêt sans un salaire mirobolant), le monde du sport nous apprend que la fin de carrière, voire la carrière tout court, peut être désastreuse pour ceux qui ne savent pas gérer leur argent et/ou n'auraient rien prévu pour la suite. On espère que le ministère de tutelle et/ou France eSports offriront le support qu'offre certaines fédération sportives, à savoir des aides et/ou des formations professionnelles en parallèle pour se reconvertir une fois les 15 à 20 ans de carrière sportive terminée.

Sans compter qu'un tel contrat laisse de côté toute une partie des joueurs qu'on peut aisément qualifier de professionnels sportifs. Quid des streameurs qui platinent les jeux sur de longues sessions ou tentent des performances façon speedrun ? Leurs performances, bien que non réalisées dans le cadre d'une compétition, passent par les mêmes étapes que les e-sportifs (entraînement intensif, notamment) et sont médiatisées avec autant d'ampleur, parfois plus. Certains sont déjà salariés par des entreprises du secteur, mais ne participant pas aux compétitions ils ne sont pas concernés par ces évolutions juridiques. Et si demain je souhaite devenir joueur professionnel, cela passera nécessairement par ce CDD spécial, donc par des entreprises qui peuvent me l'offrir, qui sont peu nombreuses, probablement déjà staffées et sont dans France eSports...

France eSports, gloire à l'asso ?

Il est donc temps de s'attaquer à France eSports. En fait, tout ce que j'ai écrit jusqu'à maintenant dans cet article était initialement motivé par la question : France eSports est-elle l'équivalent d'une fédération sportive pour l'e-sport ? Ayant posé le fonctionnement du sport en France par l'intermédiaire des fédérations, puis soulevé les problèmes rencontrés avec le professionalisme avec l'exemple du football, on peut enfin regarder comment fonctionne France eSports et voir si un parallèle peut être établi avec les fédérations nationales sportives. France eSports est une association loi 1901. C'est un bon point de départ, puisqu'on a dit que les fédérations étaient obligatoirement des associations. De plus, elle est dirigée pour l'instant par un collège de représentants issus des membres fondateurs, mais pour une durée d'un an seulement. Membres fondateurs dont voici la liste :
  Par la suite, un nouveau conseil d'administration sera élu selon des modalités qui restent à définir, tout ça avant le 31 mars 2017. Du coup pour les instances démocratiquement élues ce n'est pas encore tout à fait ça, d'autant plus que c'est toute la politique d'adhésion et de gouvernance qui reste à déterminer avant cette date butoire. A l'heure actuelle il n'y a que les membres fondateurs qui sont membre de France eSports, mais les statuts de l'association précisent bien que l'un des objectifs et d'être représentatif de l'e-sport en France, soit en rassemblant des "agents économiques des sports électroniques, qu’il s’agisse d’individus, d’associations ou d’entreprises, tels que les organisateurs de tournoi, les joueurs, les clubs de joueurs, les créateurs et ayant-droit des jeux vidéo, les opérateurs de services ou de technologies et les médias spécialisés". Pour la représentation et la promotion de la discipline à l'échelle du territoire, c'est donc en partie réalisé : les acteurs majeurs du secteur sont déjà là, mais l'association reconnaît qu'il reste du monde qui pourrait potentiellement adhérer.

Ca ressemble à s'y méprendre à une fédération sportive, il est même fait mention dans les statuts de l'association des valeurs de l'olympisme et du Comité National Olympique et Sportif Français. Et pour cause : le CNOSF est la fédération parmi les fédérations, celle qui représente officiellement le "mouvement sportif" en France. Elle a quasiment valeur de ministère et "valide" en amont les agréments délivrés par le ministère chargé des sports. Donc oui, clairement, l'objectif de France eSports est d'être une fédération sportive dédiée à l'e-sport, ce qui en théorie est une bonne chose : cela impliquerait que l'association participerait, pour le compte de l'Etat, au développement de l'e-sport sur tout le territoire. Par contre, il faut nuancer.

