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Football Manager 2016 : bienvenue au Club

Nicaulas par Nicaulas,  email  @nicaulasfactor
 
Disclaimer : comme l'an dernier, il n'y a pas grand chose à dire sur cette nouvelle itération de Football Manager, et lister les quelques nouveautés ne prendrait pas énormément de temps. Si vous voulez les lire, direction la conclusion. Pour le reste, on s'est à nouveau permis un exercice de style qui n'a pas grand chose à voir avec le jeu, inspiré par de vraies citations piochées chez Les Cahiers du Football pour le fond, et d'"Avance Rapide" de Michael Marshall Smith (que vous pouvez devez lire) pour la forme.
Le temps que je me retourne vers Stark, le décor avait à nouveau changé. J’ai fermé ma gueule, mais j’étais quand même surpris. OK, le Jeamland avait ses règles, différentes du monde normal, et depuis notre entrée je les avais expérimentées en permanence. Mais comment s’habituer à un entourage qui évolue en se basant partiellement sur notre inconscient ? Stark fit semblant de ne pas remarquer mon désarroi et se contenta de pointer un escalier, ou plutôt une volée de marches descendant depuis le trottoir de la ruelle vers une porte au-dessus de laquelle vibrait un néon fatigué. « Club ». Pas « night-club » ou un nom débile genre « Le Titan », juste « Club ». « On est arrivé ? » demandais-je en anticipant un peu la réponse. « Peut-être. Ca dépend. De toute évidence il y a quelque chose à voir derrière cette porte, mais le reste dépend de toi. » Je devais encore tirer la gueule parce que Stark s’énerva un coup « Ecoute, on est dans le Jeamland, dans ta version du Jeamland pour être précis, donc ce qu’il y a derrière cette porte il n’y a que toi qui peut le savoir et le seul moyen d’être fixé c’est de la franchir. Je ne garantis pas que ce soit sans danger, mais même si tu ne le fais pas maintenant elle s’ouvrira toute seule un jour, et tout ce qui se trouve derrière aura pourri suffisamment longtemps pour te tuer. Crois-moi : mieux vaut affronter « ça », quoi que ça puisse être, dès maintenant. » Mouais. Je suis un rationnel moi, je n’agis pas trop au feeling, j’ai besoin de savoir où je mets les pieds. « Il n’y a vraiment aucun moyen d’anticiper ? De se préparer ? » Stark resta pensif un moment. Ou alors il était réellement excédé par mes questions et faisait le vide intérieurement pour ne pas me hurler dessus. Il finit par lever les yeux vers moi. « Si. Un peu. La plupart du temps, ce qu’on cache derrière les portes, ce sont deux genres de choses. Les traumatismes, bien sûr, qu’on cherche à enfouir pour en atténuer la violence. Et les sales routines. Les choses qu’on fait quotidiennement, qui nous bouffent un temps monstrueux et qu’on préfère automatiser, cloisonner, pour masquer le poids qu’elles font peser sur nos épaules. C’est ça qu’on va trouver là-dedans, Jean-Eudes. Une pièce sombre et close dans laquelle résonnent des cris et des grincements de rouages. »

Où l’on ouvre une porte

« Bordel de merde ! Un footeux. J’aurais dû m’en douter… » Stark avait l’œil, parce que sans son juron je n’aurais toujours pas compris où on était vraiment. Une fois la porte franchie, on s’était retrouvés dans une caricature de pub new-yorkais miteux, sombre, crasseux, poisseux mais assez vaste. Une banquette courrait sur trois murs, interrompue par la porte d’entrée, celle des toilettes et celle du personnel. Des tables étaient éparpillées un peu partout, quelques-unes occupées par des clients somnolents. Le mur de droite était intégralement occupé par le bar, derrière lequel roupillait un serveur. Le nombre de bouteilles laissait envisager un choix impressionnant, mais la poussière sur les étiquettes et l’absence de tableau empêchait de savoir ce qu’elles contenaient. Stark racla un tabouret et s’accouda bruyamment dans l’espoir de réveiller le serveur. Peine perdue. De toute façon, un écriteau posé sur le comptoir indiquait « PAS DE SERVICE». Super. « Qu’est-ce qu’on fait dans un bar quand on ne peut pas y boire ? » Stark sortit son paquet de clope, rapprocha un cendrier, s’en alluma une et lâcha, après deux bouffées : « Moi, rien. Toi, tu cherches. C’est chez toi ici, parle aux clients, découvre ce qu’ils font là. Plus vite tu trouveras plus vite on repartira. Et puis je t’ai déjà aidé. »  



En effet, ça puait le foot. Premier indice de l’utilité du lieu, un écran accroché dans un coin du plafond diffusait des infos sur le ballon rond. L’écran était zébré et les haut-parleurs crachouillaient, mais on reconnaissait distinctement  l’homme qui avait cru pouvoir vendre son équipe, monument historique du championnat, à des oligarques dictatoriaux sans récolter d’emmerdes au passage, et qui depuis se débattait dans sa propre incohérence pour essayer de sauver la face. « Je peux vous dire aujourd’hui que, normalement, on devrait annoncer une information importante en début d’année qui assurerait la pérennité du club. » Ca m’arracha un sourire, vite réprimé par l’idée que les supporters ne devaient pas trouver ça drôle du tout. Les infos enchaînèrent sur les derniers rebondissements de l’affaire de corruption au sein des instances internationales. Tous les mecs concernés se renvoyaient la balle en feignant l’innocence, c’était pitoyable. Le pire était leur chef, omniprésident depuis des décennies. Quand l’affaire avait éclaté et les secrets de polichinelle révélés officiellement après des semaines de dénégation, il avait fait semblant de tomber des nues : « Sincèrement, je ne croyais pas à la triche la semaine dernière. » La procédure avait tourné à la farce. Face aux juges qui lui demandaient si les accusations de corruption ça lui disait quelque chose, on l’avait entendu répondre « J’ai le temps de lire, de prendre des nouvelles, je suis un homme hautement informé : je pourrais aller dans les jeux télévisés. C’est vrai qu’on fout Julien Lepers dehors ? Vous avez entendu ça ? Et ça, après vingt-sept ans d’émission… » Et quand on s’inquiétait de sa fortune et de son patrimoine, en vous regardant dans les yeux et en souriant, il balançait : « Je n'ai pas perdu le sens des réalités, je n'ai pas de Ferrari, je suis seulement copropriétaire d'un pédalo sur le lac de Zurich. » Les montres de luxe distribuées à tout va ? « Quel est le problème? Leur valeur ? Mais c'est quoi la valeur? Pour moi, c'est sentimental. Mais changeons de sujet... » La culpabilisation n’avait aucune chance de marcher sur lui, vu qu’il n’avait aucune limite : « J’ai la conscience tranquille. Je suis une personne croyante et je prie, aussi. Je possède une croix en or bénie par le Pape. Je crois que j’irai un jour au paradis. En revanche, je ne crois pas qu’il y ait un enfer. Je suis en désaccord avec le Pape à ce sujet. » Son bras droit ne valait guère mieux. Promu responsable intérimaire pour la durée de la procédure, il s’était brillamment défendu d’être le chien de son maître : « Je ne suis pas corrompu. Si j'étais corrompu, je ne serais pas là. »

Sur les murs étaient scotchés des posters jaunis par des années de nicotine. Principalement des joueurs, des entraîneurs. Pas les superstars, non. Mais des légendes quand même. Des goals en casquette et polo noir. Des maillots rouges, blancs, bleus, noirs, rayés, unis, barrés…  Des ballons en cuir, d’autres aux motifs si particuliers qu’ils définissaient la date du cliché aussi sûrement que les coupes de cheveux ou la présence de couleurs fluo. Certains étaient plus récents, mais semblaient artificiellement vieillis, comme pour signaler que les joueurs présentés étaient des aberrations à leurs époques respectives. Parfois, la photo présentait un plan large, une action complète mais suspendue dans le temps, mais dont la fin était inévitable pour qui se souvenait du match en question. Oui, ce ballon en cloche allait finir par redescendre dans les filets du gardien chauve immobile et médusé. Oui, ce joueur longiligne allait trouver la solution pour éliminer ses deux adversaires directs. Non, ce coup franc direct n’était pas trop loin.



Enfin, parmi les quelques clients éparpillés, un seul semblait éveillé et actif. Dans le pesant silence des lieux, on l’entendait marmonner une litanie de termes barbares tout en gribouillant des points et des flèches sur un carnet. « Ailier inversé… box-to-box… carrileros… double  pivot… enganche… faux numéro 9… libéro… Makelele rôle… mezzala… neuf et demi… regista… sentinelle… stoppeur… trequartista… catenaccio… décrochage… football total… gegenpressing… horizontalité… kick‘n’rush… marquage en zone… marquage individuel… pressing… sapin de Noël… tikitaka… transition… verticalité… WM… » Suivis par une succession de chiffres a priori absurdes. « 4-3-2-1, 3-2-2-3, 3-4-2-1, 4-4-2, 4-2-3-1, 4-3-3, 3-5-2, 3-4-3… » Bien que peu engageant, il était le seul en état de me parler, et il fallait bien commencer quelque part.  Je m’assis à sa table. « Monsieur ? » Aucune réponse. « Monsieur ? Vous m’entendez ? » Guère mieux. On dit que pour les « fous », leur vision du monde est normale et ce sont les autres qui sont dans l’erreur. Ce fou était en quelque sorte ma création, mais je ne maîtrisais rien, alors autant rentrer dans son délire. Il se prenait visiblement pour un grand tacticien. « Josep ? » Je crus le voir sourire, mais il ne me répondit pas. « José ? » Toujours rien. « Alex ? Carlo ? Arsène ? Diego ? Jürgen ? » Que dalle. Et soudain, l’illumination : « Marcelo ? » Il se tut instantanément, leva la tête vers moi en souriant et me répondit : « Oui mon garçon ? Je peux t’aider ? Appelle-moi coach, s’il te plaît.» Enfin. « Oui, coach. Je viens d’arriver et je suis un peu perdu. J’aimerais savoir où on est, et ce que je dois faire. » J’avais dû y aller un peu fort, son sourire s’effaça d’un coup et il rebaissa les yeux. « Ah, c’est toi le nouveau, on m’a prévenu de ton arrivée. Tu es en retard. Les règles sont les mêmes partout : tu auras une amende. – Heu… oui coach. – Tes coéquipiers sont déjà là et t’attendent de pied ferme. Et puis il va falloir que tu rencontres le président. » D'une glacière posée à ses pieds, il sortit un verre étonnamment propre, rempli d’un liquide rouge. « Bois ça. » Ca me semblait être une très mauvaise idée. « Allez mon garçon, bois-ça ! » Je voulus me retourner vers Stark pour chercher son approbation : « Dites Stark, on est d’accord que boire ce truc serait une mau… » Stark avait disparu. Je scrutais du regard tous les recoins en espérant qu’il se soit assis ailleurs, mais le bar était vide. Stark avait disparu, le serveur et les clients avaient disparu. « Qu’attends-tu mon garçon, bois ! Qu’est-ce que tu risques ? »