50 nuances d'aigri

Déjà, à ma connaissance et malgré le parrainage d'Axelle Lemaire, aucune délégation de mission de service public (pour les questions sportives, numériques, culturelles ou autres) n'a été délivrée. J'imagine que le fait que ce soit le ministère chargé du numérique qui soit derrière le projet, et non le ministère chargé des sports, s'accompagne d'un flou réglementaire. Flou d'autant plus important que dans le cadre des délégations pour les fédérations sportives, on est déjà dans de la jurisprudence crado étant donné qu'elles ne remplissent pas les critères de délégation de service public (raison pour laquelle je ne les ai pas appelé ainsi dans cet article).

Ensuite, il faut quand même parler ouvertement de la composition de France eSports, qui est à la fois particulière et sujette à débat. Particulière parce qu'on y trouve à la fois les "fabricants" de la matière première de l'e-sport, les éditeurs de jeux, les organisateurs de compétitions, et compétiteurs et les médias diffuseurs. Concrètement, c'est un cas unique dans le sport en France. Aucune fédération sportive n'intègre tous les acteurs du secteur. Dans le cas du football, la FFF intègre l'organisateur des compétitions (la LFP) et les compétiteurs (une entité pour les clubs et des organisations et/ou syndicats de joueurs et d'arbitres). Les médias sont tenus à part, tout comme les équipementiers, les sponsors ou les propriétaires tiers de stade (souvent des municipalités). S'il y a des raisons historiques, il y en a aussi des économiques : ce sont des partenaires commerciaux, sources de revenus majeurs sans lesquels les clubs s'effondreraient. France eSports me donne l'impression, par un mouvement de lobbying,  de figer la situation de l'e-sport dans son fonctionnement actuel, le temps de régler le cadre juridique  et d'entériner une situation qui arrange tout le monde. Pas dit que le consensus tienne sur le long terme.



Sans tomber dans le délit de sale gueule, simplement en prenant en compte la nature des membres fondateurs, il est assez évident que France eSports penche du côté de la vision LFP/sport-business que du côté "développement bénévole du sport". Ce sont des entreprises, ou des syndicats d'entreprises, qui constituent l'association. Sans qu'il n'y ait rien de sale à ça, le fonctionnement d'une entreprise c'est de créer de la valeur ajoutée pour générer du profit. Mais la professionalisation du sport laisse planer une ombre sur la professionalisation du jeu vidéo : celle d'un schisme entre monde amateur et monde professionnel, l'un étant éternellement  condamné à ses LAN du dimanche, l'autre étant hermétiquement clos afin d'assurer son fonctionnement et la préservation de ses intérêts.

Pour présenter les choses plus concrètement, si demain je souhaite créer un tournoi de jeu vidéo local, France eSports m'aidera probablement. Parce que c'est dans leur intérêt de développer et d'entretenir le "bruit de fond" de l'e-sport parmi les joueurs et les médias traditionnels. Mais il y a un risque qu'après-demain, quand il sera normal de voir un tournoi de FIFA ou de Street Fighter sur une chaîne de la TNT ou sur la plus grosse webTV et que les meilleurs joueurs, sponsorisés par des marques de matériel, signeront des autographes à des gamins dans la rue, l'aide de France eSports soit conditionnée à ce que je pourrais lui apporter en termes de visibilité et/ou de revenus. Comme dans n'importe quelle ligue sportive fermée américaine.
Il ne faudrait pas crier victoire trop vite, ni cracher dans la soupe. Que des questions relatives au jeu vidéo aient été prises en main par les pouvoirs publiques en tenant compte des acteurs du secteur est une bonne chose, mais c'est seulement un domaine spécifique qui a été pris en considération, celui susceptible d'être à la fois rentable financièrement et en termes d'image à l'international. Le parallèle avec le monde du sport nous incite à la prudence face aux dérives qu'un secteur professionnel fermé peut entraîner, sans compter que je ne me suis intéressé qu'à la France. Les déboires de la FIFA ou les secrets de polichinelle du Comité International Olympique laisse présager de ce que pourrait donner des fédérations internationales gérant des intérêts financiers colossaux. Enfin, il reste de nombreux creux juridiques à combler en ce qui concerne le numérique en général, et le jeu vidéo en particulier, et dans un monde idéal ils n'auraient pas besoin d'un lobby pour être traités.
 

Commentaires

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hiroshimacc
 
cela impose aux organisateurs d'évènements un modèle économique précis et non-participatif. Dit autrement, on entérine l'e-sport comme un écosystème économique cloisonné par un certain nombre d'acteurs et fermé aux autres.