Où l’on boit un coup

Le goût n’était pas désagréable, et je ne sentis aucun effet sur le moment. Marcelo me regardait à nouveau en souriant et repris la parole. « Tu vas voir, on n’a aucun problème pendant l’utilisation, on ne sent quasiment rien mais tu ne pourras plus t’en passer. Si tu veux une nouvelle dose viens me voir, je suis toujours là. Pour toi ça sera gratuit. Je suis sûr que tu vas bien t’amuser, mon garçon. » Aucun effet… En fait si, quelque chose avait changé : je me sentais bien, et il y avait du bruit. Des verres qu’on racle et qui s’entrechoquent, des rires, des cris, une musique en fond. Les clients s’étaient réveillés et avaient été rejoints par quelques autres. Toute une partie du bar était même occupée exclusivement par des filles, qui n’avaient évidemment aucun problème à tenir tête aux autres clients, que ce soit à la picole (même face au gars qui enquillait les whisky coca) ou sur la tchatche. Marcelo se replongea dans son carnet, et ce fut comme si je n’avais jamais existé pour lui. A la table d’à côté, un mec avec une perruque (enfin, j’espère que c’était une perruque) tapait la réclame en parlant à toute vitesse, espérant sans doute trouver un pigeon qui lui payerait une dose. « J’ai l’air fou, mais je ne le suis pas. C’est juste les cheveux ! D’ailleurs mon père est chauve, j’ai peur de devenir comme lui. Mais j’ai trouvé un moyen de sauver mes cheveux. J’ai rencontré ce mec-là, il a mis au point un traitement spécial : il te prend des cellules de la hanche qu’il réimplante. Je vais le faire. Dans une dizaine d’années, il aura même la solution pour les gens qui ont déjà perdu leurs cheveux. Vous devriez essayer ! » Euh… Non ? Il avait l’air de planer super haut, parlait pendant dix minutes des matches de Coupe d’Angleterre avant de lever les yeux au ciel en crispant la bouche, comme s’il venait de se remémorer un mauvais souvenir. Et en effet : « Pour moi, la magie de la Cup a été rompue quand mon pénis a été coupé puis recousu lors d'un après-midi peu romantique à Bournemouth, l'an dernier. »

Ce fût alors la révélation : tous ces gens, je les connaissais. J’étais incapable de leur donner spontanément un nom, mais leurs visages, leurs voix, leurs allures résonnaient familièrement. Comme la caricature d’homme d’affaires noir, assis silencieusement deux tables plus loin mais qui n’attendait visiblement qu’une seule chose : qu’on lui adresse la parole pour qu’il puisse se lancer dans un monologue. Le temps de lui dire bonjour et de m’asseoir et il était parti au quart de tour, m’accueillant par une phrase interminable qu’il aurait pu résumer par « Bonjour. » Comment aurais-je pu me tromper ? « Pape ? » Un large sourire se dessina sur son visage et il déclara qu’il était absolument ravi que quelqu’un le reconnaisse enfin. Il enchaîna : « Je veux dire : avant moi, il n’y a jamais eu de Noir président de club, avec moi, il n’y avait personne et, après moi, c’est toujours le désert absolu. C’est une anomalie, car le football européen ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans l’apport des Africains. » Pas forcément tort, le bougre, mais il allait un peu vite en besogne : son mandat n’avait pas été particulièrement couronné de succès. Mais il ne fallait surtout pas le lui faire remarquer, il se braquait instantanément : « Dans cette affaire-là, on a livré en pâture l'honneur d'un homme. Ce n'est pas mon propre sort qui compte, mais mon entourage qui a été durement touché : ma famille, mes amis, le continent africain, les jeunes des quartiers difficiles dont on dit qu'il faut faire quelque chose pour eux et qui me voient comme une espèce de modèle. » Et il changeait de sujet. Sûr d’avoir tout compris à la vie, ses discours étaient émaillés de maximes débiles, du style « Si tu as un tank et que l'autre a des ciseaux, et que tu perds quand même à la sortie, ça ne sert à rien de te battre contre une montagne ». Le genre de mec à te balancer, très sérieusement, « Je crois que l'humanité est en danger. C'est un des plus grands combats de ma vie. » ou encore « Quand on a la certitude d’être quelqu’un de bien, on est en paix avec soi-même. » La promotion de son autobiographie avait été un grand moment. « C'est un hymne à la vie. Avec de l'espoir pour tous ceux qui se cherchent, des bouts de recettes de parcours de vie. Tout le monde amène une brique pour se construire, avec beaucoup d'humilité. » D’humilité, hein ? Et puis d’un seul coup,  ces beaux discours lénifiants cédaient la place au fond de sa pensée, nettement moins peace and love : « La France est hypocrite et lâche. Parfois, je me dis qu’en ayant été envahis par les Allemands, on serait mieux dirigé aujourd’hui. », ou encore « Les épouses, c’est facile: j’en ai eu deux. Ce qui est difficile, c’est de compter les femmes avec qui j’ai eu un enfant. J’en ai huit de six ou sept mères différentes. » Bref, je n’avais aucune envie de rester à sa table et me levais avant qu’il n'ait terminé de parler.



Dans l’espoir que Stark y soit revenu, je me dirigeais vers le bar. Aucune trace, mais le vieux monsieur au regard vitreux accoudé au zinc me disait quelque chose. Il me disait surtout que je n’avais pas envie de lui adresser la parole. Persuadé d’avoir tout vu, il lançait des sentences définitives, du style "Cela fait quarante ans que je suis dans ce milieu et j'ai compris une chose : pour faire ce métier, soit tu as des couilles, soit tu vis dans le compromis. Moi, je n'ai jamais vécu dans le compromis." L’archétype du vieux pas foncièrement méchant mais franchement sénile, tout fier de t’expliquer qu’il est « le dernier poulain de Léon Zitrone » et qui radote les mêmes histoires sans qu’on sache si elles sont vraies ou s’il a fini par croire à ses propres blagues : « Mon plus grand regret c'est d'avoir refusé Leonardi Di Caprio à mon tournoi de pétanque, j'avais déjà Starsky et Hutch et, à l'époque, il n'avait pas encore fait Titanic. »  Mais des fois il faisait un peu peur, quand même : « En France, on ne sait pas faire de réformes. Si on veut avancer, l'histoire l'a prouvé, c'est au travers des révolutions. Donc, s'il faut passer par une révolution, autant le faire. » Heureusement, il s’entendait toujours répondre par d’autres vieux tout aussi ridicules un truc du style « Moi, je ne suis ni révolutionnaire ni ayatollah de quoi que ce soit. Une révolution c'est un peu le pot de fer contre le pot de terre, les élites contre les trous du cul. » Tant pis pour le bar. Par contre, adossé contre un mur, dans le no man’s land informel qui séparait le carré féminin du reste de la salle, se tenait un homme sans âge, qui semblait avoir beaucoup vécu sans pour autant être vieux, et qui semblait être de la même trempe, si ce n’est de la même famille, que Marcelo. En m’asseyant à sa table, il m’accueillit chaleureusement sans être obséquieux. J’ai eu du mal à comprendre son nom, mais je crois qu’il s’appelait Georges, ou quelque chose comme ça. Je pense que je suis resté un moment à la table de Georges, parce qu’il m’a rapidement semblé le connaître depuis toujours.

Georges faisait partie des rares clients que j’aimais bien. Déjà parce qu’il était discret et cherchait moins l’exposition que ses congénères. Et puis parce qu’il avait des principes, et de l’humour. « Une fois, j'étais avec une femme dans un bar. On a parlé toute la nuit, on a ri, flirté, je lui ai offert des verres. Et puis vers 5 heures du matin, un type est arrivé, l'a prise par le bras et l'a emmenée aux toilettes pour lui faire l'amour avant de partir avec elle. Mais ce n'est pas grave, puisque j’ai eu l'essentiel de la possession cette nuit-là. » Il refusait de transiger sur ses principes : « La culture de la gagne, je crois que c'est une escroquerie. Vouloir gagner, évidemment, ça fait partie de la compétition, mais ce sont les moyens pour y arriver qui sont les fondements du sport : l'épanouissement, le plaisir, la progression du joueur. On ne peut pas opposer la manière au résultat. Ce ne sont pas les esthètes qui sont contre le résultat, ce sont les arrivistes qui sont contre la manière. » Et souvent les résultats lui donnaient raison : « Le Brésil a Neymar. L'Argentine a Messi. Le Portugal Ronaldo. L'Allemagne a une équipe. » Et quand on lui demandait pourquoi, avec la cote qu’il avait eu dans le milieu, il n’avait jamais cédé à la tentation de gagner plus de pognon pour en dépenser encore plus, il avait toujours une réponse bien sentie. « Les autres sont beaux avec leur Mercedes ou leur Audi, mais quand un coéquipier a acheté une grosse télé, il était bien content que j'aie mon Kangoo. » Quant à savoir pourquoi il s’était retiré au fond de cette salle sombre sans chercher à reconquérir sa gloire d’antan, il avait également une réponse toute prête : « Je savais qu'à mon âge ma cote était aussi élevée qu'une Twingo de 1990. » Et puis il avait des goûts simples, Georges : « À mon avis, ce sera mon dernier club. Ici, je suis comblé. J’ai mon skateboard, mon scooter, l’école de mes enfants est à côté et ma femme partage cette vision de la vie. Quand je vais à l’entraînement en passant par les quais et que je regarde les monuments qui m'entourent, je me dis que je suis heureux. » Et toujours une anecdote de derrière les fagots pour te dire au revoir : « Après le match, une sorte de kermesse était organisée. Les Suédois nous ont fait monter sur l'estrade pour que l'on chante La Marseillaise. Mais comme nous ne connaissions pas bien les paroles, on a chanté Les Couilles de mon grand-père. Les Suédois n'y ont vu que du feu. »



Me dire au revoir ?! Déjà ? J’avais perdu toute notion du temps. Et le silence se fit. Je voulus retourner voir Marcelo pour lui demander une nouvelle dose, replonger de l’autre côté, mais tout était figé et sombre. Seule la porte du personnel, entrouverte, éclairait vaguement la pièce, l’embrasure crachant une forte lueur. On distinguait quelques bruits étouffés, comme des bips et des sifflements. Oh merde…