Tu pourrais détailler, je ne comprends absolument pas les implications de cette contrainte.

Sans compter qu'un tel contrat laisse de côté toute une partie des joueurs qu'on peut aisément qualifier de professionnels sportifs. Quid des streameurs qui platinent les jeux sur de longues sessions ou tentent des performances façon speedrun ?

Je pense qu'il y a une limite à tout et qu'il faut tracer une ligne entre "e-sportifs" et "entertainers" (à défaut de meilleurs mots). Un pro de la jongle ou du dribble n'est pas pour autant un footballeur professionnel. Il en est de même pour les speedrunners/platineurs (sur glace).

Pour le moment cette affaire est une bonne chose, tout simplement car aucun cadre juridique n'était présent et que c'est le minimum requis pour développer l'e-sport sainement en France. Et pour moi leur but est avant tout de mettre en avant la compétition inter-joueurs/équipes dans des tournois de grande ampleur plus que d'amuser la galerie.
Nicaulas
 
Si tu organises un tournoi dans ton bled, tu ne pourras offrir un cash prize au vainqueur que si tu finances ton tournoi avec des apports externes, qui sont difficiles à aller chercher. Si ce sont les droits d'entrée dans le tournoi qui le financent = jeux d'argent, illégal. Il ne restera donc que deux types de tournois: les importants qui arrivent à choper des financements et offriront un cash prize, et les amateurs. On entérine le modèle actuel sans se demander si on ne peut pas imaginer un modèle économique différent pour les tournois.

Ma remarque sur les streameurs visait surtout à souligner le caractère ultra restrictif du CDD. Je trouve dommage que plein de gens dont le boulot est de jouer ne soient pas dans le débat "pour une république numérique ", et que seuls ceux concernés par l'esport, soutenus par le lobbying de France eSports, aient eu de l'attention.

Je me rends compte que j'ai oublié d'évoquer les problèmes de dopage et la place des arbitres, l'esport ayant ses équivalents avec les médocs pour l'attention et le cheat.
hiroshimacc
 
Merci pour l'explication, je comprends mieux le lien avec les jeux d'argent maintenant. Sachant que vu l'état de la scène actuelle, le plus simple n'est-il pas de se tourner vers les droits de diffusion (vu que Twitch et Cie sont les vecteurs prédominant de diffusion) ?

Et je comprends aussi ta remarque sur le CDD, effectivement ça ne couvre qu'une frange des intéressés par les métiers liés au numérique de manière générale.
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Tribune