Où l’on rencontre le président

C’est à peine si j’eus à marcher pour atteindre la porte : le décor semblait de plus en plus modelable sans que je ne sois sûr que ce soit de mon fait. Peu importe : je savais déjà sur quoi j’allais tomber. Vous aussi avez peut-être deviné : une chambre d’hôpital, des tuyaux, des écrans, un vieux monsieur. Papy Nicau. Jusqu’ici j’avais eu droit aux grincements de rouages, c’était l’heure des cris. Pour l’instant il dormait sur son lit, bardé de tuyaux, mais le teint vif et l’air détendu. Il ouvrit les yeux en m’entendant entrer, se releva sur son lit, bien vivant. « Ah bah t’es enfin là p’tit con ! » OK, c’est moins flippant que ce que j’imaginais. Mais je restais quand même près de la porte. « Toujours embarqué dans Football Manager ? C’est de la drogue dure, hein ! Mais bon, ça m’a pas empêché de mourir vieux et de m’amuser jusqu’au bout. Alors comme ça, t’as repris ma partie avec Strasbourg ?
– J’ai essayé.
– Ah ! Et ça a donné quoi ?
– J’ai perdu ta finale de Coupe d’Europe. 
– M’étonne pas, tiens. Je la refais en boucle depuis que je suis là et impossible d’y arriver. Le destin, j’imagine. Et ensuite ?
– Bah ensuite… j’ai continué un peu, une demi-saison, et puis le nouvel épisode est sorti.
– Et alors ?
– Bah, j’ai commencé une partie sur le nouveau.
– De quoi ? On s’en fout de ça, une partie on la vit jusqu’au bout. A quoi ça sert d’avoir un jeu qui te fait vivre une réalité fantasmée si tu abandonnes la partie aussi facilement ?
– De toute façon c’est foutu, j’ai désinstallé le jeu pour faire de la place pour le suivant, et je n’avais pas exporté ta sauvegarde.
–Tu as fait quoi ?! TU AS FAIT QUOI ?!
– J’ai… je… je suis désolé, je…

Mais Papy Nicau n’écoutait plus. Il arracha tous ses tubes, se leva et marcha dans ma direction, avec la visible et ferme intention de m’étrangler. A chaque pas vers moi, il semblait moins vivant. Son teint vira au vert puis au noir, ses orbites se creusèrent, une atroce puanteur envahit la pièce, la lumière baissa, l’air devint poisseux, presque solide… Je me ruais à l’extérieur, mais le bar était définitivement plongé dans les ténèbres. Apeuré et écœuré, je trébuchais contre une table, et ne pus contenir un crachat de sang et de bile en me relevant. « Stark ! STARK !! » Aucune réponse, si ce n’est un râle venant de derrière moi. OK, s’il était dans mon dos et venait de la chambre alors la sortie était face à moi. Avançant à tâtons, tombant encore deux ou trois fois, je finis par me cogner à la banquette et au mur. Droite ou gauche ? Tenant la banquette de la main droite, je tentais ma chance à gauche. Les râles de mon grand-père empiraient, et semblaient venir de partout à la fois. Après un court instant, la banquette céda la place au vide. La porte ! En poussant de toutes mes forces, elle s’ouvrit immédiatement, me projetant dans les marches extérieures. En rampant lamentablement, je pus remonter dans la ruelle, et comme j’avais retrouvé la lumière et que les râles avaient cessé, j’estimais être suffisamment en sécurité pour m’évanouir là, couché sur le bitume. Avant de fermer les yeux, je vis Stark s’approcher en fumant, s’asseoir à côté de moi et me prendre la main. « Je suis désolé. »

Epilogue

« Je suis désolé, Jean-Eudes. » Je sentis qu’on me retirait le casque. « Nous étions ici pour soigner votre addiction, je ne m’attendais pas à ce que votre grand-père resurgisse comme cela. » J’avais un mal de crâne terrible et l’impression d’être resté éveillé plusieurs jours. « Mais c’est une belle opportunité et un énorme progrès, Jean-Eudes : nous avons compris d’où venait votre addiction ! » OK, cool, mais j’avais juste envie de rentrer chez moi et de dormir pendant trois mois. Reprenant péniblement mes esprits, j’entendis le docteur Stark m’annoncer le tarif : « Pour cette séance, ça fera 740€, s’il vous plaît. » Combien ?! « Oui, je sais, c’est un peu plus que ce que vous envisagiez, mais comprenez-moi bien, c’est du matériel haut de gamme que nous utilisons… » Formidable. Je venais d’avoir un bad trip, mais un bad trip haut de gamme.
Comme d’habitude, l’évolution entre l’opus de l’an dernier et celui-ci est minime en ce qui concerne la version classique : la plus "grosse évolution" concerne le volet statistique, densifié grâce à un partenariat avec Opta. Soulignons cependant que, cette année, le jeu n’a pas vraiment eu besoin de patchs post-sortie pour être agréablement jouable, ce qui constitue une amélioration par rapport aux habitudes de Sports Interactive. Football Manager se dote enfin d’une version cross plateforms pour les possesseurs de tablettes, histoire d’emmener une même sauvegarde partout avec vous et ruiner votre vie sociale même quand vous êtes loin de chez vous. Au rang des manques, citons le foot féminin auquel FIFA s'est mis cette année, mais pour ça comme pour les coupes d'Europe à l'ancienne et la restauration sportive de l'U.R.S.S. on peut compter sur une communauté talentueuse qui crée des mods à foison.
 

Commentaires

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Doc_Nimbus
 
Très sympa cette prose :)
Crusing
 
J'en conclus que personne ne s'est dévoué pour les illustrations :3
JoWn3
 
C'est qui Georges, j'ai pas deviné ?

Sympa, un peu perché, faut avoir suivi le test de l'épisode précédent en plus je crois, mais ça change, c'est bien.
D-Kalcke
 
L'article n'a pas été défini en tant que test.
Message masqué
Nicaulas
 
La partie test du papier fait 5 lignes en conclusion et il a un disclaimer au début. Est-ce que ça vaut vraiment le coup de nous péter les couilles sur ce point précis ?
Message masqué
D-Kalcke
 
Nicaulas a écrit :
La partie test du papier fait 5 lignes en conclusion et il a un disclaimer au début.
Le "papier" précédent était catégorisé en tant que test, et vu l'intro, je pense que cet article est du même genre, et comme c'est pas la première fois que des tests sont mis en article au lieu de test (pas plus tard qu'avec le test de Game of Thrones), je le signale.

Nicaulas a écrit :
Est-ce que ça vaut vraiment le coup de nous péter les couilles sur ce point précis ?
Est-ce que ça vaut vraiment le coup de t'énerver quand je signale ce que je crois être une erreur ? Si il ne faut pas signaler les trucs de ce genre ou les fautes d'orhtographe, ok...
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__MaX__
 
C'est la manière comme d'habitude DKalcke... Fait ce genre de remarque avec un peu d'humour ou un ton décalé ou encore simplement sympathiquement
Message masqué
D-Kalcke
 
__MaX__ a écrit :
Fait ce genre de remarque avec un peu d'humour ou un ton décalé ou encore simplement sympathiquement
Hahaha, sur Factor ?
Sinon, je l'ai peut être pas fait sympathiquement, mais je l'ai fait comme toutes les autres fois, donc je ne comprend pas pourquoi Nicaulas s'énerve.
Message masqué
JoWn3
 
Bon je me réponds puisque personne n'a décidé de le faire et que vous préférez vous jeter du poisson pas frais au visage comme dans les meilleurs albums d'Asterix.

La kangoo de Georges c'est Filippi et la twingo, c'est Bréchet.

Donc c'était pas une seule et unique personne comme je pensais, mais un agrégat de personnalités pour n'en faire qu'une, voilà..
Edhen
 
JoWn3 a écrit :
Donc c'était pas une seule et unique personne comme je pensais, mais un agrégat de personnalités pour n'en faire qu'une, voilà..


Ca fait partie du méta-game, trouver les références ! Comme tu peux le constater, Nicaulas n'est pas tout seul dans sa tête :D
Bravo à toi :)
Nicaulas
 
Et plus généralement, Georges est un mélange de personnalités cools du foot, notamment de coaches romantiques type Sampaoli, Favre, Bielsa...
__MaX__
 
D-Kalcke a écrit :
Hahaha, sur Factor ?
Sinon, je l'ai peut être pas fait sympathiquement, mais je l'ai fait comme toutes les autres fois, donc je ne comprend pas pourquoi Nicaulas s'énerve.


Traduction : pourquoi tenter d'être sympathique si d'autres sont des connards, autant que je reste un connard. :|
Message masqué
D-Kalcke
 
__MaX__ a écrit :
D-Kalcke a écrit :
Hahaha, sur Factor ?
Sinon, je l'ai peut être pas fait sympathiquement, mais je l'ai fait comme toutes les autres fois, donc je ne comprend pas pourquoi Nicaulas s'énerve.


Traduction : pourquoi tenter d'être sympathique si d'autres sont des connards, autant que je reste un connard. :|
Donc, pour toi :
L'article n'a pas été défini en tant que test.
C'est écrire comme un connard ?
Message masqué
Nicaulas
 
Bon, pause. On va dire que j'ai surréagi, machin tout ça. Mes désoles et changeons de sujet.
Message masqué
JoWn3
 