Crusing
(13h46) Crusing Bon et bien il est très bien ce Watch Dogs 2.
Yolteotl
(13h45) Yolteotl Kame> Ou alors on accepte que le travail devienne quelque chose de secondaire, et on fournit un revenu universel à tout le monde :)
MrPapillon
(13h28) MrPapillon Il faudrait automatiser les tests de Call of Duty et FIFA.
_Kame_
(12h47) _Kame_ Et on accepte que l'avenir de l'humanité, c'est de faire des tâches répétitives, bien souvent rébarbatifs, jusqu'à la fin des temps.
_Kame_
(12h45) _Kame_ Et le pb de supprimer les caissières, c'est un pb plus général quand à l'automatisation, et qui revient tjrs au à la distribution plus équitable des richesses. Ou alors on réintroduit les opératrices téléphoniques.
Crusing
(10h27) Crusing Zakwil > Ouais sauf que pour les sacn achat, y'a des controles aléatoires, j'imagine qu'ils sont pas trop con non plus, et surtout ils ont du calculer qu'il vaut mieux ne pas payer de caissiers et avoir un petit taux de vol hein ;)
Zakwil
(09h59) Zakwil Crusing > Dks > c'était de l'ironie là il y a que des gentils hipsters, dans la vraie vie ça va plus être comment contourner le système genre en prendre 2 en remettre 1 en reprendre un autre...
Zakwil
(09h57) Zakwil Niko > (21h35) ouais \o/
Doc_Nimbus
(09h55) Doc_Nimbus On manque encore beaucoup trop d'infos sur le sujet tout de même : [nextinpact.com] (par contre, l'aspect vie privée va encore régresser avec ce système...)
Dks
(09h54) Dks Y a pas d'énervement, on expose nos sentiments ^^.
Crusing
(09h46) Crusing Calmez vous, c'est pas franchement différent des scan-achat dans les Leclerc.
Dks
(09h32) Dks Enfin après c'est juste une pub hipster instagram d'amazon, comme une pub apple ou crosoft qui présentent un produit.
Dks
(09h31) Dks Risbo > ça n'invalide pas le risque de kicker les hotesses de caisses. Ca peut être bien pour remplacer les actuelles caisses automatique, mais là c'est toutes les caisses.
Dks
(09h29) Dks Risbo > Dans cette vidéo le seul moment où ça parle thunes c'est quand la cliente sort du shop et regarde sa facture. Tu ne vois personne matter son tel en faisant les courses pour être raccord avec son rsa.
Risbo
(09h18) Risbo Dks > Ah bon t'as testé ? Je vois pas ce qui empêche d'avoir le montant au centimes prêt vu que t'es censé être authent par ton smartphone.
Dks
(09h17) Dks Zakwil > plus besoin de caisses, bientôt plus d'humains. Amazon sont sur la bonne voie pour skynet. Et ça joue sur le fait que tu ne fais même attention au montant de tes achats.
Zakwil
(08h54) Zakwil [youtube.com] j'aimerai voir ça à Marseille... sans vigiles bien sûr
Dks
(07h41) Dks Crusing > bug dans la matrice
Crusing
(02h14) Crusing Oulah, Dead Rising 4 a l'air foiré.
mardi 06 décembre 2016
Doc_Nimbus
(22h08) Doc_Nimbus Laurent > Que c'est nul (bis)
Big Apple
(21h55) Big Apple zouz > Que c'est nul.
Laurent
(21h42) Laurent Je viens de découvrir par hasard ce youtuber et je reste sans voix devant ce mélange de Nicolas Hulot et de Julien Lepers [youtube.com]
Asta
(18h39) Asta Crusing > C'est amusant mais ça fait peur. Mais c'est amusant.
Crusing
(16h10) Crusing Laurent > Plutot que de faire un commentaire ironique, je pense que comme pour les comm du figaro, il est plus amusant de poster de vrais commentaires de "fan" [tof.canardpc.com]
Laurent
(15h48) Laurent zouz > Seulement 10 plans d'explosions ? Il perd la main le Michael
zouz
(15h17) zouz Transforportenawaknazichevaliersmetalgearsanthonyhopkinsespacewalbergmers 5 [youtube.com]
Doc_Nimbus
(09h34) Doc_Nimbus Je relance la tribune avec ces quelques planches intemporelles de Gotlib : [lemonde.fr]
lundi 05 décembre 2016
MrPapillon
(22h21) MrPapillon Après on utilisait ça à une distance de 2 mètres des caméras.
MrPapillon
(22h20) MrPapillon Kame> Y a pas trop à s'en faire, c'est hyper précis à l'utilisation. Sur Bullet Train, un vieux truc gratos, les seules fois où ça déconnait, c'était quand la main sortait du champ de vision des cams ou qu'il y avait un bug qui faisait tout clamser.