C'est chouette cette couleur rose, ça fait très la modération pour tous quoi...
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Le vertueux
(17h22) Le vertueux Je croyais qu'il était mort il y a 20 ans.
Niko
(17h21) Niko Je refuse.
Doc_Nimbus
(17h14) Doc_Nimbus :(
_Kame_
(16h21) _Kame_ Gotlib est mort :'(
Zakwil
(14h52) Zakwil [youtube.com] très bon film et bonne BO
Laurent
(10h39) Laurent LeGreg > Oui, c'est un petit bijou. Il y a des moments où tu te dis "ah ouais, quand même !"
LeGreg
(07h06) LeGreg Crusing > MrPapillon > en tout cas pour l'instant I'm in love avec l'esthétique et les puzzles.
samedi 03 décembre 2016
Yolteotl
(23h55) Yolteotl Mais The last of us II !
Crusing
(23h42) Crusing Non, c'est un remaster.
Yolteotl
(19h15) Yolteotl Nouveau Wipeouit!
Yolteotl
(19h15) Yolteotl Nouveau Marvel vs capcom!
Yolteotl
(19h09) Yolteotl Et un nouveau uncharted
Yolteotl
(19h07) Yolteotl ça ressemble carrément à du Naughty dog ce premier jeu
Yolteotl
(18h39) Yolteotl [live.playstation.com]
Yolteotl
(18h39) Yolteotl Il n'y aura probablement pas grand chose d'excitant mais Playstation Expérience démarre à 19h
Crusing
(14h27) Crusing Big Apple > On dirait le pitch d'un épisode d'une vieille saison de south park.
Big Apple
(12h18) Big Apple l'info WTF du jour :)
Big Apple
(12h18) Big Apple "L'agent des services secrets allemands qui voulait commettre un attentat est un ancien acteur porno gay converti à l’islam en 2014."
vendredi 02 décembre 2016
Crusing
(21h37) Crusing (21h24) Y'a un paquet de puzzle qui mérite plus qu'une session au chiotte.La plupart en fait.
Crusing
(21h36) Crusing Evidemment, puisque tu fais les mauvais choix systématiquement, c'est bien légitime.
MrPapillon
(21h25) MrPapillon Crusing, tu savais que j'avais une WiiU ?
MrPapillon
(21h24) MrPapillon N'écoute pas Crusing.
MrPapillon
(21h24) MrPapillon On peut facilement faire des pauses de The Witness. C'est facile d'y replonger. En plus c'est vraiment un jeu qui peut se jouer par tout petits morceaux.
Crusing
(20h54) Crusing LeGreg > Bein le tout début oui, après ça demande quand même un poil d'abnégation, comprendre que certains puzzle peuvent soit te bloquer soit te prendre du temps. Et y'en a environs 600... donc en gros tu peux en faire une centaine en "casu"
LeGreg
(20h48) LeGreg Crusing > oui je sais. la question c'est est-ce que je pourrai y jouer en casual ou pas
Crusing
(20h40) Crusing LeGreg > Si t'as pas de temps, prendre the witness n'est pas très malin.
LeGreg
(20h32) LeGreg Bon j'ai choppé Doom et The Witness en solde. Faut juste que je trouve du temps pour y jouer un peu :/
zouz
(16h08) zouz Overwatch élu jeu de l'année aux game awards, content de voir que cette supercherie reste dans son élément.
Darkigo
(14h21) Darkigo MrPapillon > Ca me fait aussi penser à cet épisode de Battlestar où ils cherchent à atteindre une station spatiale au milieu d'un nuage de poussière...
Darkigo
(14h17) Darkigo MrPapillon > stylé ce rendu volumétrique ! Ca donne envie de faire une simu aérienne avec cette qualité de rendu !
Zakwil
(14h05) Zakwil [youtube.com] je laisse ça là
Khdot
(11h44) Khdot [nextinpact.com]
Doc_Nimbus
(10h03) Doc_Nimbus hohun > Oh oui, avec Gad Elmaleh et Kev Adams. <3
hohun
(09h55) hohun [lefigaro.fr] une bien bonne nouvelle en ces temps maussades
_Kame_
(09h00) _Kame_ LeGreg > J'ai pas dis que j'avais pas d'explications à ça, je soulignais juste le fait qu'on est une race stupide, et que oui, on regrettera Hollande.
LeGreg
(03h07) LeGreg Bon ça n'a pas marché pour Clinton.. mais elle a fait l'erreur de refaire parler d'elle :)
LeGreg
(03h05) LeGreg Les gens étaient jeunes quand il y avait Y.. du coup les problèmes liés à la vieillesse sont confondus avec la disparition de Y ou l'apparition de Z.
LeGreg
(03h04) LeGreg Kame> nostalgie. C'est comme pour les jeux vidéo
Crusing
(00h19) Crusing ♪ ♫ vooooootez jAcques chirAc ♫ ♪
_Kame_
(00h07) _Kame_ Chirac: en juin 2006, 27% de favorable, aujourd'hui, 83% disent qu'en fait c'était bien sous son mandat. D'accord les gens.
jeudi 01 décembre 2016
thedan
(23h46) thedan moi, je vous mets mon billet que dans 2 ou 3 ans, on le regrettera !
_Kame_
(23h23) _Kame_ Oh oui, l'impact de sa non candidature est tellement quantifiable et qualifiable sur la destinée de chacun de nous et de celle du pays, que c'est forcément une super nouvelle.
Laurent
(23h16) Laurent (20h13) Meilleure nouvelle de l'année
MrPapillon
(21h12) MrPapillon Les jeux du "lineup" de la sortie de l'Oculus Touch : [oculus.com] . Pas beaucoup de surprises, principalement des portages sur le Touch de trucs de l'Oculus Home et de Steam.
Crusing
(21h07) Crusing Haha Macron qui avait prévu une ITW en suivant, quel ténia ce mec.
Big Apple
(20h13) Big Apple Ah non, il déclare forfait
Big Apple
(19h56) Big Apple S'il a le sens de l'humour, il faudrait qu'il annonce la dissolution de l'assemblée nationale :)
Big Apple
(19h55) Big Apple Attention, événement : François Hollande va parler à 20h00
hohun
(18h27) hohun Encore un noob qui croit qu'il va mieux jouer parce qu'il a une bande passante de ouf !
hohun
(18h27) hohun [lexpress.fr] "Le très haut débit, ce n'est pas uniquement pour que tout le monde puisse jouer à Warcraft"
MrPapillon
(11h55) MrPapillon (Il y a une vidéo dans l'article).
MrPapillon