CBL
(22h14) CBL Le code doit utiliser les donnees brut plutot que d'interpoller pour lisser les valeurs
_Kame_
(21h51) _Kame_ j'suis étonné de voir les armes "trembler" [youtube.com]
MrPapillon
(21h49) MrPapillon Kame> Ouaip, j'attends les tests. Ça sent la durée de vie foireuse.
_Kame_
(21h45) _Kame_ MrPapillon > Superhot VR ça doit être fun qd même
Niko
(21h35) Niko Westworld \o/ [factornews.com]
MrPapillon
(21h29) MrPapillon C'est une embuscade.
MrPapillon
(21h29) MrPapillon Tout le reste est quasi à 15€ minimum.
MrPapillon
(21h28) MrPapillon Du coup 60€ pour faire des gribouillis.
MrPapillon
(21h28) MrPapillon Et 30€ pour Quill, le truc genre peinture.
MrPapillon
(21h28) MrPapillon 30€ pour Medium, comme si les gens allaient payer 30€ pour dessiner des trucs moches.
MrPapillon
(21h27) MrPapillon Wow le prix des jeux Touch.
Khdot
(20h56) Khdot (20h56) Kame> <3
_Kame_
(20h56) _Kame_ Quoique non je veux pas de réponse. Organisons plutôt une purge pour rebooster l'économie.
_Kame_
(20h50) _Kame_ Khdot > Qui serait ? Si on donne pas de sous aux pauvres, ils vont s'enrichir ?
Khdot
(20h44) Khdot (14h23) Crusing > on peut refaire la vidéo avec les mêmes chiffre mais avec une conclusion opposée... #DataGauche.
MrPapillon
(20h30) MrPapillon Niko > Justement, ça permettrait d'avoir un test 100% porté sur la technique du jeu : anti-aliasing, qualité du bloom, nombre de polys sur les plumes, etc... Les vrais détails qui intéressent les joueurs.
kimo
(19h41) kimo noir_desir > je suis p-e fan de COD !
Niko
(18h21) Niko Fougère n'a pas d'émotions
GTB
(18h11) GTB thedan > Vu l'ensemble des reviews largement positives, c'est plutôt jvc qui est à part pour une fois.
Fougère
(17h55) Fougère noir_desir > J'ai pas la couleur émotionnelle qui va bien
thedan
(17h38) thedan ce qui est impressionnant, c'est jv.com qui a mis 3 testeurs à part et qui ont tous les 3 sortis les mêmes choses... Sur le coup, je me demande si Bouleapoire de GK fait pas son fanboy... Je vais regarder l’émission tiens
noir_desir
(17h30) noir_desir Fougère > entre nous ce que met gb c'est un peu comme pisser dans un violon ça sert à rien :p
noir_desir
(17h29) noir_desir Fougère > je voulais que se soit un fan de cod qui y le teste, fougère c'est pour toi
Fougère
(16h46) Fougère C'est Kimo qui fais le test chez nous, on dis qu'on le sort au prochain jeu de Ueda annoncé
Fougère
(16h46) Fougère 10 sur GB, 14 sur JVCOM
noir_desir
(16h21) noir_desir The last guardian réussi, un miracle... 8 sur gk
thedan
(15h30) thedan fwouedd > non, non pas d'OC.... Merci, j'y ai pas pensé hier
fwouedd
(15h27) fwouedd (ca risque rien, par contre ça annule les OC si la config est OC)
fwouedd
(15h26) fwouedd Tu cherches le jumper du clear cmos sur ta CM et tu fais ça : [youtube.com]
thedan
(15h22) thedan fwouedd > ça j'ai pas fait
thedan
(15h22) thedan fwouedd > je vais vérifier. On sait jamais
fwouedd
(15h22) fwouedd Non, je te parle d'un reset hardware, direct par la CM.
thedan
(15h21) thedan fwouedd > ca pas encore....
fwouedd
(15h21) fwouedd Ca peut parraitre con, mais parfois, tu peux avoir un reglage qui fou le bordel.
thedan
(15h21) thedan fwouedd > ben le problème de bios, je le verrais plus car quand je branche la CG de nv, j'ai un affichage figé avec la date de l’émission du bios !... Bon je sens que ça va partir en diagnostic LDLC cette histoire (pas envie ni le matos pour tester)
fwouedd
(15h21) fwouedd T'as essayé un reset du bios?
thedan
(15h19) thedan Crusing > ... Peut étre ce que je ne comprends pas, c'est que j'ai un numéro d'erreur qui apparait sur la CM quand je branche la CG dessus... Et la CG a les ventilos qui tournent... (j'ai une alim 650w Gold Cooler Master)
fwouedd
(15h15) fwouedd thedan > Ah bah c'est hyper moche.
Crusing
(15h14) Crusing thedan > oui le soucis vient surement de la faiblesse de ton alim.
Crusing
(15h14) Crusing fwouedd > Idiocracie incoming!
thedan
(15h14) thedan fwouedd > ça marche avec une vielle quadro (sans port d'alim branché)
fwouedd
(15h11) fwouedd Crusing > Ouais, mais c'est quand même dingue ce syndrome de stockholm généralisé.
Crusing
(15h09) Crusing fwouedd > Ou mieux, commenteront un truc du type "encore de la propagande de la bien pensance de bobo trotskisto judeo islamo sionisto crypto homo fonctonnarial."
fwouedd
(15h09) fwouedd (Par contre, faut revoir la musique, c'est vraiment too much la musique ouinouin)
fwouedd
(15h05) fwouedd (Ou douteront des données)
fwouedd
(15h05) fwouedd Crusing > Le soucis, c'est que les gens qui otn besoin de voir cette vidéo ne la verront jamais.
Crusing
(14h23) Crusing l'assistanat : [youtube.com]
MrPapillon
(14h14) MrPapillon L'espèce de jeu open source de Google Deep Mind, pour entraîner des IAs : [youtube.com]
Risbo
(14h00) Risbo choo.t > Non mais c'est bien, on peut que progresser. Dite moi qu'on ne peut QUE progresser ahah
choo.t
(13h58) choo.t Article L3421-4 du Code de la santé publique : [...] le fait de présenter ces infractions sous un jour favorable est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende. [...]
choo.t
(13h57) choo.t Risbo > Tiens, j'avais zappé ce truc ( j'étais à l'étranger avec un accès au net vraiment pourris), mais dans un pays qui t'interdis déjà de dire que le cannabis c'est bien moins dangereux que le tabac ou l'alcool, rien ne me surprend.
Risbo
(13h45) Risbo choo.t > C'est comme l'histoire de la loi anti "anti ivg sur internet". Les gens réfléchissent pas et voient pas les conséquences a long terme. Pcke si le mec qui fait la vidéo est "honnête", alors c'est juste un idiot de plus.. Et putain, le JDG a signé.
choo.t
(13h39) choo.t Risbo > J'hésite entre naïf, débile ou avide masqué, mais dans tout les cas Realmyop baisse bien dans mon estime.
fwouedd
(13h27) fwouedd (Enfin je parle surtout pour moi et mes experiences de reparations qui foirent 80% du temps :) )
fwouedd
(13h27) fwouedd Ca coute moins cher que l'outillage + pieces detachées + kit evo quand t'as tout fait bruler :)
fwouedd
(13h27) fwouedd Non mais c'est bien le kit evo :)
noir_desir
(13h25) noir_desir fwouedd > oui je pense... Je ne me suis jamais amusé à changer de puce interne à cm, peut etre que dan sais le faire?
fwouedd
(13h14) fwouedd Faut pouvoir l'isoler comme fautif, c'est chaud non?
noir_desir
(13h11) noir_desir fwouedd > ou changer la puce qui controle le port pci...
fwouedd
(12h52) fwouedd Ouais. A mon avis le premier truc à faire, c'est tester une vieille CG. M'enfin de toute façon, il est bon pour changer de CM :)
Laurent
(12h51) Laurent ou alors tu as une vieille CM qui ne supporte que le PCI-e 8x (on va dire) et pas le 16x
Laurent
(12h49) Laurent (12h30) j'avoue je pencherai bien pour le port PCI-e qui en a pris un coup avec ta CG qui a grillé
GTB
(12h46) GTB Risbo > Roh la vache le niveau des com' oÔ.
fwouedd
(12h44) fwouedd (Et accessoirement, controle bien tes connectiques CG vers l'alim, on ne sait jamais)
fwouedd
(12h38) fwouedd Ou pire, est ce que la surconso du PCI-E de la RX470 n'a pas flingué ton port?
fwouedd
(12h34) fwouedd PArce qu'a mon avis, pour que ta CM trouve ni une AMD, ni un Nvidia, c'est pas un probleme de BIOS.
fwouedd
(12h30) fwouedd thedan > C'est pas ton port PCI-E qui est mort lorsque la CG (ou la CM) du coup t'a laché?
thedan
(12h11) thedan Pt1, je viens de me relire ... Pardon pour les fautes !
thedan
(12h10) thedan j'ai posté une demende sur hardware.fr et j'ai plusieurs réponse, je vais tester les réponses (et l'amener à LDLC), on verra s'ils peuvent faire un truc
thedan
(12h09) thedan Crusing > ben en fait, j'hesiste ... retour ou sinon, j'économise un peu et j’achète un kit d'évolution... je joue plus sur console actuellement mais les jeux de stratégie me manquent
Crusing
(12h02) Crusing ok c va, bein magne toi de la vendre... ou retour magasin non?