(11h55) MrPapillon Un peu de rendu volumétrique sous Unreal : [shaderbits.com] (Donc pas de triangles/polys pour ça, c'est une forme de rendu très praticulière).
MrPapillon
(08h55) MrPapillon Crusing > [theguardian.com]
Crusing
(08h31) Crusing MrPapillon > Je crois que c'est clair, un mec qui conduit n'importe comment en Lada dans un monde désolé rempli de tarés violents, c'est une allégorie de la Russie.
mercredi 30 novembre 2016
MrPapillon
(20h37) MrPapillon Lien sans la ponctuation : [vimeo.com]
MrPapillon
(20h36) MrPapillon Crusing > Le gars a l'air d'avoir un trip surréaliste cartoon bizarre assez maîtrisé ([vimeo.com] Du coup je vais attendre que ça soit plus avancé pour mieux comprendre où il veut en venir.
Crusing
(20h23) Crusing MrPapillon > Sympa, dommage que ce soit pas avec BeamNG, et que la caisse m'ai fait instantanément penser à ça [youtube.com]
Crusing
(20h08) Crusing CBL > Je viens de enfin convertir un vieil ipod3G en clef USB, alors très peu pour moi apeul. Non mais la samsung à l'air de faire le job.
CBL
(19h09) CBL Des graphistes de ma boite l'utilise comme une Cintiq grace à l'appli Duet et ca defonce
CBL
(19h08) CBL Crusing > Ipad Pro ?
MrPapillon
(17h25) MrPapillon Un survival en caisse : [forums.tigsource.com]
Crusing
(15h46) Crusing Niko > tu ferais mieux de trouver qui se cache derrière MetalSmileGeishAsh95, au lieu de dire des cochoncetés.
MrPapillon
(15h06) MrPapillon Il change une fois tous les 30 ans.
Niko
(14h33) Niko - Merde, on a un spambot! - Ah non, c'est juste Crusing qui a changé d'avatar
Crusing
(14h14) Crusing Krita a peut etre du couteau depuis.
Crusing
(14h13) Crusing Sinon Painter quoi...
Crusing
(14h12) Crusing Zakwil > C'est vieux Artrage, je sais pas comment ça a évolué.
Crusing
(14h12) Crusing Dites, à part la Galaxy View , y'a quoi comme tablette grand format?
Zakwil
(14h10) Zakwil bah on recherchait l'effet au couteau, ce qu'artrage a mais verve à l'air de mieux gérer les pâtés de peinture (plus 3d)
Crusing
(14h03) Crusing Zakwil > Artrage est mieux?
Zakwil
(13h49) Zakwil Crusing > merci c'est mieux
Crusing
(11h27) Crusing Zakwil > C'est quoi la diff avec Artrage?
Zakwil
(10h37) Zakwil il y a freshpaint sur la surface (mais pas d'effet couteau)
Zakwil
(09h54) Zakwil salut, il existe une alternative à [taron.de] un peu plus récente?
mardi 29 novembre 2016
MrPapillon
(23h14) MrPapillon Life is short : [youtube.com]
MrPapillon
(23h12) MrPapillon Ça devrait directement faire partie de Windows.
MrPapillon
(23h09) MrPapillon Faudrait la même chose sur FFXV.
Le vertueux
(22h58) Le vertueux Big Apple > c'est pas mal, faudrait la même chose sur des consoles portables.
Big Apple
(22h44) Big Apple MrPapillon > le meilleur filtre crt est le HLSL sur mame, vidéo de démonstration avant/après sur Street Fighter 2 [youtube.com]
Big Apple
(22h27) Big Apple si le space jockey d'alien avait une Gameboy, ça serait celle de Real Phoenix :)
The Real Phoenix
(20h43) The Real Phoenix Crusing > Pour que ca donne du gout.
Crusing
(20h23) Crusing Pourquoi diable l'avoir fait en pâte à sel!
The Real Phoenix
(17h06) The Real Phoenix Tiends en parlant d'emulation, j'ai fini ca hier pour un pote: [i.imgur.com] [i.imgur.com]
noir_desir
(16h54) noir_desir wata_ > Sur que ça motive vachement moins :(
dagon
(16h04) dagon (10h45) Crusing > toute la presse l'a annoncé, mais le site est de nouveau en ligne... efficace ^^
Crusing
(14h11) Crusing c'est l'anniversaire!! [youtube.com]
MrPapillon
(14h00) MrPapillon Et la basse résolution c'est moin joli sur un écran plat que sur un CRT.
MrPapillon
(13h59) MrPapillon Du bilinear + une haute résolution et on a l'impression que les décors sont plus vides que l'impression que ça donnait à l'époque. (Une des raisons pour lesquelles je préfère jouer de l'époque en basse réso et sans bilinear).
MrPapillon
(13h58) MrPapillon Crusing > Bah les graphs de l'époque fonctionnaient bien parce que les jeux étaient en basse résolution. Les pixels qui gigotaient de partout, ça créait du détail visuel, et quand on lisse tout ça on perd.
Crusing
(13h53) Crusing wata_ > Tu confonds pixel art et jeux 3D, personne veut du scanline sur MK64.
fwouedd
(13h50) fwouedd wata_ > Pas vraiment, tu peux améliorer le rendu quand c'est affiché en 3D. Mais avec les sprites de la 2D qui ont été conçu autour des imperfections du CRT, c'est plus moche avec un LCD que ça l'était.
wata_
(13h45) wata_ noir_desir > sûr que la patience d'attendre les soldes Steam & co sont le retour de baton de l'armure pour cheval d'Oblivion et ses nombreux émules
wata_
(13h43) wata_ Il y a vraiment deux école niveau émulation : "ouais Zelda64 en 4K antialiasing 120fps" et "bon faut que ce soit crado comme dans mon enfance"
fwouedd
(12h59) fwouedd Du coup, à moins d'être un vrai passionné du balayage, ça le fait. Par contre, c'est vraiment chiant à parametrer.
fwouedd
(12h58) fwouedd Ca prends tout en compte, le type de dalle, l'éclairage, ça simule le rafraichissement, les couleurs, les formes des ecrans.
fwouedd
(12h57) fwouedd MrPapillon > Ah clairement, mais les filtres CRT depuis quelques années sont vraiment balaises.
MrPapillon
(12h51) MrPapillon fwouedd > La vidéo était pas pour toi. On y voit clairement le gain de qualité entre un jeu sans filtre CRT et un vrai CRT.
fwouedd
(12h23) fwouedd (08h44) Je comprends pas ce que tu me montres. Ta video on voit un mame sans config HLSL.